10.11.2006

L'art de concerner

Bernard OllivierNouvelles d’en bas

Phébus, 2001

 

Magnifiques Editions Phébus qui nous proposent souvent des livres qui sortent de l’ordinaire !

Ces quinze nouvelles déclinent le monde souterrain du métro parisien, celui de ceux qui n’ont plus d’autres endroits où vivre, qui ont dégringolé de leur vie qui n’avait souvent rien à envier à la nôtre. On a tout, et des choses arrivent, ou n’arrivent pas, et on se retrouve sans rien, seul, à passer le temps entre deux lampées dans un univers sans lueur du jour.
Pourtant, on est encore vivant et bien un être humain, on subit des avanies ou des péripéties, gaies, tristes, marrantes, glaciales, banales ou cocasses.

Dans Ciel bleu, une simple carte de visite finit par intriguer tellement qu’elle va déterminer un changement de comportement profond.
Dans l’avocat, la confiance lentement gagnée montre son revers glacé.
Entre-temps, on peut jouer à gagner aux jeux de hasard ou voyager confiant lorsqu’on a une petite main dans une autre…

Etre intrigué, je crois que tout est là, c’est en tout cas ce que j’en retiens. C’est laid l’indifférence, ça fait mal. Ces nouvelles font du bien, rendent concerné, sans leçon de morale ni catastrophisme.

212 p.