07.02.2011
La petite et le vieux - Marie-Renée Lavoie
C'est Agnès qui a découvert ce roman, atteignant Karine qui l'a offert à Yue Yin, laquelle s'est vue honteusement réclamer un prêt (merci merci merciiii), et voilà, hop, la merveille est dans mes mains, avant de continuer sa route vers Cathulu (qui n'est pas au courant) puis Fashion (qui a une PAL à hauteur de la magnificence de Colin Firth), tandis que Caroline l'a déjà dans sa PAL mais achoppe sur notre insistance; car, oui, nous sommes comme ça, quand on aime quelque chose on voudrait convertir la terre entière, que celle qui n'aime pas qu'on aime ce qu'elle aime nous jette la première carte bleue, on saura en faire bon usage, allez.
Les billets des blogueuses précitées offrant un panorama des plus complets sur La petite et le vieux, merveilleux roman de Marie-Renée Lavoie, je peux sans honte me contenter de crier tout mon amour sans être contrainte d'en répéter les grandes lignes, si c'est pas cool, ça.

Tout, absolument tout est délicieux dans ce roman. Il est attachant au-delà des mots, dose avec une exactitude et une subtilité inouïe le vernaculaire des dialogues et une narration d'une langue somptueuse de beauté et de délicatesse. Il nous fait rire et pleurer, nous semble raconter ce qui se passait dans notre propre imaginaire quand on était enfant, même si c'était avant, et de l'autre côté de l'océan. Les anecdotes sont racontées selon un angle très pudique, on ne va jamais chercher l'effet pathos et grandiloquent, on évoque comme regardé depuis le coin de mur de la petite Joe, en oblique, et par-là même on frappe bien fort. Quand c'est drôle (et ça l'est souvent), le rire sonore s'échappe seul de notre poitrine, quand c'est poignant, on ne se rend même pas compte qu'on a déjà trempé un mouchoir : ça fait mouche, bingo, dans le mille, à chaque fois. A-cha-que-fois.
"- Je tiens à dire que je ne suis pas fâché, mais très déçu.
Coup de poignard. La déception, la pire de toutes les émotions qu'un père peut éprouver à l'égard de ses enfants. Celle qui dit "j'ai eu tort de penser tout un tas de belles choses de toi". C'est l'émotion miroir qui nous confronte à un nous enlaidi, déformé : on se croyait beau, on ne l'est plus, on ne l'a peut-être même jamais été. Et la déception n'engendre pas, comme la colère, quelqu'un qui crie, qui frappe, qui serre les dents pour se braquer et se défendre; on est laissé à soi, forcé de s'inventer une façon de réagir, qui n'est jamais qu'une façon de se détester un peu."
On a une épée, un étalon blanc et des cheveux absurdement longs, alors la vie est belle et facile. Quand ça va pas, on se console avec l'idée que nos cheveux poussent, et vite à part-de-ça, rapport. La grande soeur Jeanne nous fait peur avec sa sécheresse, mais un jour elle nous dira "tu vois que t'es capable" et ça nous consolera un peu du poids infini que porte notre père et qu'on n'arrivera jamais à alléger. On adopte bien vite le système de Cynthia pour servir au bingo, et on pleure de rire quand les cuistots callent les commandes. On apprend à nettoyer les lavabos comme s'ils sortaient tout droit de l'usine... On sait bien que Maman-c'é-toute est une gaufrette, et qu'on a, au fond, une formidable envie de vivre.
"J'étais handicapée d'une hyperlucidité qui me volait toute forme de salutaire insouciance."
Un coup de coeur absolu et foudroyant.
