08.05.2007

Mon Blockinou !!

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Lawrence BlockLes fleurs meurent aussi

Seuil, 2006
Points, 2007

 

Où l’on retrouve Matt Scudder, presque en retraite, rien n’a changé, mais rien n’est plus exactement pareil. Il a vieilli, se traine un peu, manque de réflexes, ne pulse plus aussi bien et pour tout dire, ne nous surprend en rien dans ce dernier opus. Pas vraiment remis du 11 Septembre, toujours fidèle aux réunions des AA, il se retourne souvent sur tous ceux qui l’ont accompagné des années durant et qui ne sont plus là. A ce propos, c’est une de nos vieilles connaissances qui va lui faire des misères. Elaine et TJ manquent eux-aussi de peps, pas une seule vanne de notre jeune ami, présent d’accord, mais fantomatique, particulièrement transparent.

Et pourtant, on retrouve ses marques, on a l’impression de renouer avec un vieil ami, ce monde-là, on le reconnait, dès les premiers mots on se réchauffe le cœur, aucune importance si l’intrigue n’est pas retorse. Le sale type de l’histoire, quand même, dans ses parties en italique, m’a donné la nausée, avec force descriptions : sale tordu.

Allez, Matt, tu t’en es sorti encore une fois, des plumes en moins, mais tu ne lâches pas, hein…

 

Traduction (USA) d’Etienne Menanteau
393 p.

 

En parlent aussi : Thierry Godefroid et Tamara

 

06.07.2006

Matt Scudder, des plumes perd...

Lawrence Block

 

Même les scélérats

Seuil, 1997

Un éditorialiste du Daily News, journal à sensation, a titillé par ses articles un tueur en série : Will, qui s’est autoproclamé La Voix du Peuple, lui envoie des lettres ouvertes dans lesquelles il annonce ses prochaines victimes, toutes des personnalités dont la disparition, selon lui, assainira la société. Lorsque Adrian Whitfield, grand avocat New Yorkais, est désigné comme future proie, il demande un coup de main à Scudder

Tous les indices sont là très rapidement pour nous désigner le coupable, et quand vers la page 200 on en a la confirmation, on se sent un peu floué : c’était trop simple. On enchaîne alors avec une intrigue parallèle, qui elle est trop technique. Je me suis un peu perdue dans les méandres des investissements financiers.

Heureusement la personnalité de Matt aussi est toujours là pour faire passer bien des choses, et l’épilogue nous montre une nouvelle facette du bourru : la générosité.

Traduction (USA) de Robert Pépin
335 p.

 

Ils y passeront tous

Seuil, 1999

1997, tout soudainement Mick Ballou et Matt Scudder deviennent la cible de tueurs inconnus : Agressions, bombe, et assassinats divers dans leur entourage, aucun doute, on cherche à leur passer un message, et ce dernier est très clair : Vous y passerez tous.

Avant de chercher à comprendre qui est derrière tout ça, pourquoi et qui les renseigne, nos deux amis envisagent de partir se mettre à l’abri. Juste une seconde, en fait, avant de commencer à fureter…

Un opus où on panique un peu quand les personnages emblématiques des aventures de Scudder commencent à tomber comme des mouches : Oh non pas lui ! Attention à l’autre ! Comme les « importants » ne sont plus hors d’atteinte, on se met à sérieusement craindre le pire et du coup on lit chaque page avec précaution, sur la pointe des pieds.

Autant vous dire qu’on est assez malmené dans les rues de New-York par les temps qui courent. Finalement comme dans la vie (enfin presque…).

Traduction (USA) de Robert Pépin
388 p.

 

Trompe la mort

Seuil, 2002

Tout se renouvelle ici, la construction et le genre, qui penche plus vers le thriller que vers le polar classique. Néanmoins Matt reste Matt, et faut pas l'énerver.

