22.09.2011

La force est l'apanage des femmes, le fait est.

les gens d'honneur,seront toujours enclins,à faire pour leurs enfants,des choses qu'ils n'envisageraient jamais,de faire pour leur propre compte.,

 

Au-cun spoil, promis, juré.

Des nouveaux-venus, des injustices à hurler, des bien fait pour ta poire, des heures de lecture fiévreuse (891 pages), et quelques petits points notés, par-ci, par-là (forcément, sans spoiler, ça réduit le champ du compte-rendu).

Alors, certes, dans ce tome on reconnaît beaucoup la puissance féminine, mais en la présentant sans cesse comme perfide, c'est quelque peu lassant. Les éléments masculins, à les entendre, seraient toujours le jouet de femmes tentatrices qui leur feraient rompre des voeux ou faire ce qu'ils n'avaient aucune envie de faire, à grand renfort d'arguments débiles, voire hilarants de mauvaise foi. Exemple (sans les noms) :

"XX baissa la tête, les joues ruisselantes de larmes. Ces larmes étaient à elles seules la réponse dont AA ressentait la nécessité. "Tu as tué le roi, articula-t-il, et puis tu as baisé la reine.

- Je n'ai jamais...

- Couché avec YY ? Dis-le. Dis-le !

"Jamais répandu ma semence en... dans son...

- ... con ? suggéra AA.

- ... sein, termina XX. Il n'y a félonie que si l'on termine à l'intérieur."

 

Ben voyons. Heureusement il y a aussi de la mauvaise foi beaucoup plus marrante, comme celle-ci : 

"Les inhalations lui procurent un peu de soulagement, et le bonsome atténue la violence de sa toux, mais j'ai bien peur qu'en plus du sang il n'expectore maintenant des morceaux de poumon.

- Libre à lui de le faire. Mais vous allez retourner tout de suite à son chevet et l'informer que je ne lui permets absolument pas de mourir."

 

Un petit roi qui décrète la betterave aliment interdit, aussi, les pointes d'humour sont plus présentes dans ce tome 4 et ça fait toujours du bien, entre deux respirations haletantes ou un égarement total dans la profusion de noms et de lignées qui ne cessent d'apparaître et de se croiser. Certains de nos héros changent même d'identité, et ne sont plus désignés que sous la nouvelle, franchement, il faut s'accrocher pour suivre, et je crains de patauger encore plus au passage en VO. Mais c'est si bon de haïr l'imagination sadique de George R.R. Martin...