29.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 7

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

J'ai presque peur de commencer à regarder cette septième et dernière saison, la magie va prendre fin, l'envoûtement va cesser, je vais devoir recommencer à vivre. M'enfin. Allez. Go.

Premier épisode, Giles :"In the end, we all are who we are. No matter how much we may appear to have changed." Cela annonce bien la couleur, je pense...  Buffy en parfaite petite maman, Xander en costard avec la grosse voiture, brrr. Tout le monde est là, retour au début du début annoncé, Spike est total à l'ouest, je ne comprends rien : J'adore !

Angel gérait son âme dans la contrition perpétuelle, Spike ne sait pas comment s'en dépêtrer : il est perdu dans ses tourments. Scène très intense dans l'église, le noir pour s'avouer, la croix pour se brûler. C'est presque bizarre d'en être toujours là, aux mêmes problèmes relationnels que dans la saison précédente. Néanmoins, Istambul, Francfort, des filles sont assassinées par des mystérieux encapuchonnées, et Buffy cauchemarde : From beneath you, it devours. Han han...

 

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Willow revient, toute contrite et incertaine; On revient aussi au lycée, plein d'ados dans tous les sens, Buffy est très en beauté et éclatante, elle joue les Joëlle Mazart, Dawn joue les Willow, Anya joue la démone du début, Xander joue les abrutis, au secours, tout ça sonne faux, trop de retours à la source. Spike est fou (en fait, on le comprend plus tard, il est manipulé par le First). Les gars, il faut que ça change, je m'ennuie. Seule lueur d'espoir, Cassie, qui annonce à Spike "She will tell you some day". Ah ah...

From beneath you it devours, la phrase de la saison, prononcée par tout le monde.

"Selfless" nous restitue Anya en humaine (avec une grave interrogation sur son identité "What if I am really nobody" : la base de toute interrogation adolescente, à égalité avec "Et si j'étais vraiment différent" - et la question philosophique par excellence, Qui suis-je ?), et est l'occasion d'une conversation de fond entre Buffy et Xander sur le fait d'être the Slayer. Une fois encore, on revient aux sources mais là ça fonctionne, on est complètement dans l'inextricabilité du truc. (Oh, et Anya du temps où elle était Aud, élevant des lapins ? Anya chantant encore son bonheur de devenir Mrs Harris ? Juste excellent.)

 

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(Au niveau concordance des cheveux c'est juste n'importe quoi : Hyper blondes, courts, longs, plus foncés, de scène en scène Buffie et Dawn se métamorphosent sans logique aucune.)

J'adore le "I feel for him" de Buffy au sujet de Spike. MOI PAREIL !!!! ;o))

Le cas RJ : "He's ok. I think he likes you.

- Really ? Tell me what he said about me. Every word. Including intonations and facial expressions."

On a toutes 16 ans dans ces cas-là, c'est fou ! Passage Charlie's angels très marrant, avec Dawnie qui se couche, elle, sur des rails.

"Conversations with dead people" est un super épisode, effrayant, retors, avec une psychanalyse étonnante de Buffy par un vampire. La menace qui plane sur le monde se précise, tout en demeurant éminemment mystérieuse...

Les dés sont jetés ! L'ennemi est le mal originel, capable de se faire passer pour n'importe qui- à condition qu'il/elle soit mort, il manipule. J'adore toutes ces suppositions et incertitudes. Il ne peut être vaincu ni éradiqué...

Plusieurs épisodes avec les slayers potentielles, Spike torturé (ah ce magnifique "I believe in you" !), Buffy galvanise ses nouvelles troupes, et j'attends, j'attends pleine d'une nouvelle et fervente espérance que leur histoire d'amour éclose enfin. Il a mis le temps, mais il analyse finalement très bien tout ce qui s'est passé entre Buffy et lui en saison 6, il explique même ce que j'avais si mal compris : la grandeur de son geste. Ah, Spike....

Yeux qui piquent encore dus à Xander, envers Dawn : "You're not special, you're extraordinary."

Très bon moment autour de Giles : effectivement, je l'avais présumé mort lors d'un précédent cliffhanger, puis totalement prise dans l'action j'avais laissé ça de côté, et le voici pendant de longues minutes suspecté d'être The First, un de mes ongles n'y a pas survécu.

Buffy a choisi d'enlever la puce ! Mais que leur faut-il de plus pour comprendre enfin qu'ils s'aiment ?

La nouvelle conquête de Willow est craquante, elle fait bien plus passer le désir entre les deux que ne le faisait Tara, je trouve.

