20.02.2009

Plage de Manaccora, 16h30 - Philippe Jaenada

Vacances : il fait chaud, il fait beau, c'est le bullage intensif et tout le monde est détendu. Lors du petit-déjeuner sur la terrasse (salami et jaenada.jpggorgonzola trempés dans le café) on sent une odeur de barbecue, ça donne envie de merguez... Sauf que c'est le début d'un gigantesque incendie de forêt, et que très vite c'est panique à bord : la mort est partout. La route est coupée, il faut fuir à pied vers la plage, le vent ne cesse de tourner, il faut prendre des décisions, la fumée et les flammes gagnent du terrain.

C'est très fort de parvenir à faire rire tout en soutenant une tension dramatique qui sonne juste. Jaenada y parvient pourtant, et j'ai vraiment ri à deux endroits (l'anecdote sur le plateau de fruits de mer, et l'accident au ski). C'est un roman réussi, qui est à la fois tendre et mordant, léger et plus profond qu'il n'y paraît.

C'est rempli de très jolies déclarations d'amour pour le personnage d'Oum, l'épouse, des célèbres doubles parenthèses (en récession, me semble-t-il), et l'on passe un très bon moment entre ces pages.

 

Ed. Grasset, 2009, 280 p., 17,90 €

 

Amanda (merci pour l'envoi !) en parle plus en détails.