03.06.2011
Quant aux effets des neuroleptiques sur le furet, il eût été dommage qu'ils restassent confinés aux sphères académiques.
On ne s'intéresse pas assez à la zoologie, et on a tellement tort. Heureusement, Edouard Launet s'y est colleté, avec dans l'idée d'aller y voir, humblement, hardiment, et surtout gaiement. Et de gaieté, on n'est pas privés ! Cet ancien ingénieur et journaliste scientifique (et reporter au service Culture du quotidien Libération) a une plume alerte et délicieuse. En vignettes de deux pages, il nous entretient de l'évanescence du lapin, de l'iridescence du charançon, de l'éveil du manchot, de la britannicité des siphonaptères ou de la carcasse du porc, entre autres (69 entrées au total). Avec un esprit très frondeur, il nous transmet le meilleur de ses lectures scientifiques et en tire une substance souvent très, très réjouissante.
J'ai hurlé de frustration quand ça s'est arrêté, totalement impossible que j'en reste là, j'ai commandé toute la bibliographie disponible d'Edouard Launet, qui m'a souvent évoqué le merveilleux François Rollin.
Drôle, intelligent, fin : pour la peine, je me suis risquée à vous en lire deux extraits :
Dureté du scarabée
Virages de la libellule
Au fond du zoo à droite - Edouard Launet
Seuil, collection Science ouverte, 2009, 170 p.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pour être plus gros, les insectes n'ont qu'à se faire pousser des trachées plus large, vous direz-vous, avec le solide bon sens qui fait votre charme, c'est aussi ce que se sont dit, deux chercheurs américains en physiologie animale, les dr kaiser et quinlan, mais eux, contrairement à vous, se sont dotés des moyens de vérifier cette hypothèse