Entrée en jeu du principal : bon acteur, super présence, antagonisme avec Spike renforcé par l'assassinat de sa mère, excellent choix pour corser le tout : miam.

A ce stade de la saison, je me demande comment va-t-être gérée la défaite du First, comment tabler sur la partie mauvaise de chaque être humain en utilisant le bien, bref, je m'improvise membre du gang à part entière. Giles est pénible à les recadrer tout le temps, si, si, c'est bien le temps de la déconne, ça fait partie du love power à part entière.

Je me perds en conjectures; je détesterais que l'on assiste à une bataille rangée avec une myriade de bras armés du First, comme les anciens en ont montré l'image à Buffy. Je suis pour, totalement pour, par contre, que l'on retrouve le Spike des débuts, méchant jusqu'à l'os et qu'il oeuvre délibérément du bon côté (Et yummy son manteau en cuir).

Andrew est un bon personnage aussi, on apprend à s'y attacher lentement, c'est drôle cette façon dont personne ne se souvient jamais de lui ou de son prénom sans passer par son frère. L'intro où il joue les lords conteurs est mimi tout plein "Gentle viewers, it's wonderful to get lost in a story, isn't it ?" Oh Yes ! Bref moment hilarant avec Buffy et Anya au ralenti, en séductrices aguicheuses.

Spike et sa Mummy, chouette épisode, qui renforce encore son importance. Buffy rompt avec Giles, elle vole de ses propres ailes, enfin. Je ne sais pas trop si je l'aime dans ce rôle de meneuse absolue, mais j'en comprends la nécessité, disons.

Hiiiiii voici Nathan Fillion ! J'aime déjà ce Caleb, il va morfler grave, j'espère. Par contre retour de Faith, rejet immédiat de ma part.

Bon, ok, Caleb ne morfle absolument pas pour l'instant. L'oeil de Xander, ouch. Le moral de Buffy, ouch ouch.

Mon coeur saigne avec cette scène à l'hôpital entre Willow et Xander. C'est terrible comme ils comptent pour moi, ces deux-là.

Spike et Andrew, en moto, dissertant sur le secret de beignets d'oignon réussis : :)

Alors les troupes se rebellèrent... Buffy n'a plus la côte, virée de chez elle par ses plus proches, qui doutent de ses décisions. Un peu radical et surprenant à mon goût, sauf à considérer qu'ils subissent l'influence de l'apocalypse imminente, mais attendons, attendons...

 

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La déclaration qui tue :

Spike : You listen to me. I've been alive a bit longer than you, and dead a lot longer than that. I've seen things you couldn't imagine, and done things I prefer you didn't. I don't exactly have a reputation for being a thinker, I follow my blood which doesn't exactly rush in the direction of my brain. So I make a lot of mistakes, a lot of wrong bloody calls. 100+ years, and there's only one thing I've ever been sure of : You.

Hey, look at me. I'm not asking you for anything. When I say I love you, it's not because I want you or because I can't have you. It has nothing to do with me. I love what you are, what you do, how you try. I've seen your kindness and your strength. I've seen the best and the worst of you. And I understand with perfect clarity exactly what you are. You're a hell of a woman. You're the one, Buffy.

Buffy : I don't wanna be the one.

Spike : I don't wanna be this good-looking and athletic. We all have crosses to bear."

....

....

.....

Aaaaah.

 

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(ça laisse rêveuse, Torchwood....)

 

Il ne reste que deux épisodes, j'en suis malade.

Oh une Excalibur like !

Chaque moment entre Spike et Buffy me retourne comme une crêpe. L'instant où il lui dit qu'il était terrifié, et qu'elle lui répond de ne pas l'être, la façon dont son regard change, s'ouvre et se fait rieur, tendre et interrogatif en même temps, je n'ai pas de mots, cet acteur est cosmique (notez le "s").

Oh Angel !

Et voici le dernier épisode de la dernière saison, écrit et réalisé par Joss Whedon lui-même, "Chosen". Je regarde souvent des séries en les engloutissant à un rythme démesuré, mais j'ai rarement ressenti cette émotion un peu révérante avant d'y mettre un point final. Limite je ne voudrais pas le regarder, pour conserver la tension qui m'habite depuis des semaines maintenant.

Done.  Spike a trouvé sa rédemption en se sacrifiant, a sauvé le monde grâce à son amour, n'a pas cru au "Je t'aime" de Buffy, qui est maintenant libre de vivre comme elle l'entend. Je suis triste et vidée, terriblement abattue... Et Spike me hante.

...

(Tara chante vraiment bien)

 

 

Merci encore et toujours, Fashion !

