15.08.2010

Alien Earth - Robin Hobb (sous pseudo Megan Lindholm)

hobb.jpgUn jour, une voix s'est faite entendre sur la terre, annonçant que l'Homme avait définitivement compromis la planète et que toute vie allait s'éteindre d'ici à 200 ans. Alors, ceux qui le pouvaient ont accepté d'être emmenés à bord de vaisseaux vivants, et de s'inscrire dans une nouvelle vie, très ordonnée, où petit à petit toutes les caractéristiques ont changé.

Aujourd'hui, l'homme a une durée de vie d'environ 200 ans, repousse la puberté jusqu'à la première moitié, conserve un corps d'enfant la majeure partie de sa vie. John et Connie sont des navigants, à ce titre ils passent quantités d'années dans une sorte de sommeil en vol, et n'ont plus aucune attache avec leurs congénères, qu'ils voient vieillir et rétrécir à chacun de leurs passages sur les différentes planètes où on les a assignés tandis qu'eux ne comptabilisent que leurs heures d'éveil.

Leur vaisseau s'appelle Evangeline, c'est sa race qui a sauvé les humains à l'époque. Elle est parasitée par une autre race extra-terrestre, Tug, qui assure une sorte de commandement, distribuant punitions et récompenses. A bord, il y a aussi Raef, terrien de la première fournée qu'Evangeline et Tug ont gardé par curiosité.

Les rôles sont établis une fois pour toutes, c'est Tug qui a le contrôle absolu. Sauf que Connie et John ne sont peut-être pas aussi "adaptés" qu'il pourrait le souhaiter, Raef autre chose qu'un jouet, et surtout Evangeline pourrait bien posséder une intelligence qui n'attendrait qu'une occasion pour évoluer...

Premier roman de science-fiction écrit par Robin Hobb (sous pseudo), Alien Earth n'échappe pas à une certaine nébulosité. Il faut environ 300 pages pour que l'action se mette en place, on a de longues descriptions destinées à étayer l'univers dans lequel on évolue. Néanmoins la plume est toujours efficace, lentement on comprend de mieux en mieux la psychologie de chacun de nos protagonistes et lorsque l'action s'emballe, on a l'impression de faire partie de l'histoire. On redécouvre notre planète en néophyte, on ressent une espèce d'émerveillement et on se laisse complètement emporter, appréciant au passage l'importance des livres et de la littérature dans un futur aussi lointain.

Pas mal du tout pour un premier essai en SF !

 

Ed. SW-Télémaque, 2006 492 p. (1992 pour la parution en VO), Livre de poche 2008

Traduit de l'américain par Claudine Richetin