25.03.2010

Lonely Betty - Joseph Incardona

incardona.jpgLe pastiche est un art délicat. Souvent, pour qu'il m'amuse, il faut qu'il soit outré. Joseph Incardona en signe ici un tout en finesse, pas férocement drôle donc, mais très réussi.

1999, Durhal, Maine. Betty va fêter ses cent ans. Elle ne parle plus depuis des années, traumatisée par la disparition de trois frangins sous sa responsabilité alors qu'elle était institutrice. Un vieux cahier retrouvé va briser son silence, celui du petit Stephen, 11 ans à l'époque du drame. Le genre de mioche à qui il suffit d'un cahier et d'un stylo pour s'occuper des heures durant...

Dédié à un certain Richard, les amateurs savent évidemment de qui il va être ici question. Très réussi, donc, parce que l'ambiance est là, les manières de aussi, les quelques tics ou vannes d'écrtiture, et même si on assiste à une vraie galerie de clichés (volontaires) l'ensemble a du sens, du rythme et un certain suspens. Hommage alors, en réalité, plus que pastiche.

111 pages aux éditions Finitude (2010) que j'aurais volontiers prolongées, tant elles m'ont fait plaisir.