23.07.2010
Avec stupeur.
Cette année, j'en suis, de mon plein gré.

Sur une idée de Chiffonnette et Fashion, avec un logo réalisé par Ofélia, voici l'édition 2010 des Harlequinades.
J'ai lu "La nuit ensorcelée" (titre original : Dragon's lair) de Denise Lynn, collection Nocturne, 279 p. pour 4,90 euros, une traduction de Fabrice Canepa.
Le pitch est très compliqué : Alexia, qui maîtrise à la perfection l'ancien gallois du XII° siècle, avait épousé par coup de foudre un descendant de la famille Drake dont elle étudiait l'histoire avec passion, apprenant ainsi leurs pouvoirs extraordinaires (famille de mages). Leur mariage n'avait pas résisté à la perte de leur bébé, Brendan refusant de croire à l'accident dont elle avait été victime. Elle s'était enfuit, pour reprendre le cours normal de sa vie, écrivant au passage un livre sur les Drake.
Trois ans plus tard, la voici en possession d'un manuscrit du XII° siècle, qu'elle entreprend de traduire en se plaçant sous la protection de son ex-mari (en fait ils n'avaient pas divorcé).
Elle était manipulée depuis le début par Nathan, l'héritier du côté obscur de la famille, qui n'a de cesse de tenter de s'emparer de la traduction. Il est très puissant et terriblement dangereux, mais c'est l'amour qu'elle ressent encore pour Brendan qui occupe toutes ses pensées. Vont-ils parvenir à se réconcilier, ou l'attraction phénoménale qu'ils ressentent l'un pour l'autre est-elle sans issue ?...
Vous le saurez en lisant ce petit joyau des poncifs, où joyeusement les coeurs battent à tout rompre (7 fois) (oui, j'ai tout compté, trust me) et où les souffles sont coupés par tout un tas de choses (4 fois).
Si Brendan est en permanence : moqueur, railleur, ironique, mordant, malicieux et narquois, tout en se montrant peu amène et en ayant le désarroi réprobateur (il est fort), Alexia bat des records :
C'est une crieuse. Elle crie d'effroi, d'horreur, de douleur, d'angoisse, de peur, de terreur, de pure jouissance, et une fois, elle hurle même de joie.
Mais plus que tout, elle constate avec étonnement, elle sursaute, stupéfaite, sidérée, médusée, choquée, avec stupéfaction et surtout, avec stupeur (17 fois. DIX-SEPT FOIS.).
Quand elle est très très fâchée, elle fronce les sourcils. Brrrr.
Rassurez-vous, la morale est sauve. Après une nuit d'amour torride, où en guise de préliminaires on a une évocation de la langue de Brendan dans le sexe d'Alexia (si), occasionnant une phrase KKulte : "Il explore avec audace le soyeux calice de sa féminité" (juste avant elle hurle de joie quand sa langue la pénètre, je n'invente rien) - après ces galipettes, donc, et dès le lendemain, la frangine bloque en la voyant, et lui dit "des jumeaux". Car oui, chez les Drake, les grossesses sont immédiatement détectables, pratique.
Les futurs parents vont donc se rabibocher durablement, car on n'élève pas des jumeaux toute seule, vous savez, du moins, ce serait trop difficile alors qu'on a un papa sorcier sous la main. De quoi aplanir tous les ressentiments antérieurs, évidemment. Quant à Nathan, son sort est bouclé en une phrase, c'était bien la peine de le redouter celui-là, tiens.
Alexia a obtenu des pouvoirs magiques de folie en traduisant le manuscrit, a récupéré son mari et va pouvoir pouponner tranquille, avec ou sans stupeur.
Je ne vois rien d'autre à ajouter :)