18.11.2011
Bon, évidemment, nous n'avons jamais perdu un chercheur dans une embuscade montée par un algorithme.
Nous sommes dans un XXI° siècle avec quelques petites avancées technologiques, mais pas tant que ça. Parmi elles, une technologie quantique dont personne ne comprend précisément le fonctionnement, mais dont il est admis qu'elle permet d'observer la vie sur une autre planète, avec un décalage d'une cinquantaine d'années. Deux bases ont été construites aux États-Unis. Tandis qu'un trio de journalistes vient visiter celle de Blind Lake, elle est soudainement mise en quarantaine. Impossible d'en sortir (ceux qui essaient tout de même sont purement et simplement tués), impossible de savoir pourquoi (aucune communication de quelque nature que ce soit avec l'extérieur) ni pour combien de temps.
A l'intérieur, parmi une population assez nombreuse, nos trois journalistes, donc, de plus en plus intéressants au fur et à mesure qu'on apprend à les connaître, et trois autres personnages principaux : Ray (le rationnel pessimiste, qui fait office de chef), Marguerite son ex-femme (la scientifique optimiste) et Tess leur fille de onze ans, dont l'autisme a causé des problèmes sur l'autre base, les amenant à Blind Lake.
Le but premier de la base est d'observer ce qu'ils appellent, par défaut, les homards. Des habitants d'une autre planète, sans aucun doute intelligents et pas humains. La technologie quantique qui permet de le faire semble sécurisée de deux façons : elle voyage à la seule vitesse de la lumière (d'où le décalage de cinquante ans) et dans un seul sens. C'est du moins ce que l'on croit...
Je découvre Robert Charles Wilson (ll n'est jamais trop tard) avec ce titre, et je réjouis immédiatement qu'il ait déjà écrit de nombreux romans : je ne l'ai pas lâché. Mêlant avec succès ce qui fonctionnait déjà dans Dôme (l'autarcie forcée, une explication surnaturelle, des gens qui pètent les plombs) et des personnages plein d'humanité et de failles, il nous propose une intrigue prenante sans défauts. Ou alors, je ne les ai juste pas vus.
Blind Lake - Robert Charles Wilson
Denoël 2005 & Folio SF 2009, 478 p.
Traduit de l'américain par Gilles Goullet
Même Le Cafard Cosmique dit que c'est bien.
PS : Fabienne, mets une écharpe.