21.12.2011
I pictured a girl who made every moment, everything she touched, and everyone around her feel lighter and sweeter.
"Rainbow Rowell is a columnist at the Omaha World-Herald. She lives in Nebraska with her husband and two children. Attachments is her first novel." (Orion Books, 2011)
Incroyable. Premier roman ! Je supplie à genoux Rainbow Rowell de continuer à écrire des romans : j'ai tout aimé de celui-ci. Il m'a emballée de la première à la dernière page, tout y est d'une justesse absolument parfaite, sans aucune trace de maladresse, d'excès ou de gniangnianterie. Du nectar.
C'est l'histoire de deux copines dans un petit journal d'une ville américaine, en 1999. Beth est critique ciné, Jennifer compose les titres et corrige les articles. Elles sont amies depuis six ans, et échangent par mail tout au long de la journée. Lincoln est engagé au service informatique pour éviter les abus : autoriser un accès libre au net est indispensable dans un organe de presse, mais la direction entend que les employés bossent et ne passent pas leur temps à surfer. Immédiatement, les conversations des deux bavardes sont signalées. Mais loin de les morigéner, Lincoln devient accro à leur contenu.
Notre Lincoln, c'est quelqu'un. De spécial, je veux dire. Bourré de problèmes. "Pas fini". Pas vraiment l'archétype du héros romantique.
Et pourtant.
En 336 pages, il évolue sacrément, notre avis sur lui aussi (même si Fab, je persiste à ne pas crusher pour lui :)).
Non, moi, celle qui m'a fait battre le coeur, c'est Beth, indubitablement. Honnêtement, Jennifer est aussi drôle, Lincoln plus gentil, et les personnages secondaires autour tout aussi denses, mais ça ne s'explique pas, elle m'a touchée profondément à de nombreuses reprises, m'a fait glousser, je la trouve magnifique et ce dans le sens qui compte le plus : elle est vivante. Ce que ces trois personnes vont vivre n'a rien de superficiel, la façon dont elles gèrent leurs relations non plus, à mon sens on est vraiment dans une fiction très représentative et, partant, révélatrice de la nature humaine contemporaine. Oh ! Ne serait-ce pas une définition de la littérature ?...
Pour le reste, Fashion dit tout très bien. Coup de coeur, swoonage et grand sourire à tous les étages. A ne pas rater !
Beth to Jennifer : Heh.
Jennifer to Beth : What's "heh" ?
Beth to Jennifer : It's like "ha", but meaner. I'm going back to work now.
Jennifer to Beth : One more thing: I kind of love you for not asking me how I'm feeling.
Beth to Jennifer : Feeling about what ?
Jennifer to Beth : Thanks.
***
Jennifer to Beth : Has Chris seen your shoulders ?
Beth to Jennifer : He's seen them. But he hasn't seen them.
Jennifer to Beth : I get it, but I don't get it.
Beth to Jennifer : No sleeveless negligees. No direct sunlight. Sometimes when I'm getting out of the shower, I shout, "Hey, look, a bobcat !"
Publié dans Livres : J'adore | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : the idea, that you're hard to love, is ludicrous.