63 ans, notre ami, et toujours réfractaire à l’informatique. 18 ans qu’il n’a pas touché une goutte d’alcool, qu’il se rend fidèlement deux à trois par semaine aux réunions des AA. Mais son passé le rattrape avec la mort de sa première femme, l’occasion pour lui de voir ses fils. Il croyait avoir réglé ses problèmes de conscience, constate que le temps pose juste un voile, sans rien effacer.

Alors pour secouer un peu ce bourdon qui ne veut pas dire son nom, il se lance tout seul dans une enquête, bouclée par la police, dont il trouve la solution trop commode pour être honnête.

Et en effet, il semblerait que l’assassin court toujours. Il joue au petit malin, sans en avoir complètement la carrure cependant, et son goût pour Internet pourrait bien le perdre. Mais qui est-il, que cherche-t-il ?...

Un dénouement qui nous donne l’eau à la bouche, on veut la suite, vite, vite !

Traduction (USA) d’Etienne Menanteau
424 p.

19.06.2006

Block un jour, Block toujours !

 

Lawrence Block

Editions du Seuil
Traductions de Robert Pépin

 

La balade entre les tombes

(1994)

Un an et demi après le sale épisode des snuffmovies, Scudder est engagé par un trafiquant de drogues; sa femme a été enlevée, et rendue contre rançon, mais découpée en morceaux. Alors même s’il n’a pas une grande passion pour les dealers, ce dernier point rend Matt certain qu’il a là affaire à des tueurs en série. Il plante ses crocs dans l’histoire, et comme d’habitude, ne lâchera pas avant d’avoir posé un point final…

En parallèle, TJ qui prend de l’importance, Mick en séjour en Irlande (« C’est un chouette pays, l’Irlande, mais je vois pas qui pourrait avoir envie d’y vivre. »), et Elaine, notre belle Elaine, qui…Ah il faut le lire vous-mêmes !

Sans oublier toujours le côté social, les States toujours en avance d’un métro sur la France (débat sur la légalisation des drogues douces, par exemple, en 1992…)

408 p.

 

Le diable t’attend

(1995)

Commençons tout de suite par ce qui m’a gonflé, coup sur coup dès les premières pages :
urban legend traduit par, tenez-vous, « folklore citadin ». Héé si.
« Notre chambre comportait un lit à baldaquin, une table de toilette et un sceau hygiénique »
En cire ?
Pfff.
Mais je reviens à mes légendes urbaines. C’est quand même Robert Pépin, le traducteur. Pas le premier venu, directeur de collection, tout ça, alors si ça se trouve il a voulu faire de l’humour. Va savoir. Un truc pour initiés, genre second degré d’intello, chais pas.
C’est le genre de petit détail qui me turlupine des jours, ce truc.
Je me fatigue moi-même.

Ceci dit tout le brio de Monsieur Pépin ne lui aura pas épargné THE boulette, le truc que décidemment, je ne peux lui pardonner.

Non, Monsieur Pépin, l’acronyme célèbre dans la police n’est absolument pas BOTONCUVAFAP pour Bouge Ton Cul et Va Frapper Aux Portes, non.

Rosine Fitzgerald l’a beaucoup mieux rendu en 1985, par AGOPAPAP pour Assez Glandé On Passe Au Porte A Porte.

Alors bon, déjà qu’il faut se retaper tout l’historique des personnages à chaque nouvelle enquête, si en plus la traduc ne tient pas compte des précédents opus…

Je milite fermement pour Rosine Fitzgerald seule traductrice officielle de Lawrence Block, messieurs de chez Seuil.

Sinon cet opus est bon, comme toujours, un sdf est accusé d’avoir tiré 4 balles à bout portant sur un avocat dans la rue. Lui-même n’ayant pas les idées très claires, son frère embauche Matt pour voir si c’est avéré, ou pas. Jan ressurgit, mais subrepticement, car…

Suite dans le roman !

370 p.

