26.07.2010
De l’autre côté de l’île – Allegra Goodman
Un futur apocalyptique, après un déluge. Une « mère nourricière » qui a repris les choses en main, et qui cherche à tout contrôler, tout diriger, y compris la nature, en plaçant les îles (il n’y a plus de continents) sous une cloche.
Honor a dix ans, et ses parents sont un poil rebelles. Elle éprouve un vif désir de se conformer absolument, et pendant un temps, va s’y efforcer…
Prenant et effrayant, ce roman de pure SF est finalement trop gentil pour son bien. Pas bien grave, en même temps, on s’y plonge avec plaisir ; le monde tel qu’il est décrit est bien fignolé, Mlle Bénédiction le qualifierait « d’excellent, car précis ». On sent malgré tout en permanence qu’il est destiné à la jeunesse.
Ed. Thierry Magnier – 2009, 373 p.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch
Titre original : The other side of the island
L'avis de SBM.
06:03 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf
30.06.2010
Le jour des triffides - John Wyndham
"Je ne pense pas qu'il me soit jamais venu à l'esprit, auparavant, que la suprématie de l'homme n'était pas due, à l'origine, à son cerveau, comme la plupart des livres nous le laissaient entendre. Elle est due à la faculté du cerveau d'utiliser les informations qui lui sont transmises par une étroite bande de rayons lumineux. La civilisation, tout ce que l'homme a ou aurait accompli, tenait dans sa capacité à percevoir cette gamme de vibrations qui va du rouge au violet. Sans cela, il est perdu."

Un jour, l'Angleterre se réveille privée de vue, sauf quelques rares personnes qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas été en contact avec l'extérieur. C'est le cas du narrateur, Bill, qui vient de passer une semaine à l'hôpital de Londres les yeux recouverts d'un épais bandeau. Situation déjà très compliquée, renforcée par deux phénomènes dramatiques : une mystérieuse épidémie décime tout le monde, et des plantes qu'on croyait inoffensives se mettent à tuer également.
Les survivants cherchent à s'organiser, menés par ceux qui peuvent encore voir...
Un roman post-apocalyptique fort bien mené, de facture classique (1951) qui nous emmène dans les pas d'un héros tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Bill n'est ni particulièrement séduisant, ni spécialement intelligent, ce qui nous permet une identification aisée. A ses côtés on passe un jour après l'autre, à la recherche d'une vision d'ensemble, et d'une façon de survivre le plus longtemps possible, évidemment. Il y a en permanence une certaine neutralité qui n'empêche pas une immersion profonde dans le roman. Il y a surtout une minutie dans les descriptions qui rend le tout extrêmement plausible, et donc carrément flippant.
Ed. Terre de Brume, 2004 & Folio SF, 2007, 348 p.
Traduit de l'anglais par Marcel Battin, traduction révisée par Sébastien Guillot
Titre original : The Day of the Triffids
Ofelia m'avait donné envie
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : sf, classique, post-apocalyptique
08.06.2010
Hunger Games II L'embrasement - Suzanne Collins
Ce n'est pas humain un tel épilogue ! On pouvait à peu près survivre après le tome 1 en attendant de lire la suite, mais patienter jusqu'à la parution du troisième tome (2011) tient du supplice.

Un tome qui se termine par une bombe, aux mille implications, en une phrase : procédé vieux comme le monde, qui s'inscrit dans la lignée de l'ensemble; la réussite d'Hunger Games ne tient pas à une quelconque originalité mais bien à la capacité extraordinaire de son auteur de faire disparaître le monde extérieur pour le lecteur.
On lit Katniss comme si on était elle, et dans ce second tome l'émotion ne se fait pas attendre : page 67 je chouinais déjà, la mort de Rue est restée imprimée en rouge dans mon esprit. Ou encore page 103, quelle formidable réaction de Gale, quel art consommé de la narration et de l'épaisseur des personnages, quand Gale réagit à la proposition de Katniss c'est soulevant comme un Darcy en chemise mouillée, tiens.
Bien entendu je ne veux rien révéler de ce qui se passe dans "L'embrasement", parce que je trouve ingénieuse sa construction en 3 parties, avec l'inattendu (et horrible) central, parce qu'on se dit (en tout cas je me le suis dit) que ça ne va pas tenir en une seule petite troisième partie, qu'on va y échapper. Même pas. Bien évidemment il s'agit encore et toujours de lutter contre la tyrannie, de refuser les règles du jeu d'un meneur absurde et d'une cruauté infinie. Mais Katniss n'est plus seule, à présent...
Raaaa vivement 2011.
Ed. Pocket Jeunesse, 2010, 399 p.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier
Lu également par : Emmyne, qui répertorie d'autres liens.
