30.08.2006
Si Guillaume II était assassiné...
Michel Pagel – L’équilibre des paradoxes
Denoël, 2004 (pour l'édition intégrale)
Connaissez-vous le steampunk ?
« Cette appellation quelque peu barbare désigne un sous-genre de la science fiction actuelle : l’action des récits « steampunk » est généralement située au XIXème siècle, époque chère aux nostalgiques de Jules Verne et d’Herbert George Wells. Les auteurs fondateurs du genre steampunk ne cachent d’ailleurs pas leur admiration (et leur dette) envers ces deux pionniers de la S.F. Le steampunk, c’est en quelque sorte la science fiction d’hier, vue avec un regard actuel et légèrement décalé : un mélange d’uchronie, de technologie rétro et d’atmosphère victorienne. Avec le steampunk, la science fiction se conjugue au futur antérieur.
Il semble que le terme « steampunk », formé sur « steam » (vapeur), ait été inventé à la fin des années 80 ou au début des années 90, en référence au genre cyberpunk, dont il serait en quelque sorte l’équivalent victorien. »
Olivier Legrand pour Les sentiers de l’imaginaire
A la sauce Pagel, c’est d’un moelleux incomparable.
Prenez une année 1905, un journaliste plutôt à gauche, un militaire pétri d’honneur et leurs épouses (ou presque). Ajoutez un scientifique venu du futur, une princesse russe du passé, un mastodonte d’une autre planète, un cyborg, un soldat d’une autre dimension, et une jeune fille de 1969 en plein trip rebelle. Mélangez avec leurs doubles, négatifs d’une réalité numéro deux. Et faîtes-les converger vers une hégémonie allemande.
Voilà une sacrée recette pour des paradoxes temporaux de toute beauté, me direz-vous.
Hé ben non.
Pas seulement en tout cas.
Sous forme de journaux intimes, ou de récit sur cassette pour la jeune Sophie, 4 protagonistes nous racontent, jour par jour (enfin presque, disons leur quotidien, qui passe par le passé et le futur), les aventures qui les emmènent à rétablir « une » réalité.
Lost et Les pirates des Caraïbes peuvent aller se rhabiller, ici on trouve de l’île déserte pas déserte, des pirates méchants et idiots, des pays étrangers où il ne faut jamais, jamais, boire de l’eau, et des aventures palpitantes toutes en Diantre, Peste et Patafiole !
L’expression la plus utilisée de tout le roman : A tout le moins.
A tout le moins voilà un roman idéal pour débloquer vos zygomatiques, si besoin en était.
429 p.
Prix Rosny Aîné et prix Julia Verlanger 2000.
L'avis de Chimère
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