25.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 6

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

Je trouvais le premier épisode interminable avant de réaliser qu'il était en 2 parties collées. Il n'empêche, tout ça pour ça, les motards ravageurs, la mine hagarde et mutique, mouaip, pas fan. J'ai connu résurrection plus fun, ou tout simplement plus intense.

En gros, l'été est passé, tout le monde semble avoir beaucoup trop bien intégré la mort de Buffy à mon goût, Giles repart vers l'Angleterre (incompréhensible. Spike aurait donc plus de sens moral que lui ? Adios, je me casse, demerden Sie sich ?) et soudain Willow - parce que, tenez-vous bien, Anya a trouvé LA pièce manquante sur... E-bay - peut faire un sort de retour à la vie (car en fait Buffy n'était pas réellement morte. Juste envoyée dans une autre dimension. Comme Angel.)

"Résurrection" nous donne l'explication, Buffy se confie à Spike : elle était au paradis, revenir c'est l'enfer. Pour l'instant elle veut protéger ses amis de cette vérité, mais de ce point de vue elle ne pourra éviter de leur en vouloir, c'est très égoïste au fond de l'avoir fait revenir (même si Willow pensait la sauver de l'enfer); elle en avait terminé, elle méritait d'être déchargée de la suite des responsabilités, la voici replacée au coeur du truc. SMG est impressionnante, elle est physiquement l'incarnation de tous ces paradoxes. Elle exsude la contrariété, le sens du devoir, le déchirement. On a mal pour elle.

Giles a le retour confus (il est très mitigé, et il a raison), très forte scène avec Will qui ose le menacer implicitement : cela ne présage rien de bon, un bon petit melon la guette. Les 3 zozos des, respectivement : singes attaquant les bien fringués, Jonathan-le-merveilleux, et le créateur des girl-friends robots ont monté un simili-club d'ados boutonneux, ils font rien que des bêtises.

D'où un épisode rigolo-rigolo, "Tous contre Buffy",avec la main de la momie (j'ai hurlé de rire plein de fois). "Buffy, a word in your hear ?" et la voici coincée dans une boucle temporelle, avec mention de la même chose dans X-Files, trop lolant. Giles, à la toute fin, lorsque Buffy lui dit "It makes me feel real safe, knowing you will always be there", a un air bien embêté...

Willow déconne complètement avec la magie, Buffy s'appuie sur Giles pour l'éducation de Dawn, nos copines vont poser problème sous peu.

Et voici l'épisode incroyable, le septième,"Que le spectacle commence": tout un épisode en comédie musicale. D'une réalisation évidemment parfaite (un super "derrière les scènes" en bonus !), il réussit le tour de force de faire énormément progresser l'action, en allant en profondeur, dans les rapports les plus cruciaux entre les protagonistes, et de proposer des moments de chant et danse véritablement uniques. Joss Whedon a tout fait lui-même, paroles, musiques, chorés, réalisation, c'est impressionnant, et comme magique. Ils sont tous bons. Giles se sent donc comme "bloquant" Buffy, il a l'impression que c'est sa présence qui l'empêche de reprendre sa vie à bras le corps (je ne voyais pas les choses comme ça), et ce passage extraordinaire, lorsque Spike sauve Buffy de l'auto-combustion :

"Life is not a song, Life isn't bliss, Life is just this, it's living... You'll get along, The pain that you feel, You only can heal, By living, You have to go on living, So one of us is living..." (Oh mon dieu, je veux l'épouser tout de suite !!!!!!!!!!). Il en récoltera un vrai baiser, histoire de voir si elle ressent quelque chose, dis-donc.

Sinon, les bunnies, Kulte.

La vraie question est la dernière chanson : Where do we go from here ?... Et Tabula Rasa apporte sa pierre à l'édifice : Giles repart en Angleterre, Tara quitte Willow, Buffy et Spike se mangent la bouche (encore !). Cet épisode est emblématique de la saison 6 (pour ce que j'en ai vu à date), il mêle gravité et absurde. J'ai besoin de m'accrocher pour suivre Giles dans son raisonnement (je crois qu'il a tort), mais en ce qui concerne Tara elle a mille fois raison. Les rôles nouvellement distribués sans mémoire aucune sont hilarants, et Buffy "vierge" de paradis se tourne instinctivement vers Dawn, c'est beau.

Merde alors ! "Ecarts de conduite" nous décline les errements de Willow, mais lâche une véritable bombe : dans un moment de paroxysme total, en pleine bagarre, ces deux-là couchent ensemble. La réalisation est chaste, on ne voit que le haut de leur corps et c'est le bruit de la ceinture qu'on défait qui ne laisse aucun doute. C'est d'une décadence folle, en pleine maison en ruine (qu'ils bousillent définitivement), rempli de violence, ça laisse bouche bée.