06:11 Publié dans Vraiment très bien | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf, monde hostile, se battre, overprenant
28.10.2009
Genesis - Bernard Beckett
Anaximandre s'est beaucoup entraînée avec Périclès, son tuteur, rencontré fortuitement. C'est le grand moment, l'examen d'entrée à l'Académie; il se déroule oralement, face à trois examinateurs impassibles, il va durer quatre heures, entrecoupées de longues pauses pendant lesquelles le jury délibère et oriente ses questions. Nous sommes dans le futur, et on interroge Anax sur la vie et l'oeuvre d'Adam Forde, 2058-2077. Il a été le déclencheur du Grand Dilemme, et Anax a étudié le sujet à fond. Sauf qu'elle ne sait pas tout...
Un roman parmi les meilleurs ! On oublie totalement qu'il s'agit d'un roman Jeunesse (d'ailleurs, il s'adresse à mon sens aux grands ados et aux adultes) et on dévore. Bien sûr c'est une vision très sombre de l'avenir, mais nos choix philosophiques sont très clairement exprimés, on ressent une grande empathie et on est rivé aux idées développées. Anaximandre se prend au jeu, c'est très intéressant, en dehors de l'histoire elle-même, de la voir perdre ses réserves et s'impliquer de plus en plus, tout en redoutant que cela ne la perde... Le style est limpide et la révélation finale fonctionne bien, même si elle n'est pas nouvelle : je recommande chaudement !
Ed. Gallimard Jeunesse, 2009, 186 p.
Traduit de l'anglais (néo-zélandais) par Laetitia Devaux
09:42 Publié dans Vraiment très bien | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf, intelligence artificielle, futur
17.10.2009
Les enfants rats - Françoise Jay
Nous sommes en 2025 et la pauvreté dépasse un seuil jamais atteint en France. Trente-cinq millions de chômeurs, vingt millions de gens dans une extrême précarité. Paris est divisé en deux zones, la "riche", à la surface, où quelques élus continuent à mener une vie plus ou moins normale, et celle des égouts, où pullulent les enfants-rats, regroupés en bande qui subsistent en usant de violence et de terreur.
Irielle a connu une vie de famille, avant. Avant que ses parents ne soient tués sous ses yeux par une troupe d'enfants-rats, et qu'elle ne s'installe dans une carcasse d'A380, devenue responsable d'un petit garçon qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle. Nolane, lui, dix-sept ans environ comme Irielle, est sous la coupe de son frère, chef d'une horde particulièrement féroce. Quant à Smog, il tente dans son métier de médecin de faire preuve d'humanité, tout en organisant la révolution en sourdine. Rencontre...
C'est un roman intelligent qui se lit tout seul. Les descriptions de ce futur particulièrement sombre sont saisissantes de réalisme, les conséquences de nos choix clairement expliquées, il y a un grand souffle social qui est parfaitement appuyé par des personnages auxquels on croit, et dont le destin nous touche. A dévorer à partir de 12/13 ans, et sans limite d'âge !
Ed. Plon Jeunesse, Octobre 2009, 217 p.
07:16 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf, futur sombre, se débrouiller seul
03.09.2009
La clé de l'abîme - José Carlos Somoza
Nous sommes dans un futur vraiment très lointain, après qu'une "fin du monde" a eu lieu, les hommes ont passé des centaines d'années dans
une base de survie avant de pouvoir ressortir à l'air libre, et tout a changé. Il paraît qu'en des temps reculés les femmes donnaient la vie, c'est dur à croire en nos temps de conception entièrement manipulée. Les êtres humains "biologiques" sont extrêmement rares, et plutôt mal côtés. Tellement étranges, avec leur odeur et leurs poils. Bref, tout le monde lit la Bible. Celle-ci s'intitule "Sainte Bible de l'Amour et de l'Art", c'est Le livre, celui qui décrit la réalité. Elle comporte Quatorze Chapitres, quatorze fables ou paraboles qui constituent la somme de l'univers. Il existe des croyants de chacun des Chapitres, ou de plusieurs à la fois. Très peu d'entre eux sont des croyants profonds d'un seul et, parmi eux, moins encore arrivent à l'être de plus d'un seul Chapitre. Mais un croyant profond peut tout faire, peut concrètement appliquer dans sa réalité ce en quoi il croit.
Daniel Kean, petit subalterne de conception employé sur Le Grand Train, n'est pas croyant. Pourtant, il va assister à de bien étranges choses et se retrouver intimement mêlé à une grande quête. Le Graal, ici, serait une clé pour détruire Dieu...
José Carlos Somoza, en note postface, explique qu'il a tenté de relever le défi d'écrire un roman fondé sur l'oeuvre de HP Lovecraft sans mentionner une seule fois (enfin, une seule) son nom ni celui d'aucun de ses dieux et épouvantables créatures, et qu'il puisse être lu et apprécié par ceux qui n'ont jamais approché Lovecraft. Défi relevé haut la main, j'ai adhéré à fond sans rien connaître de Lovecraft.