05:00 Publié dans Livres : J'adore | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, quebec, roman génial, j'adore, je frétille, c'est le bonheur |
11.05.2006
La grâce
Gabrielle ROY

La petite poule d'eau
Boreal compact, 1994
Nous faisons connaissance avec Luzina Tousignant et sa famille. Ils habitent sur l'Ile de la petite poule d'eau, dans le Manitoba, au Canada. Leur petite maison est bien isolée, mais Luzina la peuple chaque année d'un nouvel arrivant, occasion qui lui permet de faire SON voyage de l'année jusqu'à la "grande" ville la plus proche. Un jour, lui vient l'idée de créer une école d'été, et la vie de tous sera transformée par les différents enseignants qui se succèderont. Le capucin de Toutes-aides les rejoint lui aussi, nous faisant profiter au passage de son expérience personnelle...
Diantre ! Fichtre ! Sacrebleu et tout le toutim.... Voici un livre que vous pouvez lire à tout âge, dès 10-11 ans. Et je suis sûre qu'à chaque fois vous trouverez un autre angle... C'est comme Laura Ingalls et sa petite maison dans la prairie....
Gabrielle Roy nous offre un monde pur, poétique mais dans le sens populaire du terme, sincère, hyper attachant...
Vous ouvrez ce livre, 3 heures après vous y êtes encore, presque fini, et vous avez l'impression que 10 mn viennent à peine de s'écouler....
En plus de l'histoire, des tas de petites choses m'ont fait sourire, comme le fait qu'un nom très répandu dans ce coin du Canada soit Parisien, parce que les belles métisses il y a bien longtemps avaient craqué pour les beaux yeux bleus d'un Français dont on a oublié le nom... Parisien ou MacKenzie, (il n’y avait pas que des français) ce sont les noms choisis par une majorité d'indiens lorsqu'il leur a fallu se déclarer à l'état civil.
269 p.
Ces enfants de ma vie 
Boreal compact, 1993
Ici Gabrielle Roy nous parle des enfants qui l'ont marquée pendant sa carrière d'institutrice au Manitoba.
Ce sont essentiellement les débuts de sa carrière qu'elle relate, alors qu'elle était encore très jeune et si elle n'a apparemment jamais trop eu de doutes quant à sa façon d'enseigner, elle remet beaucoup en question son rapport aux autres. En y repensant elle voit bien comme certaines de ses réactions étaient dictées par sa propre jeunesse, parfois très maladroites, parfois magnifiquement efficaces....
C'est par endroit émouvant, drôle, toujours juste.
J'ai préféré certains enfants (les plus jeunes), mais jamais ne s'est relâché mon intérêt.
Après avoir pu l'écouter s'exprimer en interview sur le net, j'ai eu l'impression de l'entendre tout au long du livre, avec sa voix toute douce, ses pauses, sa façon de raconter, son tout léger accent ....
Je pense vraiment que plus on la lit, plus on apprend à la connaitre, et plus on s'attache à elle.
185 p.
La route d'Altamont
Boréal compact, 1994.
4 histoires qui se lient jusqu'à n'en former qu'une grande et seule. En filigrane le thème du voyage, vers la mort dans la première nouvelle avec sa grand-mère très âgée, vers LE plus grand lac du monde (Winnipeg) avec un ami très cher encore plus âgé que sa défunte grand-mère dans la 2° , dans une carriole de déménagement dans la 3°, et en voiture avec sa mère sur la route d'Altamont dans la dernière.
J'ai trouvé que le tout avait pas mal vieilli. Très suranné, limite ringard. C'est horrible à dire, non ? Oui je sais, j'ai honte. Mais c'est vrai. Cependant Gabrielle Roy a ce don incroyable de tellement détailler ce qu'elle veut dire qu'on se surprend à hocher la tête, comme ces chiens dans les voitures dans les années 70, on approuve à longueur de pages.
C’est plein de belles vérités, de bon sens.
Je suis partagée en fait.
Mais si je veux être honnête ça ne m'a pas emballée.
255 p.
La détresse et l'enchantement 
Boréal Compact, 1996
Début de son autobiographie, c'est vraiment le cœur serré que l'on s'arrête à la dernière page, alors qu'on en est encore au tout début de sa vie, qu'on a l'impression que tout reste à venir.