Buffy établit un parallèle entre sa propre conduite avec Spike et la dépendance de Willow, mais je n'y vois personnellement aucune raison : il n'est plus toxique. Ça la débecte de ressentir quelque chose avec lui, c'est pourtant le cas.

Buffy femme invisible ! Cet épisode démontre une fois encore l'inventivité et le génial culot de Joss Whedon : faire des scènes d'action sans aucune image, honnêtement, faut oser :) Will est en sevrage et Buff réalise enfin qu'elle tient à la vie, il était temps. Mention spéciale à l'oreille titillée de Spike :)

"Fast food" est un épisode de transition, sans grand intérêt. Puis la relation Buffy-Spike devient malsaine, dans la mesure où elle semble réellement agir contre sa volonté, dans une compulsion. Lui, il aime ce côté "sale", mais la différence c'est qu'il l'aime, vraiment. Elle a besoin d'aide, clairement. Les manigances des pieds nickelés m'intéressent peu, leur façon de manipuler les choses et les gens m'ennuie.

Buffy prend encore une dimension supplémentaire, dans sa vie de femme. Elle n'a plus de figure parentale sur laquelle compter, elle doit assumer sa petite-soeur comme si elle en était la mère, la relation fusionnelle avec le scooby gang n'existe plus, elle doit trouver un vrai boulot, payer ses factures, et elle n'assume pas une relation sexuelle qui ne la satisfait pas moralement. Elle merde totalement, sur tous les plans. "Please don't forgive me" est son cri à Tara, qu'elle choisit comme confidente. Infiniment touchant.

Buffy a 21 ans, et comme toujours sa fête d'anniversaire tourne au cauchemar. Dawn est parfait en ado hurlante, voleuse et butée. Xander a hyper grossi. J'ai mal aux dents. (Pour voir si vous suivez). Il me fait penser au Jean-Pierre de Bewitched.

Bef passage de Riley en super soldat, marié. Buffy se sent naze à côté, et a honte de Spike plus que jamais, elle le voit sous son véritable jour, un petit trafiquant sans envergure. Il est question d'un méchant qui se fait appeler... The Doctor. Riley est toujours un mec bien. Très belle scène de rupture avec Spike. Elle le veut, mais ne l'aimera jamais, elle se sert de lui, elle ne veut plus de ça. C'est dur mais nécessaire.

Passons sur le non-mariage d'Anya et Xander (certes, quand on voit sa famille on comprend  les craintes de Xander, mais était-il bien nécessaire d'attendre le D-day pour se carapater ?)

"A la dérive", un épisode vertigineux. Buffy se débat entre deux réalités, et si elle était enfermée dans un asile et s'était inventée Sunnydale et tout le reste ?... Tout est plausible, et flippant.

(Pour le plaisir)

 

Spike et Anya, saouls, couchent ensemble, hélas sous les yeux de la caméra planquée à la magic shop, et tout le monde assiste à la scène : so what ? Dawn vient faire la morale à Spike, et là tout de suite, j'en ai un petit peu marre que personne ne se penche sur ses sentiments à lui. Pauvre vampire amoureux, et vraiment, vraiment, malheureux. (Comment se fait-il que James Marsters n'explose pas à l'écran dans Torchwood ? Comment ai-je pu ne pas savoir qu'il existait ? C'est un mystère. "Let me rest in peace" est une chanson géniale, et je ne trouve pas de vidéo potable.)

By the way, Willow a le même MAC que moi. Yeah.

Spike tente de violer Buffy, je suis effarée. Evil he is, deeply.

Fffffff, ffffff, fffff, tout s'emballe : Spike part (se faire retirer sa puce), Warren tire dans le tas. Tara morte, Willow sombre corps et âme dans la magie noire. Elle est d'une puissance extrême, n'a aucune limite, surtout morale. Vengeance, vengeance, vengeance. Retour tonitruant de Giles. Fffffff, ffffff, ffffff, j'essaye de continuer à respirer. Alors que jusqu'ici j'avais été épargnée dans cette saison, voici à nouveau les larmes qui coulent. Voilà, la saison 6 est terminée, Xander m'a émue comme jamais, j'ai détesté cet épilogue et le cliffhanger est affreux et terriblement porteur d'espoir : ce que Spike a récolté, c'est une âme. Ce n'est pas du tout ce qu'il voulait...

Dans les bonus, très chouette rétrospective de toute la série, avec de nombreuses explications de Joss Whedon. La 7° et dernière saison est décrite comme beaucoup plus légère et amusante, je vais voir ça de ce pas. L'après Buffy va être très, très dur...

