16.10.2011
There's no such things as mistakes -only a lack of foresights
"Don't tell me you've got something against wet T-shirts contests. That's the closest most football players ever come to a cultural event."
E.n.f.i.n. ! At last ! Yipiha ! J'ai lu an english romance. En entier. Jusqu'au bout. En aimant ça. Je n'y croyais plus, des mois que je lisais les billets de Fashion, toujours tentée, complètement admirative devant le blog de Chi-chi et Tam-Tam qui me semblaient parler d'un univers auquel je n'avais pas accès, immanquablement lassée au bout de quelques pages, terriblement frustrée au final, mais qu'est-ce que c'était donc que cette secte qui me laissait devant une porte fermée, dammit.
Moi aussi je voulais frémir et rigoler, moi aussi j'ai un petit coeur qui ne demande qu'à swooner, moi aussi je suis l'amie des ils-ne-peuvent-pas-s'encadrer-mais-c'est-parce qu'au fond-ils s'aiment-et-ils-ne-le-savent-pas-et-ils-vont-mettre-400 pages-à-le-décliner !
Il suffisait donc que je fasse la connaissance de Susan Elizabeth Phillips (enchantée) qui a tout compris
: elle écrit juste (dans le sens "vrai"). Son histoire obéit aux codes de la comédie romantique contemporaine (non que je les connaisse, hein, je récite, j'appprends mes leçons, moi, madame) (on dit romcom, by the way), et à ce titre comporte quelques outrances dont je suis très tentée de me moquer, mais gentiment, car je ne suis que kindness, au fond) (mais je n'en ferais rien) (n'insistez pas) (ou bon alors rapidement, ce moment de climax où le héros qui a juré d'une voix empreinte de gravité suprême que jamais, non never il ne trafiquerait un match pour quelque raison que ce soit, plutôt mourir, et qui accepte en un millième de seconde de faire perdre le match le plus important du moooooonde parce que sa belle est en danger, hou je rigolais, c'est mal), mais comporte aussi, reprenons, de vrais personnages nantis d'un background cohérent et qui ont un comportement sensé : on marche dans l'histoire, et c'est bien agréable.
Doté de plusieurs scènes carrément hot (avec une nette obsession pour les seins et l'endurance), ce roman est aussi très drôle aussi bien dans ses dialogues que dans pas mal de scènes malignes (je pense à la négociation au restaurant) (et je pense surtout à celle du "now", avec le "cool" final de Phoebe qui m'a fait hurler de rire).
Donc si vous mourrez d'envie de savoir comment une bombe tout en courbes va mener une équipe de football américain au sommet en récoltant au passage un mari et des enfants, jetez-vous sur It had to be you, vous ne serez pas déçues. Il se pourrait même que vous remarquiez une légère subversion dans la façon dont l'auteur plonge tout debout dans les poncifs sexistes, de façon à nous signifier, en clin d'oeil, qu'on n'est plus dupes, les filles. On est volontaires, c'est pas pareil. Braves nous.
It had to be you - Susan Elizabeth Phillips
Avon books 1994, 376 p.
Existe en traduction française, je n'en recommande pas la lecture, à mon sens ça se lit en VO ou ça ne se lit pas.
L'avis de : Fashion (en français ET en anglais, dis-donc) (merci pour le prêt !).
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : he made her feel, as if she only been half-life, before they'd met.