17.11.2011

Do you not believe in undying love ? Not outside the pages of a novel.

there is not a man in the worl,who cannot be forgot in 3 months,nay,3 weeks,or 3 days,let alone 3 years.,1818. Lizzie et Darcy ont eu 21 belles années de mariage déjà, et sont à la tête d'une famille nombreuse. 5 filles et 2 garçons. Ils ont élevé leur petit monde à Pemberley, loin de l'agitation mondaine, mais viennent de partir pour une année, au moins, à Constantinople, laissant les garçons, encore petits, dans le Derbyshire avec leur grand-père Mr Bennet. Les soeurs, c'est autre chose, elles ont droit à une saison londonienne ! Sous la protection conjointe des Fitzwilliams et des Gardiners, elles vont mettre à mal la bonne société...

Elles sont remuantes, nos héroïnes. D'abord il y a Letty, l'aînée (21 ans) : elle a la beauté de sa tante Jane, mais le caractère de sa tante Mary (pour tout dire elle est insupportable de prêchi-prêcha, elle a peur de tout). Viennent ensuite Camilla (19 ans), qui est tout sa mère, moins jolie mais la langue déliée et l'esprit bien fait, puis les jumelles de 17 ans (délurées au possible), et enfin Alethea, la benjamine, autour des 14 ans il me semble, dingue de musique.

Elizabeth Aston est une janéite passionnée, et si je n'attendais rien de spécial de cette sequel de P&P, je l'ai eu : plus qu'une suite, c'est un pastiche, en fait. On ne parvient jamais tout à fait à se prendre d'affection pour personne (c'est fâcheux tout de même), on a la trame à l'identique (avec recherche de maris, chaperons plus médisants que les intéressés, fuite contre toute bonne conduite avec le premier venu, ersatz de Darcy qui arrange tout, etc.), et on regarde tout ça avec un étonnement de plus en plus croissant. Un curieux vocabulaire dans la bouche de jeunes filles, un méchant (le beau-fils de Caroline Bingley) qui est présenté comme un Valmont flamboyant et qui se cache derrière ses oreilles en 2 temps 3 mouvements, mouvements qui sont tous, d'ailleurs, mais alors tous, devinés bien avant les intéressé(e)s par la lectrice : c'est à se demander pourquoi on va au bout.

Mais le fait est, j'y suis allée, au bout, pour découvrir une Camilla qui refuse d'éteindre la lumière au moment de sa nuit de noce : j'ai ri. Et c'est sans doute ce qui m'a plu, au fond, dans ces pages vraiment pas austéniennes, une volonté certaine de provoquer.

 

Mr Darcy's Daughters - Elizabeth Aston (2003) 360 p. (pas traduites en français)