Merci encore et toujours, Fashion !

Le billet analytique de Thomas.

22.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 5

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

 

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Dracula pour le premier épisode : on a connu pire parrain. Alors que Giles se préparait à repartir vers sa mère patrie, étant devenu totalement inutile, Buffy lui demande d'être à nouveau son watcher, effrayée par les paroles de la première Slayer dans son rêve reprises par Dracula (en gros, tu n'as aucune idée de ce que tu es et de ce qui va venir). Puis-je me permettre d'émettre quelques réserves sur le pantalon de cuir rose ?...

Arrivée de la petite soeur. C'est très étonnant cette façon de l'introduire comme si elle avait toujours existé, tout le monde la connaît, aucune explication ??!!... Sauf ce gars qui lui a fait peur et qui disait "You don't belong here"... Alors c'est peut-être un truc à la Jonathan... Petit rappel que Tara a un passif sombre inexploré encore, aussi. (Réponse plus tard dans la saison)

Xander scindé en deux, belle performance de l'acteur qui exprime fort bien ses différentes facettes. Petite bombe lâchée en fin d'épisode, Riley a réalisé que Buffy ne l'aime pas d'amour, bien qu'elle s'en défende avec conviction, lorsque les manipulations de l'initiative menacent sa santé. Spike réalise qu'il est amoureux de Buffy, pour son plus grand effroi (ou du moins totalement obsédé par elle).

J'adore l'explication concernant Dawn, cet épisode est très réussi, elle m'a fait peur au moment où Buffy pense qu'elle est "le mal" qui affecte Joyce, elle m'a émue quand on apprend ce qu'il en est. L'Abomination est chouette aussi, over timbrée (Jinx, un des minions, ressemble à Albert Dupontel). Cela implique donc que Dawn est là pour un moment, relançant tout ce qui concerne l'adolescence, et on pressent un adieu à Joyce, qui va être difficile...

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Episode très émouvant concernant Tara; le moment où la bande la reconnaît enfin pour l'une des leurs m'a tiré deux petites larmichettes. C'est une période très riche en sentiment de cohésion, autour de Giles dans sa nouvelle boutique de magie. Je la ressens très fort !

"La faille" : encore un épisode très costaud, où on se régale avec Spike du temps de William the Bloody (parce qu'il était un très mauvais poète) et en punk des années 70. La vilaine Slayer le fait pleurer ("You're beneath me") et juste après, devant sa détresse, il rend les armes. Première fois qu'un léger tapotement dans le dos me liquéfie les yeux. Déjà 2 chouinages, on n'est pas rendus.

Subir Joyce mourante est très dur à supporter, le gros serpent ridicule côté effets spéciaux aide un peu, mais gorge hyper nouée, dur-dur. Riley est touchant aussi, lui qui ne se sent pas suffisamment "bad guy" pour Buffy.

Je le savais, que Ben avait un côté zarb ! Il nettoie donc le bazar que met Glory... Tiens, tiens. Pauvre Riley, jaloux de Spike, qui déconne à donner son sang à des vampires... Il se sent totalement impuissant face à ce que vit Buffy, et l'armée a toujours été sa famille...

Bon alors ok, c'est officiel, c'est la saison des yeux humides. Passons sur la course éperdue vers l'hélicoptère et Riley qui part le coeur brisé, ce qui m'a tuée c'est le discours de Xander (admirable) et ce qu'il dit ensuite à Anya. Ma vision c'est que si Riley sentait qu'elle ne l'aimait pas vraiment, leur couple était bancal, et il a bien fait de partir, au lieu de se détruire tout seul. Buffy va pleurer un bon coup, et puis réaliser qu'elle est effectivement attirée par un côté obscur chez un amoureux. Team Spike, à fond. Joyce est remise momentanément, mais ayant vu son enterrement dans les bonus (les castings), bon, ben...

Spike est juste adorable en amoureux transi de Buffy. Le moment où il la revoit après sa rupture avec Riley (et après s'être beaucoup entraîné avec un mannequin à perruque blonde), et lui dit tout tremblant "Hi, Buffy"... Et comme il la tient dans ses bras quand elle est projetée à terre pendant sa lutte avec le Troll (Jerry de Urgences, au passage !)... Et comment il se jette dans la bagarre pour l'aider... Ah, trop mimi.

Superbe et élégante affirmation de Buffy face au British Council (la mine trop fière de Giles... Yummi) et révélation choc : Glory is not a demon, she's a god. Oh my !

