18.07.2009
La fin du monde - Fabrice Colin
Voici l'histoire d'une catastrophe fulgurante : si (ou lorsque ?) les hommes utilisent un jour les armes nucléaires, la fin du monde ira très vite. En quelques jours, à peine, 96 % de la population mondiale sera décimée. Les grandes villes cibles seront purement et simplement rayées de la carte, puis les retombées radioactives tueront tout à court, moyen et long terme (empoisonnant les sols et détruisant la couche d'ozone).
On entre immédiatement dans le vif du sujet, en suivant quatre adolescents répartis dans différents continents. Ils ont assez vite connaissance d'une base au Groenland où une survie a été organisée. Tous ne pourront la rejoindre...
Un roman qu'on lit en se rongeant doigts et ongles, horrifié devant certains développements de l'intrigue, captif du suspens, fasciné par l'action. ENORME frustration quand on s'aperçoit qu'il s'agit d'un tome 1 (ce n'est pas indiqué sur la couv ou la 4°, du pur sadisme !), et que la suite, "Après", n'est pas encore parue. Du coup je me gausse devant le vol final si providentiel de Xian, dont je n'aurais même pas dit un mot si j'avais pu savoir ce qui se passe ensuite. Par contre, je peux beaucoup pardonner pour cette petite phrase de Hafsa : "J'ai avalé tous les Cormac McCarthy que vous m'avez donnés. Et les Dickens, aussi. Et Tolstoï."
Un chouette roman catastrophe comme je les aime.
A partir de 13 ans, et pour coeurs bien accrochés.
Ed. Mango, collection Autres Mondes, 2009, 184 p.
Lu également par SBM, Le Cafard Cosmique, Lily, BiblioManu,
06:03 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, catastrophe, très dur
24.11.2008
D'eau et de feu - Richard Doyle
Pour lire ce roman, il faut impérativement apprécier trois choses : le genre "Catastrophe", les explications techniques, l'Angoisse.
Une tempête qui, contre toute prévision, ne cesse de monter en puissance menace Londres. Les mesures prises après la grande inondation de 1953 ne feront pas le poids. Les autorités compétentes tergiversent, hésitant à prendre des mesures d'urgence et d'évacuation en cette période d'avant Noël. Le crash d'un supertanker entraîne un incendie monstrueux, alimenté par la force des vents et bientôt, trop tôt, ce sont deux marées qui dévastent tout sur leur passage : l'eau et le feu.
Comme dans les vieux films catastrophes américains, nous chopons ça et là quelques individus dont nous suivons les dramatiques destins, tandis que la fin d'un monde se déroule avec une horrible inéluctabilité...
L'écriture est froide et technique, à la manière des docu-fictions on prend note des réflexions et témoignages de quelques rares qui s'en sortiront, des scènes se marquent au fer rouge dans la mémoire (celle des ascenseurs m'a fait un effet dévasteur). C'est factuel, factuel, factuel, et ça ne se termine absolument pas bien, le contraire eût été ridicule.
Prévoir encore une fois quelques nuits agitées, et le risque de regarder d'un sale oeil tous les petits coups de vents quand vous habitez au bord de la mer...
Ed. Calmann-Levy, 2004 & Le livre de Poche 2008, 663 p., 7,50 €
Traduit de l'anglais par Willima Olivier Desmond
Titre original : Flood
06:00 Publié dans Heu... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : catastrophe, horreur, incendie, inondation, lame de fond, tempête, londres rasé de la surface de la terre