Elle nous parle comme à des amis, mêlant de jolies expressions poétiques son récit, limpide, pur et charmant.
"Est-il dont possible qu'on ait en soi de quoi remplir des tonnes de papier si seulement on arrive à saisir le bon bout de l'écheveau ?" demande-t-elle. Dans son cas, à n'en pas douter.
J'ai beaucoup ri aussi au récit de son arrivée à Paris, ses mésaventures sur le quai de la gare, cette vision des français est toujours d'actualité !
Toujours, elle semble s'étonner de la sympathie et l'affection qu'elle suscite spontanément, si seulement elle pouvait savoir comme 21 ans après sa mort, c'est toujours le cas....
J'ai trouvé aussi qu'elle démontrait un énorme courage, de partir ainsi à l'aventure en Europe, seule, à l'époque...
Bref, j'aime beaucoup Gabrielle Roy, elle me fascine et m'est très proche tout à la fois. Je suis heureuse qu'il me reste encore d'autres livres d'elle à découvrir.
505 p.

La rivière sans repos
Boréal Compact, 1995
Boréal a réuni dans ce recueil 3 courtes nouvelles esquimaudes, suivies du roman en titre.
On se plonge donc dans la communauté des Inuit de l'Ungava, juste après la 2° guerre mondiale, au moment où le progrès vient bouleverser les habitudes ancestrales de ce peuple qui a bien du mal à s'y retrouver.
C'est un bonheur du premier au dernier mot !
On s'amuse comme des enfants avec Barnaby qui découvre les espiègleries à faire avec un téléphone, on constate l'inutilité totale du fauteuil roulant dans ces contrées, on partage la perplexité qu'amène les soins face à la maladie à un peuple habitué à accepter son sort.
Et surtout on rencontre Elsa, qui toute sa vie balancera entre les deux civilisations. Elle sait nous toucher profondément, c'est un magnifique personnage de mère qui se donne et reçoit bien peu en échange...
Un univers épatant, une écriture toujours juste et belle : le top.
248 p.
15:00 Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : gabrielle roy, québec |
24.03.2006
Michel Tremblay, mon héros
Michel Tremblay


Chroniques du plateau Mont-Royal
Tome 1. La grosse femme d’à côté est enceinte
Actes Sud, 1995 
Une journée à Montréal, en 1942, ni extraordinaire ni vide, plein de personnages tous très bien présentés, une touche de fantastique, d'humour, d'amour, mais surtout, surtout : Une palette extrêmement bien rendue des variétés de la nature humaine.
C'est savoureux ! Comment ne pas comprendre ces différents héros et héroïnes, empêtrés dans leur caractère, brûlant tous du désir de se faire comprendre, s'aimant, se détestant...
Il y a bien sûr un chat, ne cédant pas sa place dans l'histoire, on rencontre même Laura Cadieux encore jeune ! La pauvre se voit gonfler de jour en jour, ayant la malchance (!) d'avoir épousé un maître-saucier qui exerce ses talents sur elle....
J'aime tout dans ce livre. Et par dessus tout la grande sensibilité de Michel Tremblay qui transfigure l'ordinaire...
288 p.
Tome 2. Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges
Actes Sud, 1995
"Thérèse pis Pierrette" sont en fait un trio : il faut ajouter Simone. Nous sommes un mois après le 1er livre, les cours à l'école des Saint-Anges ont repris.
C'est surtout les 3 fillettes qu'on va suivre dans ce second tome. Simone a été opérée de son bec de lièvre, Thérèse est toujours en proie aux tourments de l'éveil des sens, et Pierrette a toujours honte de ses dents.
A côté de leur histoire, tous les autres personnages sont toujours présents, avec en prime une horrible mère sup remplie de mesquinerie et de méchanceté.
Je suis de plus en plus intriguée par les voisines d'Albertine, ces 4 femmes mystérieuses et invisibles à presque tous...