Buffy a 20 ans. En guise de cata traditionnelle à chaque Birthday Party, Dawn apprend la vérité sur son cas et psychote (je n'ai pas bien compris le truc Ben/Glory, attendons).

(Je crois que je suis un petit peu amoureuse de Spike pour de vrai, chut. James Marsters prend un accent anglais incroyable, on oublie complètement qu'il est américain) (et tenter de réveiller ses sens envers Harmony en la faisant jouer (horriblement mal) Buffy, c'est trop drôle).

Han la vache, la claque pour la mort de Joyce. Tout à la fin d'un épisode un peu ennuyeux (sauf Giles, parfait quand il jette Spike (oh me voici en train de rêver de Buffy et Giles ensemble, c'est moi ou ça commence à être introduit en ce sens ?)) pendant lequel Buffy réalise timidement qu'on peut vivre sans boyfriend (si si), PAN, raide sur le divan. Glaçant. Je sors les kleenex pour la suite.

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Episode 16. Des litres de larmes. Les quelques heures immédiates qui suivent la perte d'un proche. La panique, l'incrédulité, l'impuissance. Willow, Xander. Anya qui est si poignante avec son "I don't understand", les premières larmes de son humanité. L'extrême inconfort d'être encore là, après. Bouleversée. En terme de passage à l'âge adulte, ils sont parés, maintenant. Dur.

Spike passe du ridicule achevé (mais coquinou toujours, son Buffy-Robot était bien tordu dans le genre) au geste le plus pur : se laisser torturer par Glory était chevaleresque. Il aime Buffy d'amour, le doute n'est plus permis, même pour elle (il a même viré Drusilla, incredible).

Buffy et Willow sont maintenant confrontées à des situations qui les dépassent complètement, la responsabilité d'êtres certes chers mais totalement dépendants. Éprouvant, encore. Et Glory vient à l'instant de découvrir qui est la clef. Mais comment vais-je faire pour dormir, maintenant ? Note : ne plus jamais regarder un épisode en fin de soirée.

Le lendemain : Évidemment, j'ai (bien) dormi quand même, mais j'ai pédalé toute la nuit dans l'univers buffyesque; cette série est profondément addictive, elle croise les registres sans arrêts et est d'une richesse infinie, bien loin du divertissement pour ado. J'ai saturé de la feinte gravité de Supernatural qui ne m'a jamais fait croire à son prêchi-prêcha satanique, juste compensé par la plastique de ses héros et par une bonne dose d'humour. Dans Buffy je trouve toute la nature humaine déclinée, et je me régale.

"We few. We happy few. We band of buggered." Tss, Spike. Ironiser alors que l'apocalypse (6° du nom) est en marche...

Bon, alors, l'épilogue. Gros morceau (en 3 épisodes) où j'ai un moment craint de perdre Giles (ça, je n'aurais pas supporté, clairement. N'importe qui, ok, mais pas lui.), où je me suis rendue compte que Tara lucide ou azimutée m'était indifférente (et du coup, Will, aucune empathie, sorry), et où j'ai été surprise. J'envisageais diverses possibilités, mais pas celle-ci. Un sacrifice.

Dernière image, une sépulture. FIN.

To be continued...

Merci encore et toujours, Fashion !

04.05.2010

The six wives of Henri VIII - BBC 1970

henri VIII bbc.gifJ'aime les séries et mini-séries de la BBC. Et il faut vraiment aimer pour regarder "The six wives of Henri VIII" après avoir vu "The Tudors", on ne peut pas faire un plus grand écart que dans ces deux adaptations ! Là où les américains érotisent un max, lèchent leurs images et augmentent le suspens, les anglais respectent au plus près la vérité historique.

Les décors sont en carton, les scènes se déroulent en gros plans statiques, le maquillage est appliqué à la truelle (les vieillissements sont parmi les pires que j'aie jamais vus), les acteurs déclament à grands gestes et hurlent tout à fait faussement, rien n'est fait pour le plaisir du spectateur. (On voit même les perches des micros pendant quelques scènes !)