 

Tous les hommes morts

(1996)

De tout temps, les hommes ont aimé les confréries, les réunions d’initiés avec rites immuables. Ce club-ci remonterait parait-il au roi Salomon, et sa seule obligation tient en un dîner annuel. Au départ 31, ses membres se voient rétrécir comme peau de chagrin. Alors malchance particulièrement centralisée ou autre explication ? Scudder va accepter de se pencher sur la question, qui va l’emmener pour une fois dans un New-York un peu plus huppé.

D’ailleurs il se fait un peu pépère, notre Matt. Il a passé le cap des 10 ans de sobriété, s’embourgeoise tranquillement avec Elaine qui tente (maladroitement, pour ce que j’en ai pensé) de pimenter leur relation, voit arriver la soixantaine mais ne se retourne guère sur sa trajectoire.

Et ce n’est pas la conclusion qui va réveiller tout ça….

340 p.

 

07.06.2006

Quatre petits tours à New York

Lawrence Block

Le blues des alcoolos

Gallimard, 1987


Matt est sobre, rangé des voitures. Tout a changé dans sa vie, et il choisit de nous narrer une de ses anciennes enquêtes, vieille de dix ans. En ce temps là, la ville était pour lui une succession de bars, et c’est un patron de troquet qu’il avait aidé. Enfin « aider » est un drôle de mot, rend-on forcément service quand on découvre la vérité, ne vaut-il pas mieux parfois laisser les gens se bercer d’illusions?... Matt a tranché, mais n’a pas découvert pour autant la réponse à cette question.
On apprend aussi le subtil distinguo entre bourbon et scotch.
Dans l’idée moi ce serait bourbon, assurément.

Traduction (USA) de Daniel Lemoine
307 p.

 

Drôles de coups de canif

Gallimard, 1990

 

Sobre depuis trois ans et deux mois, Matt se lie vaguement d’amitié avec Eddie, rencontré aux AA. Avant que leur histoire n’aille très loin, ce dernier meurt, apparemment suicidé. Embauché par des parents inquiets de n’avoir plus de nouvelles de leur fille, Matt fera d’une pierre deux coups et se renseignera patiemment sur ces deux affaires…
On évolue encore dans cet opus des aventures de Matt Scudder et c’est tout tranquillement que Lawrence Block s’affirme comme un écrivain à part entière, reléguant le genre polar au second plan de son roman.
Matt ne verse plus 10% de ses gains aux églises mais les distribue à qui le demande dans la rue (sous forme de un dollar), ne voit plus ses fils, et s’accroche jour après jour pour ne plus boire.
L’atmosphère est grise plutôt que noire, on porte son fardeau et on est plutôt contents de le faire.
Quelques très jolis portraits parsèment le récit, quelques passages qui méritent largement d’être lus plusieurs fois.
L’enquête proprement dite est de l’ordre du puzzle, à l’image de l’entêté Scudder qui manipule les faits et les récapitule dans tous les sens.
Un bonheur.

« Elle n’avait pas d’avenir dans le théâtre, dit-elle. Je crois qu’elle le savait, ce qui lui donnait un point d’avance sur la plupart des autres.
- Elle ne valait rien ?
- Elle n’était pas mal. La plupart des autres sont comme ça. Oh, il y en a bien quelques-uns qui sont franchement minables mais la plupart de ceux qui arrivent jusque-là ont certaines capacités. Ils ne sont pas mal. Ils peuvent même être bien, ils peuvent même être très bien. Mais ce n’est pas assez bien.
- Que faut-il d’autre ?
- Il faut être formidable. Nous voulons croire que pour réussir au théâtre, il faut qu’on nous donne notre chance, ou que c’est une question d’avoir de la chance en général. Ou qu’il faut connaître des gens bien placés ou coucher avec des gens biens placés. Mais ce n’est pas vraiment comme ça qu’on arrive. Les gens qui réussissent sont extraordinaires. Il ne suffit pas d’avoir du talent. Il faut être bourré de talent. Il faut illuminer la scène ou l’écran de cinéma ou de télévision. Il faut être étincelant. »

Je connais d’autres milieux où ça s’applique à la lettre aussi….