Un univers très prenant et bien construit donc, un thriller SF avec des pointes de plusieurs autres genres, des personnages qu'on visualise très bien et qu'on a envie de suivre. Par deux fois, ce petit piège qui m'agace au plus haut point mais qui fonctionne très bien, de faire dire à quelqu'un oh la la, y a un truc qui cloche là, un détail sur lequel je ne peux pas mettre le doigt mais que j'ai relevé en passant... Alors moi je suis o-bli-gée de relire tout ce qui précède pour faire ma Sherlock Holmes, et bien sûr je ne mets pas le doigt sur ce qui déraille, mais quand on l'apprend, je fais mon commissaire Bourrel (Bon sang mais c'est bien sûr !) et j'enrage.
Très chouette épilogue en plus, un joli et étrange voyage en terre inconnue, un roman pénétrant.
Ed. Actes Sud, septembre 2009, 378 p.
Traduit de l'espagnol par Marianne Millon
Titre original : La Llave del Abismo
(Couverture splendide, non ?)
05:48 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : sf, lovecraft, le pouvoir est dans la foi, mais la foi en n'importe quoi, suffit de croire, en fait
06.08.2009
Projet oXatan - Fabrice Colin
Il s'appelle Arthur, il a treize ans. Il s'est engagé à tenir un journal, jusqu'au bout. Jusqu'au bout de quoi ? Il ne sait pas trop. En attendant, il nous présente ses trois amis et Mademoiselle Grace, qui s'occupe d'eux dans "le Bunker" où ils vivent, sur la planète Mars terraformée. Nous sommes au XXVI° siècle.
Si bunker il y a, un danger rode certainement. Mais lequel ? Pourquoi MG (Mademoiselle Grace) est-elle en train de changer ? Pourquoi les souvenirs des 4 adolescents se ressemblent-ils tellement ? Et quelle est cette voix qu'ils entendent dehors ?...
Autant de questions qui trouveront leur réponse au fil des pages. Ce court roman (150 pages environ) présente une construction limpide et un suspens très réussi; on tourne les pages avec intérêt et l'histoire du projet oXatan est fascinante. Dommage alors que tout aille si vite, et que des points très intéressants soient tout juste survolés (comme la télépathie, la personnalité et l'histoire de Sandoval, ce qu'éprouve Jester à la fin...).
Ceci dit une réédition (destinée aux classes de 4°) dans la collection Etonnants classiques chez Flammarion propose ce roman à 3,70 € : ce serait un crime de passer outre. (Roman multi primé à en donner le vertige, édition originale 2002 chez Mango Jeunesse).
Lu également par SBM,
08:49 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf, adolescents, planète mars
02.06.2009
Ubik - Philip K. Dick
"Comment peut-on rêver d'une citation littéraire qu'on ne connaît pas ?"

J'ai souvent eu un peu de mal avec les romans de Philip K. Dick que je trouvais à la fois désuets et compliqués : deux arguments rédhibitoires en ce qui concerne la Science-Fiction. "Ubik" évite avec brio ces écueils et se place sans aucun doute dans les romans à lire plusieurs fois ! Écrit en 1969, il pourraît l'être aujourd'hui sans qu'on le sente aucunement.
Notre héros s'appelle Joe Chip, il est testeur pour la compagnie de Runciter, c'est à dire qu'il détecte, soupèse et estime les contre-pouvoirs des gens que les éclaireurs lui présentent : en ces temps futurs, Runciter a fait forturne avec les "anti-psi", des gens capables de contrer les pouvoirs des précogs (de les "nullifier") par exemple. (Ou déjà de les détecter, etc.)
Après une présentation colorée et assez fournie des personnages, de l'époque et de l'environnement dans lequel nous allons évoluer, nous entrons dans le vif du sujet : une bombe explose sur la lune dans le cadre d'une mission. Les suites de ce piège se déploient dans plusieurs directions, laissant le lecteur aussi désemparé et intrigué que les personnages : que se passe-t-il, comment concevoir et expliquer ces éléments temporels qui ne coïncident pas, qui est vivant et qui est mort, où sont les bons et les méchants ?...
Passionnant, retors et malin, "Ubik" est brillant et nous laisse pantois devant les pouvoirs de l'imagination. Un classique que tout le monde devrait lire :-D
"Découvrez la nouvelle sauce salade Ubik, un délice pour le palais.
Ni italienne ni française : une saveur entièrement inédite et différente.
Comme les gourmets du monde entier, sortez de votre routine en essayant Ubik !
Sans danger si l'on se conforme au mode d'emploi."
