28.04.2011

Comme tout vrai héros, il s'intéresse aux autres

zenatti.jpgJe ne sais pas ce qu'avait Valérie Zenatti en tête en écrivant cette figure libre, ce que signifie réellement ce conte-confession-souvenir, autour d'Aharon Appelfeld (dont elle est la traductrice), mais je sais ce que j'y ai vu, en me trompant peut-être. Peu importe, parce qu'en la lisant, j'ai cru voir offert ce moment précis d'une épiphanie.

Cette rencontre entre des mots et quelqu'un qui les lit, qui les accueille au plus profond d'elle et les fait alors seulement prendre sens, son propre sens, intime, des mots qui lui disent qui elle est et qui l'aident à porter son seau dans la nuit; des mots aussi qui n'existent que pour ça,  faute de quoi ils s'éteindraient.

Je ne suis pas claire, mais si vous lisez "Mensonges", 92 pages chez L'Olivier (2011) de Valérie Zenatti, vous comprendrez.

Ou vous y verrez autre chose. Comment on peut être à la fois une jeune femme épanouie dans son époque et un vieux monsieur qui se souvient, comment l'hébreu peut frustrer avant de libérer, comment les mots peuvent mentir aussi (Arbeit macht frei).