20.11.2010

Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet - Antoine Bello

Le bon roman que voilà, j'en ai l'oeil qui frise et l'envie démesurée de faire la maligne, en claironnant que l'épilogue est limpide et révélé en toutes lettres plusieurs fois, mais comme il ne s'agit sans doute que d'une interprétation parmi d'autres, je me contiens et invite ceux qui le souhaitent à lire ce que j'ai placé en blanc et en minuscule à la toute fin de ce billet, en le surlignant avec la souris.

 

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On a un gars, Achille, qui après un accident souffre d'amnésie antérograde, c'est-à-dire qu'il oublie à chaque fois qu'il dort tout ce qui s'est passé depuis l'accident. Il mène une enquête sur la disparition d'une femme. Très confiant dans les capacités de ses neurones, il tient un journal où il consigne les avancements du jour, qu'il redécouvre évidemment dans son intégralité chaque matin. Plus les jours avancent, plus il en a à lire, de plus il a conclu un marché avec le principal suspect et ils échangent quotidiennement leurs journaux. Achille et Brunet (le mari de la disparue) conversent longuement sur l'oeuvre d'Agatha Christie, le premier en admirateur devant l'éternel et le second en mordu du crime parfait. Brunet est-il coupable ?...

C'est un régal de plonger dans ce chaleureux hommage à Dame Agatha et au roman policier en général (on y disserte également d'Edwin Drood, entre autres). Le ton est malicieux, l'intrigue prenante, et le billet de Voyelles et Consonnes en dit tout ce que j'aurais aimé dire (roman acheté sur sa foi, d'ailleurs, et je ne le regrette pas).

Conseillé sans réserves.

 

Ed. Gallimard, 2010, 252 p.

 

Lu également par : Emeraude, Midola, Vincent Jolit, Françoise Chatelain, ...

 

Pour moi, Achille est évidemment le coupable, selon sa 5° proposition finale au procès, "- en voilà une excellente -" en détectande. Brunet est son psy.