30.12.2008

La Belgariade Tome 1. Le pion blanc des présages - David Eddings

"Il y a des rancunes que la cognée du pardon ne saurait jamais abattre"eddings.gif

 

Si on se réfère au prologue, l'intrigue de La Belgariade apparaît comme fort compliquée, avec tous ces peuples et leur histoire, cette géographie et les règles multiples. Mais en fait la lecture est toute simple, accrocheuse dès les premières phrases, et on peut simplifier :

C'est le petit Garion qui nous fait pénétrer dans le cycle de La Belgariade : élevé en Sendarie, dans la ferme de Faldor, il est couvé d'une main ferme par sa Tante Pol, qui gère les cuisines. C'est un enfant joyeux et vif, souvent quand même un peu long à la détente mais le lecteur a un avantage sur lui : il a lu le prologue. Garion, donc, ne sait rien de sa destinée, et tombe complètement des nues lorsqu'il est brusquement arraché à sa petite vie tranquille. Tout ce qu'on lui laisse entendre est que sa tante et le vieux conteur qui passe régulièrement depuis toujours à la ferme doivent urgemment se lancer sur la piste d'une "chose", et qu'ils ne peuvent le laisser seul à la ferme.

Débute alors une quête à l'enjeu crucial, qui en ce premier tome reste encore à ses balbutiements, le temps de faire connaissance avec Barak et Silk, membres importants de leur petite troupe, et de réaliser que Pol et Belgarath possèdent de puissants pouvoirs...

C'est un univers dans lequel on saute à pieds joints, tant est limpide la narration. Beaucoup d'humour, de nombreux sentiments (ce pauvre Durnik se consumant d'amour...) et toujours ce danger latent qui vient titiller le lecteur : l'ennemi peut lire dans les pensées, il peut entendre l'évocation de son nom à des milliers de kilomètres, les traîtres sont partout. Le personnage du jeune apprenti godiche qui va prendre peu à peu conscience de ses pouvoirs et de son rôle est un grand classique, tout autant que la multitude de peuples que tout oppose, la quête, etc. et pourtant il y a une constante fraîcheur dans le ton qui est vraiment agréable.

A noter également que David Eddings travaillait en collaboration avec son épouse, Leigh (décédée en 2007) qui s'occupait particulièrement des personnages féminins et de la fin des romans.

Me faut rapidement le tome 2 !

 

Ed. Pocket, 1990 (réédition 2008), 348 p.,7,20 €

Traduit de l'américain par Dominique Haas

Titre original : Pawn of Prophecy

 

L'avis d' Hydromielle.