336 p.
Tome 3. La Duchesse et le roturier
Nous sommes en 1947, et Victoire va nous quitter là, entraînant avec elle sans doute très vite après Josaphat.
Edouard est celui que nous allons le plus suivre, dans le Montréal nocturne des revues, du spectacle, lui qui à la mort de sa mère va tenter de se révéler tel qu'il voudrait être.
Ce 3° tome est bouleversant. L'analyse de la relation d'Edouard à sa mère est hyper pertinente. Les réactions de la grosse femme face à l'homosexualité de son beau-frère sont immensément humaines, je suis émerveillée de la façon si précise et délicate qu'à Michel Tremblay de nous dépeindre avec minutie et beauté tous les petits riens qui nous construisent.
Deux moments forts pour moi dans ce tome :
Le 1er, la scène dans le café avec Thérèse et les verres d'eau chaude. Hilarant ! Dans cette scène tout est dit : Lucienne et Richard, qui cherchent à "s'élever" de leur condition, sans échapper au snobisme leur faisant traiter de haut leurs anciens congénères, Thérèse qui débarque et qui sent tout ça en un instant, et la chute drolatique avec la petite mesquinerie de la serveuse .... Superbe !
Le second, extrêmement percutant, c'est la petite phrase de Marcel à sa tante juste avant qu'elle ne parte pour voir Tino Rossi.... "J'ai choisi le mensonge..." Extraordinaire ! ça vous tue complètement ! Reprenant une longue conversation, par cette petite phrase il renonce à sa personnalité profonde, montre son désir de se conformer pour vivre au milieu des autres, c'est terrible !!! Et ça arrive juste après un long moment d'excitation, car on est tout émoustillés aussi à l'idée d'aller au concert avec Albertine et la grosse femme....
Ah non vraiment ce livre est construit de façon magistrale, je n'exagère pas du tout, c'est magnifique.
Tome 4. Des nouvelles d'Edouard
Actes Sud, 1998
Tout commence dans les coulisses d'un cabaret gay, ça dure un peu, on peut craindre de passer un tome entier avec ces travestis et hum... on se lasse d'avance... Mais badaboum, Edouard se fait assassiner, et en hommage posthume ses amis entreprennent la lecture du journal de son voyage à Paris; Il en a rajouté toute sa vie, et dans ce journal tout autant, mais il est destiné à la Grosse Femme, sa belle-sœur, et sous la plume sarcastique se dévoile toute sa profondeur.
On aborde les sentiments communs à tous ceux qui l'ont vécu, on visite le snobisme, le chacun-pour-soi.
On croise Boris Vian, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en l'espace de 36 heures on visite plein de quartiers différents.
On touche du doigt les différences de culture, jusque dans les détails du quotidien.
On parle de bonheur d'occasion, de Gabrielle Roy !!
Bref, c'est passionnant, pas moins.
328 p.
Tome 5. Le premier quartier de la lune
Actes Sud, 2000
On retrouve dans ce 5° tome la même construction que dans le 1er : on concentre tout le livre sur une seule journée, celle qui ouvre l'été 1952. Les 2 héros sont cette fois Marcel et son cousin, l'enfant de la grosse femme. Marcel aura finalement grandi à cheval entre ses 2 vies, délaissant peu à peu l'imaginaire sans entrer vraiment dans la réelle... et il est devenu un préado "différent", en classe spéciale car pas capable de suivre une scolarité normale, sans pour autant être réellement déficient. Albertine vieillit fidèle à elle-même, dure, lunatique, mais nous offre pourtant en fin de livre un passage bouleversant construit en toute musicalité. Cette journée est aussi celle des examens pour passer dans la classe suivante pour toute la petite troupe de copains de la rue Fabre, et la découverte de la télé pour la grosse femme.
