29.10.2009

Le Havre un art de vivre - Pierre Dottelonde

Il existe un nombre incroyable de blogs consacrés à la ville du Havre (répertoriés ICI), avec de très belles photos. Je prends plaisir à les parcourir, pour tenter de défricher l'inconnue que représente encore, installée depuis seulement quelques jours, cette ville. Bien sûr il faudra, tranquillement, la parcourir de visu, mais les premiers temps sont riches d'occupations autres, et le net ou les livres sont une bonne entrée en matière.

"Le havre un art de vivre" de Pierre Dottelonde est à ce titre tout simplement parfait.

 

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En préambule, ces deux qualificatifs que j'ai déjà entendus si souvent : "[..] l'entrée du Havre dans la prestigieuse famille des sites les plus remarquables au monde a sonné comme une belle revanche pour cette ville si souvent - et toujours par des gens qui n'y ont jamais mis les pieds - dépeinte comme "triste" ou "grise", à l'instar de la plus plupart des villes reconstruites après la Seconde Guerre mondiale." Alors que ceux qui prennent la peine de vérifier sur place ont le plaisir, presque la surprise, de découvrir une ville "libre, ouverte sur un grand large, accueillante à la création (et aux nouveaux venus, je confirme ;o))" (propos de Michèle Champenois, journaliste au Monde).

Tous les aspects de la ville sont évoqués en différents chapitres, avec de nombreuses et somptueuses photos, le tout est émaillé de citations d'écrivains, cinéastes, architectes consacrées au Havre. (On trouve aussi l'appel allongé lors de la parade du printemps du goéland argenté : "Au-kailli-kau-kau-kau-kau-kau-kau-au-au" ;o))

Tout le monde sait que la ville a été inscrite au patrimoine mondial, pour son architecture Perret, mais beaucoup l'imaginent comme Philippe Meyer : "Je croyais, sur la foi de la rumeur, qu'[Auguste Perret] avait bâti sans moyens des parallélépipèdes riches en béton et pauvres en imagination, alignés sans autre dessein que de répondre en toute hâte aux besoins de relogement. Je découvre des immeubles aux proportions harmonieuses et discrètes, à l'agencement séduisant, aux portes décorées de reliefs avenants, au béton adouci par une teinte rose dans la masse, à l'orthogonalité organisée en belles perspectives classiques que la tour de la mairie et les flèches de l'église Saint-Joseph tirent parfois vers le ciel."

D'ailleurs, Auguste Perret lui-même déclarait : "Mon béton est plus beau que la pierre. Je le travaille, je le cisèle [...], j'en fais une matière qui dépasse en beauté les revêtements les plus précieux."

Oscar Niemeyer, à qui l'on doit le Volcan, déclare,  lui : "Quand j'ai commencé le projet du Havre, j'ai pensé que l'architecture était liée à un ensemble, au climat, et je ne voulais pas une place où les gens regardent les éléments d'un seul point de vue [...] C'est ça mon travail au Havre [...] une chose non baroque mais avec beaucoup de liberté".

143 pages qui se terminent par  les hauts lieux de la cuisine havraise, avec, par exemple, Jean-Luc Tartarin qui nous propose des coquilles saint-Jacques de la baie de Seine, saisies dans leur coquille à vif, accompagnées d'eau d'huîtres à la réglisse et d'une feuille de caramel au curry. Mmmmmm...

 

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(Voyez les petits bonhommes qui grimpent sur le volcan ? Fiston s'y essaye tous les jours, chut)

 

Un grand merci à Solène !

 

Lu également par Yllen,