22.05.2009

"The dickensian charm"

"Les chroniques de Mudfog" n'ont été éditées en France qu'en 1988 (traduites par Paul Couturiau) aux Editions du Rocher et à l'instar du public contemporain de Dickens, je préfère les gros romans, bon. Je les lirai néanmoins, quand j'aurai épuisé les romans, et j'en parlerai donc plus tard.

Mais la préface ! Mazette, du petit lait ! Signée Pierre Gripari, elle se lit et se relit et s'approuve et occasionne des petits rires ravis qui sont l'ultime preuve, s'il en est, que quelqu'un pense comme vous et qu'il sait le dire : le monde est bien fait.

Morceaux choisis, mais les treize pages sont délicieuses :

 

"Les gens qui n'aiment pas Dickens sont des gens qui ont une faille, une fêlure.. Il leur manque un petit quelque chose."

"[Dickens] est le Roman par excellence, le Roman essentiel, intégral et typique, à l'état chimiquement pur, si j'ose dire. Chez lui la formule du genre est complète, avec toutes les bienheureuses contradictions que cela suppose."

"Son monde, il ne le décrit pas, il ne le reproduit ni ne le photographie : il le rêve, il le projette, l'enfante."

""The dickensian charm"; quelque chose d'indéfinissable, d'impondérable, d'inexplicable, de vaguement scandaleux, ce petit je ne sais quoi qui fait que l'on s'amuse quand on lit Dickens, que l'on est captivé, qu'on y revient toujours"

 

Foutre oui ! (Ceci est encore une citation. Me permettrais pas.... ;o))