06.04.2009
Le Feu de Dieu - Pierre Bordage
Franx (me suis demandé longtemps d'où sortait ce prénom étrange, avant d'apprendre page 153 que c'était tout bêtement la contraction de François-Xavier !) l'avait anticipé : la fin du monde était proche. Pas celle née d'un délire mystique, la carrée, rationnelle, celle où la dégradation de la planète par l'espèce humaine a entraîné un changement d'axe de rotation. D'où plus de soleil, glaciation, failles terrestres, volcans qui se réveillent et j'en passe.
Il avait donc construit, aidé de ceux qu'il avait pu rallier, le Feu de Dieu, une habitation dans le Périgord noir apte à assurer la survie d'une vingtaine de personne pendant une dizaine d'année, le temps que les éléments extérieurs se stabilisent. Mais rien ne se produisait, ses troupes commençaient à douter, tout le monde partait et l'ambiance était délétère.
Alors que Franx s'était rendu à Paris pour toucher l'héritage d'une tante décédée, le cataclysme survient, et c'est franchement l'horreur.
La situation est donc celle-ci : Franx doit coûte que coûte rejoindre les siens au Feu de Dieu, tandis que sa femme et ses deux enfants y sont coincés avec un gars tordu...
Alternance des deux situations à chaque paragraphe : j'ai dévoré le tout en quelques heures fiévreuses. J'aime les romans-catastrophes, j'aime quand une part légère de surnaturel ajoute sa petite touche, j'aime les conditions hostiles et les mauvaises rencontres (dans la fiction !), j'ai donc tout aimé de ce roman. C'est simple, non ? :-D
Je connais mal l'oeuvre (déjà conséquente) de Pierre Bordage, mais ses qualités de conteur m'ont ici carrément convaincue et je ne devrais pas en rester là.
Ed. Au Diable Vauvert, 2009, 492 p.
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