06.09.2011
Pas de tunnels. Je ne fais pas les tunnels. Et pas d'obscurité non plus.
Anders Kramm ne sait pas exactement ce qui s'est passé, comment il a survécu. Il était en position désespérée après avoir lutté jusqu'au bout contre les bestioles qui étaient trop nombreuses, cruellement atteint au coeur même de ce qu'il avait toujours eu de plus fort : son mental; les monstres avaient eu sa femme et sa fille, il se sentait coupaaaaable, en amont, bien en amont des derniers terribles évènements. Et soudain le voici qui se réveille d'une siestoune cryogénisée de 30 ans.
Pas mal de choses ont bien sûr changé mais c'est de lui dont on a besoin : une planète en cours de terraformation semble avoir été attaquée par les bestioles dont il est le spécialiste, et son expertise est requise. Sauf que très vite, il sent que quelque chose ne tourne pas rond. Oui, ça ressemble à ce qu'il connaît, mais pas tout à fait...
ALIEN : NO EXIT de Brian Evenson, au Cherche-Midi (2011) 329 p., traduit de l'américain par Héloïse Esquié est un roman qu'on avale d'une traite, pour peu qu'on ait envie de ce qu'il propose. Extrêmement visuel, cet opus qui poursuit à la perfection le mythe entamé dans les films avec la belle Sigourney remplit son cahier des charges à tous les points de vue : construction impeccable, suspens où l'on entend (c'est fort) la musique angoissante, bestioles immondes et malignité humaine. Sans oublier la jolie fille intrépide et intègre, le membre d'équipage à la force surhumaine mais au petit coeur qui sera brisé, et bien évidemment le héros qui n'y croit plus mais qui trouvera pourtant la rédemption, car c'est en sauvant les autres qu'on trouve notre salut, amen. Pour amateurs du genre, qui se régaleront.
(Epilogue plus qu'ouvert, dans Alien on gagne toujours des batailles (au prix de coûteuses pertes) mais jamais la guerre... A suivre)
Nebal a la dent beaucoup plus dure que moi, Nicolas L. est content.