18.11.2010
A Jaine Austen Mistery 1/ This pen for hire - Laura Levine
"If I sound cynical, it's because I am."

Elle s'appelle Jaine Austen (mother is an Anglophile, and a bad speller), est écrivain public à Los Angeles, a un chat, Prozac, qui est un ventre à pattes, des problèmes de poids (They have a marvelous flan on the menu, but there was no way I was going to order it. No way at all. Not in a million trillion years, I told myself, would I let one more calorie down my gullet. P.S. It was yummy.), est divorcée, ultra méfiante envers les hommes, pleine de références littéraires, et très drôle.
Parce qu'elle refuse de croire à la culpabilité d'un de ses clients dans une affaire de meurtre, elle se lance dans une enquête improvisée autour de l'assassinat d'une prof d'aérobic. Très vite, elle constate que les suspects possibles sont nombreux, et la police pas vraiment encline à coopérer...
Le ton a d'indéniables similitudes avec celui de Janet Evanovich, pour le meilleur, tant c'est réussi. Jaine Austen s'impose immédiatement dans une vraie proximité, plus encore que Stéphanie Plum parce qu'elle nous ressemble, elle. Pas de famille haute en couleur aux environs, un vrai problème de taille de cuisse, pas vraiment mignonne, branchée livres et écriture, et morfale invétérée : comment ne pas l'aimer ?
Dans ce premier tome introductif, elle subit quelques rebuffades masculines qui sont susceptibles d'évoluer, suite au prochain épisode...
Et puis comme elle a finalement obtenu un chouïa de médiatisation (pas facile, à Los Angeles) avec cette première affaire, qui lui a beaucoup plu - jouer les détectives est décidément plus excitant qu'écrire une énième brochure pour un plombier - elle espère augmenter son portefeuille de clientèle :
In fact, I've already been working on an idea for an ad in the Yellow Pages. What do you think ?
Jaine Austen, Discreet Inquiries
Work Done with Pride, not Préjudice
I know. It needs work.
Kensington Books, 2002, 224 p.
L'ordre chronologique des aventures de Jane Austen, en VO uniquement, à ma connaissance un seul opus est traduit en français et ce n'est pas le premier, aucun intérêt.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : vo, humour, léger, sympathique en diable
05.05.2010
One for the Money - Janet Evanovich
"Honey, you couldn't find your ass with both hands."
J'ai enfin fait la connaissance de Stéphanie Plum ! Et je suis ravie de l'avoir fait en anglais, tout en me demandant sérieusement comment on
pouvait rendre le niveau très familier mais sympathique du langage employé. Je lirai le tome suivant en français, histoire d'assouvir ma curiosité.
Dans ce tome où tout commence, Stéphanie a perdu son boulot. Elle n'a plus aucune ressource et est contrainte de vendre un par un ses meubles pour pallier aux urgences (manger, mettre de l'huile dans sa voiture qui déconne à plein tubes...). Sa mère lui indique que son cousin cherche quelqu'un pour un petit travail administratif (ou qu'ils cherchent une shampouineuse au salon de coiffure du coin), mais finalement c'est un job de chasseuse de prime qu'elle accepte : mettre la main sur des récalcitrants qui ne se sont pas présentés à une convocation judiciaire.
Elle n'a aucune expérience, est la reine des gaffeuses (limite bien concon parfois) mais n'a peur de rien. Pas même de rechercher Morelli, le tombeur du coin. Elle le connaît depuis toujours, a eu deux grandes expériences avec lui, l'une dans son garage quand ils avaient six ans, l'autre à l'adolescence sur le sol de la boulangerie où elle travaillait. Qu'elle ait essayé de l'écraser suite à ça est un détail. Le sieur a une confiance en lui du tonnerre, et il n'est pas le dernier pour mettre ses neurones en action.
Epaulée par Ranger, la star des Bounty Hunters, la miss se lance bille en tête dans cette mission, qui va la confronter à un champion de boxe complètement cintré et dangereux, pour commencer...
"I'm telling you, it's fucking hard to be classy" nous dit Connie à un moment (j'adore Connie) et effectivement, classy, Miss Plum ne l'est pas. Mais marrante, oui, spontanée, fonceuse, très chanceuse, elle nous fait vivre ses aventures à un rythme effréné qui est très agréable. Je n'avais pas misé un kopek sur le vrai bad guy, bonne surprise pour moi. Par contre, côté sexytude j'ai trouvé ça extrêmement léger, vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. Dites-moi que ça se corse dans les tomes suivants ou je vais être déçue !...
Penguin Books, 1994, 290 p.
Croqué également par : Karine, Pimpi, Nataka, Papillon, Yue Yin, Tamara, Chimère, Stéphanie, Caro, ... Et pour mal d'entre elles, grâce au lobbying intensif de Fashion, que je remercie pour le cadeau.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : policier, drôle, léger, sympa
17.02.2009
L'amour comme par hasard - Eva Rice
C'est l'histoire d'une amitié, née du partage d'un taxi. C'est aussi l'histoire de plusieurs amours, d'une demeure majestueuse, du rock vs le jazz, de l'esprit anglais en comparaison au modernisme américain, de jeunes qui boivent trop, de griseries rieuses, de dîners somptueux, de colombes, perroquets, ou cochon d'inde.
C'est un roman patiné sur une époque où Elvis frémissait à peine en son pays, où l'Angleterre tentait de créer de nouveaux repères juste après la seconde guerre mondiale, où la jeunesse avait soif de vivre et de ressentir mille choses.
C'est exaltant, entraînant, ouaté et délicieusement british. On prend un plaisir fou à parcourir ces pages, confortablement installés dans une ambiance pétillante. A ne pas manquer !
Ed. Flammarion 2007 & Le livre de Poche 2009, 530 p.
Traduit de l'anglais par Martine Leroy-Battistelli
Titre original : The Lost Art of Keeping Secrets
Nous sommes nombreuses à l'avoir lu pour Le Livre de Poche, ou avant ! : Vi, Loulou, Sissi, Clarabel, Brize, Joëlle...
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