07.12.2010
Top Ten Tuesday (Fictional Crushes)
Sur The Broke and the Bookish, c’était le 19 octobre dernier, mais pour certaines, c’est aujourd’hui : bovarysons sans complexes (Stéphanie joue aussi, et Caro prend le thème officiel). Personne ne m’en voudra de m’attacher en ce glorieux mardi aux personnages de séries télés, celles-ci faisant partie intégrante de ma vie fictionnelle. Les preux gentlemen que je m’apprête à citer ne sont pas les plus beaux ni les plus forts, parfois pas même des figures importantes de l’oeuvre dans laquelle ils apparaissent. Pourtant tous, à différents degrés, ont été des vrais béguins !
Top Ten Fictional Crushes

1. Cal Lightman (Lie to me)
Il déboule en chaloupant, se vautre dans un fauteuil, tout de guingois, transperce son interlocuteur de ses yeux égarés, puis se met à débiter trois mille questions en violant tout espace vital et en ne lâchant rien : cet homme est totalement inadapté et suprêmement inquiétant. Le plus grand spécialiste du mensonge au monde m’hypnotise à chaque épisode et aucune importance si les intrigues ont été conçues par des scénaristes en CM2. On est dans un univers de grand prédateur, les plus dangereux, ceux qui ne payent pas de mine; plaise au ciel qu’il ne s’assagisse jamais.
2. Gene Hunt (Ashes to Ashes)
Il appelle la nouvelle parachutée d’un nom de Champagne (Bols ou Bolly pour Bollinger), il croit en ce qu’il fait et ses méthodes peu conventionnelles ont un sens et un but : non, Gene n’est pas un gros lourd misogyne et bas du front, ooooh non. Sous ses airs bourrus se cache un chevalier, qui n’a pas peur de s’offrir sans minauder le moment venu (haine sur tous les scénaristes pour l’avant-dernier épisode de la saison 3, frustration is leur middle-name).
3. Eli Gold (The Good Wife)
Chargé de redorer l’image politique de l’ex-procureur-à-qui-on-fait-des-misères, Mister Gold est supposé être un méchant plein de magouilles, mais dans les faits il subit plutôt avec toujours un temps de retard. Pourtant, on sent une certaine stature qui ne demande qu’à s’épanouir, du sang et des coups fourrés, bon sang, faites-le exister un peu, ce bad guy en costume impeccable !
4. Jess Mariano (Gilmore Girls)
Jess est un bad guy, mais version flûte-et-zut-oh-mince-alors. Rebelle et paumé, c’est dans la lecture qu’il va trouver le salut (et un petit peu dans l’estime de Rory, c’est bien connu, les vilains s’exaltent dans la perdition des jeunes filles de bonne tenue mais c’est comme un sport, pour eux, voyez ? Du genre hobby et ça ne veut rien dire. Bon, il s’avère que Jess a vraiment des sentiments pour Rory, ce qui au final l’honore. Mais ne lui portera pas chance. Car à Stars Hollow, tout le monde est bien propre et gentil et on n’aime pas trop trop ceux qui dépassent...)
5. Spike ou William the Bloody (Buffy & Angel)
Il fut un temps où Spike était chartbé. Féroce, cruel, fort drôle aussi. Une petite blondinette apparut, et tout changea. Ce vampire a gagné son âme, Messieurs-Dames, au prix d’invraisemblables souffrances. Il a sauvé le monde et l’autre elle l’aime même pas ! She’s got stupid hair, anyway. Tsss.
6. Castiel (Supernatural)
Castiel est un ange d’un genre plutôt renfrogné et décalé, mais j’ai lâché en cours de 4° ou 5° saison la série où il se débattait dans un conflit énorme avec les forces du mal, filant un coup de main aux frères Winchester. Son inexpressivité était pourtant intéressante, couplée à l’intelligence musculaire de Sam.

7. Jack Harckness (Torchwood)
Ce qui est bien, avec le capitaine Jack, c’est qu’il ne fait aucune discrimination. De la plante verte à l’allien le plus repoussant, hommes, femmes, meubles, tout est à séduire et il répand ses charmes avec une générosité qui l’honore. Encourageons la gentillesse, cette valeur se perd.
8. Ripley Holden (Blackpool)
Ripley joue les fanfarons avec un art inégalé. Ce chef de famille n’a de pourri que les apparences (par ailleurs extrêmement séduisantes), et il vole la vedette à la pourtant mégastar écossaise tueuse de Daleks par la superbe humanité dont il est nimbé. Je te l’offrirais bien, moi, ton casino de luxe, Mister Holden.
9. Sherlock Holmes (Sherlock)
Un homme qui pense plus vite que la lumière ne peut que figurer dans mon Top Ten. Ses inquiétants yeux de chat enregistrent le moindre détail en un éclair, le relient à des données que le commun du mortel n’a même jamais envisagé de considérer, et il énonce en un débit précipité mais néanmoins parfait l’âge du disque dur, son classement wikio et le nom du futur roi d’Angleterre. Bénis soient Steven Moffat et Mark Gattis pour cette version contemporaine qui gère, ouèch, savaouB1, TKT.
10. Gregory House (Dr House)
C’est difficile de ne pas le citer, pourtant il faut bien le dire, Greg m’a déçue. Ce génial diagnosticien s’est perdu dans des intrigues répétitives à souhait, des hallucinations et des histoires de drogue, tout en malmenant son seul pote Wilson et en couchant avec sa patronne. Je ne le suis plus que d’un oeil occasionnel et je crois que le crush a vécu : so long, Doctor.
La semaine prochaine, nous ne suivrons pas non plus le thème imposé (Top Ten Books I'm Anticipating For 2011.), mais repêcherons celui du 2 novembre dernier : Books That Made You Cry.
Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : top ten tuesday, un jour, peut-être, mes fictional crushes littéraires, mais là, j’avais envie comme ça