17.04.2010

Divine Justice - Christopher Buckley

"Sauf dans le cas d'ogives nucléaires déjà lancées, il n'existe aucune situation à laquelle on ne puisse pas s'opposer de front par l'inaction."

buckley 2.gifLe président des États-Unis s'appelle Donald Vanderdamp. Il a été élu sur un programme dont le thème était : "Changer la façon dont on fait des affaires à Washington." Tous les candidats le déclarent, lui, une fois en fonction, le fait.  "Non" est ce qu'il inscrit le plus sur les projets de loi de financement. Autant dire que sa popularité est au plus bas. Ce qui ne le chagrine pas, c'est un pur, il n'a aucune intention de se représenter, il voulait assainir une situation, il le fait, sans état d'âmes.

Cependant, par un concours de circonstances (dans lesquelles intervient une juge de téléréalité, Pepper Cartwright), il va être amené à briguer un deuxième mandat, par principe, en réaction à la loi que viennent de faire passer ses adversaires l'interdisant (avec pour programme : "Du pareil au même"). Il n'a aucune envie de rempiler, pas plus que Pepper n'avait envie de devenir juge à la Cour suprême. Mais fait-on toujours ce qu'on veut ?...

Drôle, Christopher Buckley l'est encore et toujours ! On se délecte des différentes passes d'armes, des notes de bas de page, d'une intrigue facile à suivre agrémentée de dialogues toujours incisifs. Franchement féroce avec la politique américaine, l'auteur a ce don de toujours nous embarquer derrière ses personnages, et fait feu de tout bois.

Un exemple parmi cent autres : à un moment, dans le texte, il est question "d'une peine forte et dure"  avec la note de bas de page suivante : "1. Malgré son intitulé français, il s'agit d'une peine du droit anglais consistant à être écrasé sous des poids. On s'en sert aujourd'hui pour qualifier l'attente précédant l'arrivée de la compagnie du câble (N.d.A.).

Un autre nous lasserait en chemin, Christopher Buckley maintient le tout en un constant équilibre et on regrette de voir arriver la fin.

 

Ed. Baker Street, 2010, 344 p.

Traduit de l'américain par Yves Sarda

Titre original : Supreme Courtship

 

Merci Amanda !