24.11.2008
D'eau et de feu - Richard Doyle
Pour lire ce roman, il faut impérativement apprécier trois choses : le genre "Catastrophe", les explications techniques, l'Angoisse.
Une tempête qui, contre toute prévision, ne cesse de monter en puissance menace Londres. Les mesures prises après la grande inondation de 1953 ne feront pas le poids. Les autorités compétentes tergiversent, hésitant à prendre des mesures d'urgence et d'évacuation en cette période d'avant Noël. Le crash d'un supertanker entraîne un incendie monstrueux, alimenté par la force des vents et bientôt, trop tôt, ce sont deux marées qui dévastent tout sur leur passage : l'eau et le feu.
Comme dans les vieux films catastrophes américains, nous chopons ça et là quelques individus dont nous suivons les dramatiques destins, tandis que la fin d'un monde se déroule avec une horrible inéluctabilité...
L'écriture est froide et technique, à la manière des docu-fictions on prend note des réflexions et témoignages de quelques rares qui s'en sortiront, des scènes se marquent au fer rouge dans la mémoire (celle des ascenseurs m'a fait un effet dévasteur). C'est factuel, factuel, factuel, et ça ne se termine absolument pas bien, le contraire eût été ridicule.
Prévoir encore une fois quelques nuits agitées, et le risque de regarder d'un sale oeil tous les petits coups de vents quand vous habitez au bord de la mer...
Ed. Calmann-Levy, 2004 & Le livre de Poche 2008, 663 p., 7,50 €
Traduit de l'anglais par Willima Olivier Desmond
Titre original : Flood
06:00 Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : catastrophe, horreur, incendie, inondation, lame de fond, tempête, londres rasé de la surface de la terre |