J'ai trouvé que ce tome était bien triste, presque comme si nous lecteurs devions aussi abandonner le côté fantastique, irréel et léger, humoristique des évènements précédents pour "retomber" dans le quotidien routinier, qui déçoit toujours surtout quand on est dans l'attente du souffle romanesque qui nous permettrait de le transcender...
Mais à l'image de la vie elle-même, il faut en passer par là pour appréhender l'ensemble...
312 p.
Tome 6. Un objet de beauté 
Actes Sud, 1999
Dernier tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal, Un objet de beauté fait mal.
Il fait mal parce que la vie est bien dure pour tous nos personnages qui ont grandi, vieilli. Mal aussi parce que Marcel, qui est le héros principal de l'ouvrage, est tout à la fois psychotique et capable d'une imagination d'une beauté fulgurante : un film, un livre, un peintre... J'ai relu 2 fois ces chapitres en savourant chaque mot, chaque image. Nous vivons avec Albertine et Marcel, Thérèse et Simone, Nana la grosse femme, et rien ne va, pour personne. Je ne veux rien dévoiler de la fin, mais que la vie est injuste....
Alors voilà, on termine ces chroniques et à la douleur d'en avoir fini avec ces belles pages, s'ajoute la désespérance de ces personnages englués, coincés, lucides et malheureux.
339 p.
15:00 Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : québec, chroniques, michel tremblay |
14.03.2006
L'élégance personnifiée
Boréal, 1976

Ce livre est assez désespéré. C'est une approche de la grande pauvreté dans un quartier de Montréal, en 1941
On suit le destin de plusieurs personnages très différents, chacun cherchant son bonheur de diverses manières, aucun n'est parfait, aucun n'est pourri, tous sont humains mais tous se fourvoient.
Florentine débute le livre, c'est la fille de Rose-Anna et Azarius, elle « fait » serveuse et son salaire passe entier à faire vivre sa famille. Elle s'éprend de Jean, qui répond plus ou moins à son amour mais s'en défend. Lui, il veut s'élever dans la société, il a sa revanche à prendre sur une jeunesse où il a été nié, bien que matériellement hors de soucis. Son ami Emmanuel lui est un être pur. Il a côtoyé ce milieu d'enfants d'ouvriers à l'école primaire, puis s'en est éloigné, ses parents étant plus aisés. Mais il n'a aucun préjugé, et devenu soldat, il ressent le besoin de les revoir à nouveau. D'ailleurs ils ne sont que 2 enfants dans la famille, mais chez lui le climat est triste, lourd. Rose-Anna n'en peut plus. Grossesse sur grossesse, elle porte sa famille à bout de bras et s'use pour assurer un minimum de quotidien à chacun. Et ce n'est pas suffisant. La famille a faim, est fatiguée, est négligée. Elle en oublie l'affection et même, elle se perd dans tous ces problèmes.
Et il se passe beaucoup de choses pour tous ! Leurs histoires sont liées.
Oui, c'est vraiment un livre dur.
Les femmes y portent un peu à bout de bras le côté raisonnable, sans elle tout sombrerait dans le chaos... mais en même temps elles sont engluées dans le côté pratique, et la théorie, la pensée, les grandes idées sont développées du côté masculin. Rose-Anna par exemple tout au long du livre ne fait que saisir instinctivement et subrepticement les vérités profondes, sans mener de réflexion. Alors qu’ Azarius est un champion d'éloquence, il en impressionne même Emmanuel. Il comprend beaucoup de choses, mais est incapable de sortir de la théorie, d’agir.
C'est un incontournable en littérature québécoise, mais il y manque, pour moi, une toute petite lueur d’espoir.
C’est le tout premier roman écrit par Gabrielle Roy, son influence au moment où elle le rédige est française, et s’il a marqué pour toujours les esprits, il n’est pas vraiment représentatif de la plume toute en délicatesse et d’une sincérité inégalée de son œuvre postérieure.
J’adore Gabrielle Roy. Je vous en reparlerai.
413 p.
15:00 Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : québec, misère, quotidien, début xx° |