Traduction (USA) de Rosine Fitzgerald
308 p.

 

Un ticket pour la morgue

Gallimard, 1992

 

Un cintré total (qui n’a pas été sans me rappeler le Ben de Doris Lessing) a été incarcéré il y a 12 ans grâce à un coup monté de Scudder. Il a juré de se venger, en tuant une par une toutes les femmes de Matt, avant de s’occuper de lui. A sa sortie de prison, il met ses menaces à exécution…

Un excellent opus du grand Matt Scudder qui est un peu gâché par deux choses : la traduction, vraiment académique et beaucoup trop littérale (exemple : brave cœur) et la correction qui a laissé passer des trucs…. Enervants ! (exemple, des tirets de dialogues incongrus ou manquants, un passage sur la vitamine B12 qui surgit de nulle part et ne s’insère en rien au moment ?? On peut couper, mais il faut garder un peu de cohérence !!...)

C’est crispant de s’interroger sur la forme quand le fond est si bon, on retrouve ici plein de personnages des précédentes aventures, la belle Elaine qui va nous faire très peur, le mac reconverti en antiquaire, Mickey le boucher, etc. et notre héros, bien entendu, pour qui l’abstinence n’est jamais évidente.

Traduction (USA) de F.M. Watkins
342 p.

 

Une danse aux abattoirs

 

Où l’on retrouve bien évidemment Joe Durkin, le flic trop gros qui boit trop, et qui conseille discrètement Matt aux gens pour toucher sa com. Durkin dont la philosophie pourrait se résumer à :  Merde, moi, si on me donnait le choix entre devenir maire et me pendre, je dirais « Donnez-moi la corde ! »

Mais où surtout on aborde le sujet des snuff-movies, et c’est glauque, tordu et gerbant.

Très perturbée aussi par l’acte final de Scudder, en désaccord total avec ce qu’il ne cesse de nous répéter depuis les premiers opus. Alors bon, moi si on me change mes héros, je vacille….

Très partagée, donc.

Traduction (USA) de Rosine Fitzgerald
409 p.

 

23.05.2006

Agopapap !

Lawrence Block


Grâce à la liste de Cathe, (merci encore !) me voici lancée dans la série des Matt Scudder par le début. Petit truc bien énervant, dans chaque tome on a droit à la même explication sur sa démission de la police, et à la présentation sommaire des mêmes personnages. Du coup on connait tout ça par coeur !

Donc il a démissionné de la police assez récemment, (nous sommes dans les années 70) après avoir tué par accident une petite fille. Il est divorcé, père de deux fils qu'il voit très peu. New-Yorkais jusqu'au bout des ongles, il boit trop. Jamais décrit physiquement, c'est au travers de sa personnalité qu'on apprend polar après polar à le découvrir, à l'aimer.

 

Les péchés des pères

Seuil, 2000


Wendy Hanniford a été tuée par son colocataire, qui s'est donné la mort après son arrestation. Le père de la jeune fille embauche Scudder pour lui dresser un portrait des deux jeunes gens, pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Morceau par morceau, se dessine un puzzle morose, qui tourne autour des pères, de tous les pères.

Ah l'ambiance est morose. Pas franchement noire, ni grinçante, on n'a pas le coeur à la rigolade encore, on se remet doucement à chercher du sens à la vie, on verse 10 % de ses gains aux églises, on participe au grand jeu de la corruption à tous les étages.

Mais j'ai confiance, Matt ne va pas en rester là. Hein, non ?

Traduction (USA) de Robert Pépin
189 p.

 

Tuons et créons, c'est l'heure

Editions du Seuil, 1996


Un ancien indic passe un marché avec Matt : il lui passera un coup de fil chaque semaine pour confirmer qu'il est toujours vivant. S'il n'appelle pas, c'est donc qu'il est mort, et s'il est mort, il faut prendre connaissance de l'enveloppe qu'il lui a confiée. Mais cette histoire là est compliquée, et peut s'avérer dangereuse. Alors boulot ou pas ? Match avec ses fils ou biture consciencieuse ? Pas facile la vie d'épave honnête...