Et pourtant, la fascination s'exerce. La vie d'Henri VIII est tellement tumultueuse, son époque si barbare et remuante, ses épouses tant différentes les unes des autres, qu'on a envie de croiser les regards sur cette histoire de l'Angleterre. La BBC montre une Catherine d'Aragon immensément digne, une Anne Boleyn pas si diabolique finalement. De sa soeur il n'est pas question, l'inceste avec son frère semble n'être qu'une accusation, contrairement à la série américaine et aux deux films "Deux soeurs pour un roi". Je ne sais plus que croire ! Elle aussi mourra dignement, et elle aussi espèrera jusqu'au bout que l'amour que le roi lui a un jour porté la sauvera.

catherine of aragon.jpganne boleyn.jpg

Mais Henri VIII tournait les pages à une vitesse impressionnante. Son royal plaisir, sa gloriole future, lui, lui, lui et rien ni personne d'autre, à jane seymour.jpgpeine l'Angleterre. Je ne suis pas étonnée qu'il ait inspiré le conte de Barbe-bleue. Dans l'épisode consacré à Jane Seymour, troisième épouse, un parallèle est établi entre la gentillesse et la pureté de Jane et la politique; ça ne cesse de nouer et dénouer des alliances, tout le monde craint pour sa tête et Henri a mal à la jambe. Le schisme, les révoltes, les évènements marquants de son règne sont évoqués incidemment, les relations personnelles sont vraiment au centre de cette vision. De très beaux moments marquent la profondeur de l'affection que le roi portait à sa troisième épouse, notamment celui où il lui avoue craindre n'être pas très sain d'esprit (la colère le prend parfois sans qu'il puisse lutter).

Après sa mort (en couches), le roi reste inconsolable pendant deux ans. La cinquantaine venue, Cromwell le pousse à se remarier, un seul fils à la santé délicate étant né.anne of cleves.jpg

La quatrième épouse, Anna de Clèves, est ici dépeinte comme un vrai stratège. C'est une femme intelligente mais peu instruite des choses de la Cour anglaise. Le roi ne l'aime pas (pire, "I don't like her" déclare-t-il dès leur première rencontre). Le mariage n'est jamais consommé, et quand l'alliance avec les protestants qu'il scellait vacille, elle obtient facilement l'annulation, en faisant croire au roi que c'est sa volonté.

Catherine Howard est la cinquième épouse. Très jeune et très belle, elle est aussi volage et après avoir fait sa catherine howard.jpgconquête, elle est révulsée par la laideur, l'obésité et la vieillesse du roi. Elle prend un amant, la cour bruisse, elle est dénoncée et condamnée à mort. Henri VIII est vieux, malade, et triste.

Encore une Catherine (Parr) pour sixième et dernière épouse. Sous la houlette de Cranmer, elle adoucit les derniers jours du roi, qui aura une agonie interminable.

catherine parr.jpg

Pendant les quelques jours où je regardais ce coffret DVD (qui offre en bonus le film "The other Boleyn girl" version BBC et deux documentaires, l'un sur l'exécution d'Anne Boleyn et l'autre sur Henri VIII à travers ses portraits d'époque), j'ai souvent entendu mes hommes s'exclamer "c'est ridicule !" devant telle ou telle image, comme je le disais, fort laide et réalisée sans aucun moyen; pourtant, j'ai vraiment oublié cet aspect pour me perdre complètement dans l'intrigue, fascinée par ces personnalités impressionnantes.

Je n'en ai pas fini avec l'histoire de l'Angleterre !

VO et sous-titres en anglais

24.01.2010

Hustle : The con is on ! - Série BBC - Saison 1

Que regarder en attendant les prochaines saisons de Doctor Who et Torchwood ? Une série BBC, par exemple. On trouve les DVD vraiment pas chers, et on améliore son anglais avec de la VO sous-titrée en VO.

 

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Alors "Hustle" : la saison 1 comporte seulement 6 épisodes, avec un mini-bonus expliquant l'origine de la série et le casting. Directement inspiré des films US "Ocean 11" et la suite, Hustle nous raconte la vie de cinq filous, spécialisés dans la duperie de haut-vol. Ils ont un code d'honneur, et martèlent la règle d'or : Ne jamais arnaquer un honnête homme. S'attaquer à celui qui cherche quelque chose pour rien, et lui vendre que dalle comme si c'était quelque chose (traduction approximative maison) (tiens à ce propos, " : "Hustle : The con is on !" est traduit par Reverso par : "Poussez : la duperie est branchée !" Mouaip. L'Europe propose la série sous le nom : "Les arnaqueurs VIP" et le Canada "Les as de l'arnaque". Restons-en à Hustle, donc.)

Sous la houlette d'un chef charismatique mais plutôt torturé, s'ébattent quatre caractères très différents. Un touche-à-tout, une femme fatale, l'ancien (toujours sublime Robert Vaughn) et le beau parleur énervé. Ils forment une équipe soudée, une famille, à l'intérieur de laquelle les tensions sont apportées dans cette première saison par le petit nouveau, Danny. Un peu foufou, il était jusqu'à lors de petite envergure, mais ça le titille d'être calife à la place du calife. Nous verrons en saison 2 comment tout cela va évoluer...