Ed. Robert Laffont, 1970 & 10-18 Domaine Etranger, 1999, 2008, 285 p.
Traduit de l'américain par Alain Dorémieux
La chronique (longue et détaillée) de Jacques Chambon sur Noosfère.
06:00 Publié dans Vraiment très bien | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : sf, classique, retors et malin
25.05.2009
La voix du couteau - Patrick Ness
"M'tallez-vous, b'dam."
Une planète qui n'est pas la nôtre, un jeune loustic au coeur pur mais aux neurones quelque peu ... disons rarement sollicités, une donzelle, des conditions pour le moins hostiles : voilà en gros la trame de ce premier tome (Livre I) du cycle "Le chaos en marche".
Roman classique d'apprentissage, parcours semé d'embûches, quelques éléments de science-fiction, une plume efficace, rien à dire, la pub "le livre que vous ne pouvez pas lâcher" est fondée, à partir de 12-13 ans pour les bons lecteurs jusqu'au 4° âge, il n'y a pas de prescription.
Pour autant, il faut se cogner quand même TOUT le roman avec des idiosyncrasies permanentes (moult néologismes et traitement très particulier de l'orthographe et de la grammaire), et franchement, c'est lourd. Ça m'a rappelé "Histoire de Lisey" et donc j'ai grincé, les gens, je ne vous dis que ça. Ça m'a aussi fait penser à La Tour Sombre du même Stephen King, alors évidemment pas dans l'histoire, qui est bien maîtrisée, je le répète, mais dans un certain esprit, une façon d'appréhender les choses qui pour le coup, m'en semble directement inspirée.
Pas emballée, donc, et pas envie du tout de lire le tome 2 lorsqu'il sortira !
Si ça vous a plu, je vous promets que La Tour Sombre vous fera hurler de bonheur, alors !...
Ed. Gallimard Jeunesse, 2009, 441 p.
Traduit de l'anglais par Bruno Krebs (qui a dû en baver, ouh là... ^^)
Titre original : The Knife of Never Letting Go - Chaos Walking Book One
Les avis ravis des amies : Lily, Amanda, Lael, Cathulu, Fashion, Théoma ...
(Un truc qui m'a arraché le coeur quand même : Le sort de Manchee. Un Chapitre que j'ai trouvé in-ter-mi-nable : le 41 !)
04:06 Publié dans Bof | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf, roman d'apprentissage
19.05.2009
Les 3 filles du docteur Darwin - Leila Haddad

Notre héros s'appelle Marc, la quarantaine, un poil trop mou et trop enrobé, gros fumeur, et journaliste scientifique. Il fait des piges pour quelques journaux, notamment "La Vérité", feuille de chou qui se fait un plaisir de rapporter les choses les plus invraisemblables. On lui demande six pages sur un phénomène inexpliqué, là où s'étaient couchées trois jeunes filles le soir on a retrouvé au matin trois très vieilles mortes. Alors il pourrait broder sur le thème du vieillissement mystérieux en une nuit, mais sa formation lui intime l'ordre de mener une pseudo-enquête dans les locaux d'une pyramide installée près d'Euro Disney où la lutte anti-vieillissement règne. Il va rencontrer des gens vraiment étranges...
C'est un roman joyeux, contrairement à ce que l'intrigue grossièrement esquissée par mes soins plus haut peut laisser supposer. C'est aussi un roman de science-fiction, avec de nombreux passages didactiques traitant de science pure qui sont des plus réussis. Après on adhère ou pas aux péripéties de l'histoire, un peu dans le ton Indiana Jones (avec 3 groupes différents de conspirateurs), pour ma part plutôt pas.
Pour autant j'ai été incapable de lâcher ce roman, parce que je me suis toujours demandé ce qui était arrivé aux dinosaures (Chicxulub, d'après le roman, donc), que Darwin était un sacré bonhomme et que la science, c'est passionnant !
"Les physiciens sont, de loin, mes favoris. Correctement asticotés, ils finissent tous par avouer humblement qu'ils n'y comprennent plus rien. Ils ne savent plus ce qu'est le temps, l'espace ou la matière; des notions qui jadis paraissaient triviales, la masse ou l'énergie par exemple, les jettent aujourd'hui dans des gouffres de perplexité. Leur glorieuse théorie du big bang part doucement en lambeaux auxquels ils se raccrochent désespérement, se demandant par quoi ils vont la remplacer. Ils en sont arrivés à un tel degré de désespoir qu'ils envisagent très sérieusement que l'univers puisse n'être qu'une vaste illusion."
CNRS Editions, 2009, 331 p.
(Pour ma part, je n'ai pas bien cerné le Loki et ses compères : ce n'est pas très clair, si je peux me permettre.)
04:18 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : science, sf, évolution, darwin

