21.03.2011
Show me what is true
Chers vous,
Vous n'avez pas commencé la série Fever des Chroniques de MacKayla Lane, ou vous avez lu le premier tome en vous disant que c'était du recyclage de déjà vu, ou que la Fantasy et vous, c'était pas ça (suivez mon regard), ou vous avez englouti les 4 premiers tomes en maudissant la terre entière parce que la traduction du 5° n'est pas encore sortie en France (je vous plains de tout mon coeur), ou vous avez adoré les 4 premiers tomes en ironisant avec facilité sur tel ou tel point agaçant selon vous (my bad).
Oubliez tout. Arrivez patiemment jusqu'à ce tome 5, "Shadowfever". Prévenez autour de vous, vous quittez le monde. Dormez-bien avant, ne prenez rien en charge d'important au boulot, faites un stock de chocolat, entassez des coussins sur le divan, débranchez le téléphone et allez-y, tournez la première page.
C'est parti pour 594 pages hallucinantes, où vous allez croire ceci puis cela, assembler des indices infimes tout en restant aveugle à l'énorme évidence qui court, guillerette, devant vos yeux tellement naïfs depuis le début, recevoir une réponse qui tient la route à (presque) toutes vos interrogations (soyons honnêtes, on n'avait aucun moyen d'anticiper les 3/4 des choses dans les tomes précédents, il nous manquait nombre de paramètres), arrêter de respirer, avoir les joues en feu, le souffle court, pleurer comme une madeleine au moment cathartique, avoir une incroyable sensation aussi intellectuelle que physique devant la plus réussie des évocations de la Grandeur que j'aie jamais lue.
Et puis Barrons, évidemment. Je n'ai pas besoin de dire autre chose à son sujet, Barrons, period. Même si je ne l'ai pas vu la première, **soupirs**.
Ce tome n'est pas bon, lecteurs et lectrices de tous pays, tous âges et de tous niveaux : il est mieux que ça, il est merveilleux, fabuleux, parfait, il emporte tout sur son passage, il lessive, booste, détonne et apaise. (Je ne conseille pas avant un bon 16 ans, par contre) (mais je suis prude, je sais).
Yours truthfully,
The cantankerous one.
(Sincèrement, l'acariâtre)

"But I'm epic," I said numbly.
(Mais je suis épique, ai-je dit d'un air hébété)
* On rit aussi, par exemple ce tout petit moment où 2 personnes échangent un petit signe de tête, genre on s'est compris : "After a long, measuring moment, he gave me a tight nod. What the hell did that mean ? That for now he would keep his silence and not raise any questions that might further muddy already-muddied waters ? I nodded back as if I had some clue what we were nodding about." (Après un long moment de réflexion, il me fit un petit signe de tête. Qu'est-ce que ça voulait dire, bon sang ? Que pour le moment il tiendrait sa langue et ne poserait aucune question qui viendrait troubler l'eau déjà trouble ? Je hochais la tête en retour comme si j'avais une quelconque idée de ce dont nous convenions.)
Shadowfever, A MacKayla Lane Novel (Book 5)
Karen Marie Moning
Delacorte Press, NY, 2011, 594 p.
A big thank Fashion !
Egalement dégusté jusqu'à la plus infime miette par : Fashion (évidemment), Karine, Lily (tout d'accord sur tout avec elle), Pimpi, Adalana, Cécile ("For now", oui !), ...
* Traductions perso, soyez indulgents.
Publié dans Livres : J'adore | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : karen marie moning, you rule!