27.07.2010
Ceux qu’on aime – Steve Mosby
Mise en contexte : j’avais emporté largement (croyais-je) assez de livres pour tenir quinze jours, mais
j’ai lu plus que de raison et me suis trouvée les mains vides pour le dernier jour, chose insupportable s’il en est. Sans conviction, j’ai farfouillé à la maison de la presse des Ménuires et ai dégotté ce deuxième roman de Steve Mosby, initialement édité chez Sonatine, à mes yeux gage préalable de qualité. Dès les premières pages j’ai regretté que son premier roman, « Un sur deux », n’y soit pas disponible, car je l’aurais acheté aussi sec, tant j’ai apprécié la plume (achat effectué depuis, of course).
Il est question de jeunes filles que l’on découvre mortes de soif (quelle mort horrible), attachées sur leur lit sans que personne ne soit intervenu. Le tueur usurpait leur identité pour rassurer les proches par SMS ou mail.
Parallèlement à ces assassinats, nous suivons Dave, prestidigitateur qui mène la chasse aux charlatans, et Sam Currie, policier rongé par la mort de son fils.
Prenant de chez prenant, ce roman se révèle retors et implacable ; la plume est efficace, l’intrigue glaçante, l’ambiance parfaite. Encore, encore !
« Il existe un principe de base chaque fois que l’on veut étudier un tour de magie. Il faut partir de l’effet final – le truc que l’on n’arrive pas à expliquer – pour remonter en arrière, en se concentrant sur les choses que l’on connaît et en cherchant des indices dans les interstices. Il n’y a que comme ça qu’on peut découvrir le secret : graver tous les paramètres du tour dans le marbre, puis comprendre comment il a pu être effectué à l’intérieur de ce cadre. »
Ed. Sonatine, 2009 & Points, 2010
Traduit de l’anglais par Clément Baude
Titre original : Cry for Help
Un avis parmi d'autres : celui de Valérie.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : thriller, efficace, prenant, tout bien