13.01.2012
wasn't social media notorious for establishing a sense of false intimacy ?
The intimacy they'd shared was nothing but a carefully crafted illusion. The nonsense of their little rituals. Their silly inside jokes. The secrets they'd traded.

Abigail Donovan a écrit un roman, figurez-vous. C'était il y a quelques années, il a *presque* gagné un prix prestigieux, a été recommandé par Oprah herself, bref, ça a bien marché pour elle. Mais maintenant elle bloque sur le deuxième, chapitre cinq, pas moyen d'avancer. Alors elle squatte un superbe appartement donnant sur Central Park, passe ses journées à procrastiner, de statuts Facebook en visites de blogs ou scan des commentaires Amazon sur son livre. Un jour, elle se met à Twitter. Tombe immédiatement sur un type et paf, d'un coup d'un seul ils se mettent à correspondre. Pas facile en tranches de 140 caractères ? Ben pour eux, si, visiblement. Et c'est parti pour les je-te-raconte-ma-vie, oh-tu-m'as-menti-c'est-pas-bien, ah-que-tu-es-drôle-et-que-nous-avons-les-mêmes-références, c'est pour mieux gniangniantiser, mon enfant.
Team Cécile ! C'est pourtant Pimpi qui m'avait donné envie de lire ce roman, et Rose a adoré elle aussi, tout était a priori là pour me faire plonger, mais non, je suis restée en-dehors en permanence, prenant en grippe i.m.m.é.d.i.a.t.e.m.e.n.t le petit rigolo, pitié pas le coup du xxxxx ("we have to talk", celles qui ont lu/liront comprendront).
Cependant, j'ai apprécié (ô combien) toutes les références (qui sont souvent les miennes aussi, en dehors de deux-trois goodbye que je n'ai pas identifiés, nul ne sait tout you know) (mais Gilmore Girls, Lost, Buffy, Angel... oh yes), j'ai souri à quelques passes d'armes fort bien troussées, et un personnage qui appelle ses chats Buffy the Mouse Slayer et Willow Tum-Tum (parce qu'elle adooooore se faire grattouiller le ventrinou) mérite mon indulgence (sans parler de ce qu'elle dit de Spike, *sigh sigh sigh* Spiiiiiiiiiike).
A lire pour Abby, only.
Goodnight Tweetheart - Teresa Medeiros
Gallery Books, 2011, 222 pages pas (encore) traduites en français