10.01.2008

Ses remerciements dégagaient autant de chaleur que le dernier souffle d'un pingouin agonisant

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Christopher Brookmyre - Faites vos jeux !

Est-ce que vous saviez toutes les inventions que l'on doit aux Ecossais ? Le four à micro-ondes, le timbre adhésif, le clonage de brebis, la virgule de fraction décimale, la bakélite, les ponts en fer, j'arrête là, mais il y en a deux pages pleines. C'est que c'est un sujet que maitrise Ross Fleming, lui qui perpétue la tradition et vient d'inventer un truc dément qui va révolutionner l'industrie de l'armement. Il est bien évident qu'une fuite ayant eu lieu, il ne lui est pas permis de rester en liberté : il représente un investissement bien trop élevé, ou une menace ingérable, selon l'angle sous lequel on se place. Enlevé, donc, l'employé du midi de la France. Mais l'équipe du glaçant, super pro et bien mystérieux Bett est sur le coup. Il réquisitionne la maman de Ross. Une grand-mère écossaise de quarante-six ans (oh, je vous en prie, elle a eu Ross sortie des langes, c'est tout !). Surprenant, isn't it ? Et on n'est pas au bout de nos surprises....

D'abord, il faut dire et répéter que Christopher Brookmyre est gé-ni-al. On dévore encore son petit pavé sans reprendre haleine, on tombe encore amoureuse du nouveau héros (si, si, vous verrez, Bett a son charme, même s'il se révèle tardivement), on se frotte les mains et on joue aux espionnes dans les casinos, relookés de pied en cap et avec un aplomb insoupçonné (et puis on flingue un peu à tout va, mais ça c'est le boulot, pardi).

Mais si on veut chipoter, on peine quand même à adhérer à la partie love affair, il y a du simplisme vers la fin qu'on aurait bien facilement pu tourner autrement, merde, Christopher, tu vaux mieux que ça !!

Je n'ai perdu qu'un index dans l'histoire (l'ongle, je veux dire), c'est peu cher payé face à l'onychophagie habituelle lors de lectures de bons thrillers, mais comme je le termine le sourire jusqu'aux oreilles, je pardonne tout, allez vite, le prochain, cher écossais de mon coeur !

Ed. de  l'Aube (noire), 2007 489 p. 23,50 €
Traduction (Ecosse) par Emmanuelle Hardy