22.03.2011
Top Ten Tuesday (Bookish Pet Peeves)
Tous ces petits trucs qui n'ont l'air de rien mais qui nous tapent sur le système dans un livre (traduction de Karine, Bookish Pet Peeves c'était peu clair pour moi).

(Nouveau logo chez The Broke and The Bookish)
1. Dégingandé/gangling. J'ai longtemps eu un problème avec ça, ne sachant jamais s'il fallait prononcer "guin" ou "jin" (alors qu'en fait c'est évident) et trouvant surtout que pas un seul roman n'y échappait, souvent par paquet de douze, tous les personnages un tant soit peu inquiétants sont dégingandés. Et puis en fait maintenant peu me chaut, cette obsession est derrière moi, circulez en paix les échalas.
2. Cette tournure de phrase dont j'ignore le nom et qui consiste à appuyer ce qu'on vient de dire en le faisant sonner comme une menace, en ouvrant l'inquiétude. "Elle prit une plaque de chocolat, sans savoir que ce serait la dernière qu'elle aurait jamais l'occasion de manger." "Il la maudit silencieusement, elle ne vit rien. Il leur restait 40 secondes à vivre." etc. Je trouve toujours ça facile (et souvent je le dis, à voix haute : "Facilitéééééé ! Houuuuuu !", sauf pour Stephen King, qui a INVENTé le truc, qui le maîtrise avec une précision à faire pleurer un horloger, qui stoppe nos respirations avec et qui, de toute façon, c'est simple, a tous les droits. Love you Stephen.
3. La surcharge. Qu'on puisse se faire une idée de tous les personnages ou lieux ou évènements qui entrent en compte dans un roman, c'est bien, mais que l'auteur éprouve le besoin de décortiquer chaque nouvel élément en détail à son apparition, ça devient vite insupportable.
4. Le lyrisme échevelé dans les descriptions. "Il examina le jeune troubadour aux cheveux de feu avec une incrédulité grandissante." "Elle aimait s'accrocher à lui tandis qu'ils fusaient à travers la campagne sur sa moto, par-delà les ruisseaux, les clairières, les vallons - L'Angleterre de ses rêves." J'ai déjà décroché, pour ma part.
5. La surcharge, encore. Quand dans un roman tout démarre très bien, intrigue intéressante, style adéquat, et soudain déboule un secret où l'on apprendra qu'en fait, l'héroïne est devenue folle parce qu'elle avait été agressée, alors qu'elle était enceinte, par quelqu'un en pleines convulsions dûes à une maladie génétique rare et non diagnostiquée (elle perd le bébé); des années après c'est la fille de cet agresseur qui, par une coïncidence tragique, tombe en amour avec le fils de l'héroïne, ce qui déclenche une reconnaissance au niveau inconscient et enclenche la folie. Je n'invente rien.
6. Le calme plat. Quand j'ai lu un livre, entièrement, facilement, et qu'une fois terminé je n'ai aucune idée de ce que j'en pense, rien à en dire, rien à en garder-conserver-ruminer-intégrer-digérer. Un peu comme si j'avais regardé la télé.
7. La couverture tueuse. Celle qui affiche en gros plan le truc qu'on n'apprendra qu'à la page 103, flinguant tout effet, annihilant toute surprise.
8. La révélation dans le dernier chapitre. Je déteste ça, j'ai besoin de comprendre un peu avant, et qu'on prenne la peine de prendre congé après cette révélation, civilement, pour indiquer qu'on n'est pas dans un jeu, que ce n'était pas le but ultime du roman, que ça continue et que même, ça reste intéressant.
9. La 4° de couv prétentieuse. Pour la comprendre faut avoir fait 17 ans de philo, et quand tu lis le roman tu l'adores, il n'a rien à voir avec ces phrases pompeuses et excluantes.
10. La 4° de couv qui te raconte tout, ou qui en raconte trop. Un peu comme les bandes annonce au ciné, qui concentrent souvent le meilleur. Amanda a une technique géniale quand elle prête un livre : si la 4° déconne, elle la couvre. J'adore !
Elles topténisent aussi : Karine, Fashion, Jamie a fait un vlog, j'adore ! (in english), Geishanellie, Shopgirl, Jainaxf, Vilvirt, ...
Anna (US) détonne, attention, image horrible pour beaucoup de monde (moi j'adhère à 200 %) :)
Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : top ten tuesday, le retour, ce thème est très inspirant, me suis pas du tout énervée avec, non