08.02.2010

L'écho des morts - Johan Théorin

Nous sommes sur une île, en Suède. Joakim et Katrine viennent de racheter une vieille ferme, Aludden, qu'il retapent peu à peu, un theorin.jpgévènement familial les ayant fait quitter Stockholm. C'est l'hiver, l'ambiance est pesante, il fait très peu jour, le moral est incertain dès le départ. Et puis Katrine se noie. Joakim sombre dans la dépression, tout en tentant de garder le cap pour ses deux enfants. Tilda, jeune policière qui se débat dans une histoire d'amour sans avenir, ne crois pas à la noyade accidentelle. Mais elle a également fort à faire avec une vague de cambriolages qui sévit dans les maisons de l'île. Au-dessus de tout ça plane l'histoire d'Aludden, pleine de morts et de revenants, avec un phare qui ne s'illumine que pour annoncer une mort à venir...

Évacuons tout de suite ce qui fâche : ça n'avance pas. Les circonvolutions sont interminables, on revient en arrière, on fait mine de donner une information pour la recouvrir aussitôt d'insignifiant, on fait durer et durer l'ambiance avant que quelque chose se passe enfin et qu'on comprenne les quelques points obscurs qui avaient été annoncés à grand renfort de redondances.

Par contre ce roman fait peur, oui, si vous aimez les maisons hantées, les planches de Oui-Ja, les bruits dans les murs, alors que la nuit tombe dès 14h30 et que le temps est épouvantable, comme moi vous frissonnerez et irez jusqu'au bout de ces 408 pages.

A tenter.

 

Ed. Albin Michel, février 2010

Traduit du suédois par Rémi Cassaigne

Titre original : Nattfak

 

Lu également par : Marie,