En attendant j'ai été suffisamment intriguée pour commander toutes les saisons suivantes (5 à ce jour). L'ambiance est cirée, les images jolies, c'est très bon enfant malgré un postulat de départ immoral. On mystifie, on triche, mais c'est un jeu, on s'attaque aux méchants et on a grand coeur par ailleurs. J'aime beaucoup la façon qu'ont les acteurs de s'adresser directement à la caméra, le procédé choisi pour expliquer certaines subtilités (tout se fige et nos héros expliquent). Pour autant, on cède parfois à la facilité, tout est très simplifié, on n'est pas ébahis du tout par les coups montés.

Mais il y a ce petit côté classe et élégant, Arsène Lupin & co, qui donne envie de continuer à regarder.

A suivre, donc...

15.01.2010

Peter's Friends - Kenneth Branagh (1992)

"Hilarious" s'exclame en grand la pochette du DVD, et si j'ai bien souri quelques fois, je me demande s'il faut attribuer à un quelconque dysfonctionnement mental les kleenex que j'ai trempés en regardant ce film !

 

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Le film s'ouvre en fanfare sur une bande de potes en 1982 qui assure un spectacle de Nouvel-an; grimés, grimaçants, ils chantent horriblement mal et dansent de même, ne ménageant pas leur peine. Petite photo de la troupe dans la cuisine après la représentation, et nous voici déjà dix ans plus tard. Alors qu'ils ont tous perdu contact, Peter (Stephen Fry) décide de les inviter dans la grande propriété héritée de son père pour fêter ensemble la nouvelle année.

Tous acceptent, et si Maggie (Emma Thompson) vient seule, tous les autres sont accompagnés. Roger (Hugh Laurie) et Mary (Imelda Staunton) ne se sont eux pas perdus de vue, puisqu'ils sont mariés et tristes parents de jumeaux dont l'un vient de décéder; Andrew (Kenneth Branagh) débarque avec son épouse Carol, actrice de sitcoms américains, et Sarah avec son nouvel amant chaud-bouillant.

Evidemment, les quelques jours ne se passent absolument pas comme prévu (mais que peut-on prévoir, sans s'être vus depuis dix ans...) et seront riches en émotions de tout genre...

J'ai oublié très vite l'horrible bande-son tonitruante pour apprécier pleinement le jeu de ces acteurs formidables. Deux moments particulièrement géniaux, la dispute libératrice entre Hugh Laurie et Imelda Staunton (je pleurais comme un veau) et la scène au piano, pleine de grâce. Mention spéciale également pour  Phyllida Law, épatante en gouvernante dure au coeur tendre.

Un chouette film sur l'amitié et le temps qui passe, qui donne envie de faire une grande fête avec tous nos perdus de vue.

LA scène du piano :

 

(L'autre ne doit pas être vue en dehors du film, sous peine d'en manquer totalement la portée, à mon avis)

DVD import, en VO pure, sans sous-titres

25.11.2009

David Copperfield (Peter Medak - 2000)

 

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Peter Medak est un réalisateur hongrois (né en 1937 à Budapest) dont la filmographie est pour le moins éclectique. Pour filmer "David Copperfield " (pour la télévision, adaptation de John Goldsmith), il s'est entouré de nombreux acteurs américains, mais le résultat est plus anglais que jamais : trois heures de pur régal.

Trois heures, c'est bien peu pour un roman de Dickens, et fatalement nombre de petits évènements sont écartés (et ils font à part entière partie du sel de ces romans), mais l'esprit du roman est complètement présent, même dans les quelques modifications apportées pour fluidifier l'action. Les images sont somptueuses et la cocasserie et la particularité des personnages principaux est traitée avec un immense respect.

J'ai ainsi vu Peggotty s'incarner avec rien moins que de la perfection, ou Sally Field jouer une Betsey Trotwood plus vraie que nature. Uriah Heep est terrifiant de sournoiserie dégoulinante et Mr Micawber est follement comique. En regardant ce dernier on comprend à quel Dickens s'était servi de son père pour habiter ce personnage.

C'est peut-être ce qui m'a le plus impressionnée dans cette adaptation, que nombre de choses de la vie de Dickens, abordées dans la biographie de Peter Ackroyd (ai-je déjà répété qu'elle était géniale ? ;o)) passent ici par l'image. On embrasse dans un regard, dans une péripétie ce qui se cache dessous, ce qui est de l'ordre de la souffrance et qui est si difficile à mettre en mots.

Un film que j'ai trouvé formidable, et qui peut être vu en famille !

Et puis Hugh Dancy, pour le plaisir des yeux ;o)

 

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