Une bonne petite enquête avec neurones à torturer, où l'empathie tient un grand rôle. Déjà un peu d'ironie comme j'aime, dans les rapports avec ses ex-collègues. Et un New-York sordide.

Traduction (USA) d'André Roche
204 p.

 

Au coeur de la mort

Seuil, 1998

Jerry Broadfield est très mal vu en ce moment par ses collègues flics : il a décidé de balancer au procureur adjoint des informations sur la corruption dans la police New-Yorkaise. Quand une prostituée spécialisée dans le sado-maso révèle à la presse un prétendu chantage de sa part, il embauche Matt Scudder pour savoir qui commandite ça. Bien que circonspect sur les motivations de Jerry, Matt accepte, quand soudain...

J'ai eu l'impression d'avoir déjà lu mot pour mot tout le début. C'est agaçant, il ne me semble pas avoir déjà eu ce bouquin entre les mains, je me demande si Lawrence Block n'aurait pas repris ça dans Lendemains de terreur, (ou Cendrillon mon amour ?...) en le modifiant ?...

Sinon une enquête impeccable entre bourbon et café, la tournée des bars, une histoire d'amour inattendue dans toute cette noirceur et à laquelle j'ai cru à fond et je reste coite au dénouement : pas possible que ça s'arrête là ?... Vite, le tome suivant !

Traduction (USA) d'André Roche
192 p.

 

Huit millions de façons de mourir

Gallimard, 1985

Voilà le vrai début du grand Matt Scudder ! Un roman qui est beaucoup plus qu'un polar, stylisé, maitrisé de bout en bout, profond et captivant.

Chance, un souteneur atypique, l'engage pour découvrir l'assassin d'une de ses call-girls. Mais Matt est dans une sale période. L'alcool est en train de le tuer, et entre deux séances de désintoxication à l'hôpital, il tente de résister sans être en possession de toutes ses capacités.

Et l'atmosphère New-Yorkaise est de plus en plus dense, prend sa place comme un personnage à part entière.

« Sur le chemin de mon hôtel, je m'arrêtai dans un snack et pris un potage, un sandwich et un café. Il y avait dans le Post une curieuse histoire. Cela se passait à Queens où deux voisins de chamaillaient depuis des mois à cause d'un chien qui aboyait en l'absence de son maître. La veille au soir, le propriétaire du chien promenait l'animal quand celui-ci leva la patte contre un arbre qui poussait devant la maison du voisin. Il se trouva que le voisin regardait justement la rue. Il s'empara d'un arc et d'une flèche et tira d'une fenêtre du premier étage sur le chien. Le propriétaire du chien courut chez lui et revint armé d'un Walther P.38, souvenir de la Deuxième Guerre mondiale. Le voisin se précipita lui aussi dans la rue avec son arc et ses flèches et le propriétaire du chien lui tira dessus et le tua. Le voisin avait quatre-vingt-un ans, le propriétaire du chien en avait soixante-deux et les deux hommes habitaient l'un à côté de l'autre depuis plus de vingt ans. L'âge du chien n'était pas précisé mais il y avait une photo de l'animal tirant sur sa laisse que tenait un officier de police en uniforme. »

On se régale aussi des abréviations du jargon policier, par exemple PPP (Personne Psychologiquement Perturbée), ou Agopapap (Assez Glandé On Passe Au Porte A Porte).

Ce qui est hyper fort, aussi, c'est toute la psychologie de l'alcoolique (mais ça peut vraiment s'appliquer à n'importe quelle dépendance), qui alterne entre raisonnements tordus pour céder et détermination farouche, en passant par les petites phrases salvatrices auxquelles se raccrocher.

On est très émus, aussi, à la dernière phrase.

Moi ça y est, j'ai succombé gravement à Matt Scudder.


Traduction (USA) de Rosine Fitzgerarld
379 p.