25.08.2006
Les steppes mongoles

Galsan Tschinag est né en 1944 dans une famille d’éleveurs nomades touvas en Mongolie occidentale et a passé sa jeunesse dans les steppes. Il était étudiant à Oulan-Bator, quand il bénéficia des accords de coopération internationale de l’Union soviétique et partit suivre un cursus de linguistique à Leipzig, en RDA.
Ciel bleu, Une enfance dans le Haut Altaï
Editions Métailié, 1996
C’est sa petite enfance qu’il nous raconte ici, son amour pour la grand-mère qu’il s’est choisie, son brave chien Arsilang, le départ de son frère et de sa sœur pour l’école qui les lui rend si peu de temps et si différents.
Dans un style très simple et direct, rappelant l’univers des inuits, un morceau de la vie d’un petit bout de 7 ans, pareil à tous les autres et pourtant, complètement différent, riche de la vie nomade de son peuple.
Traduit de l’Allemand (Mongolie) par Dominique Petit
153 p.
Le Monde gris
Editions Métailié, 2001
1952, Dhsurukuwaa est brutalement, à 8 ans, séparé de ses parents pour intégrer l’école. Il ne comprend pas un mot de mongol, et parler touva est interdit en classe : il va lui être extrêmement difficile d’intégrer les nouveaux codes de la civilisation. Mais notre narrateur est doué, et très vite prend la tête de sa classe. Rien n’échappe à son œil aiguisé, et le communisme vu par sa lorgnette prend souvent des airs de comédie baroque. Son destin de chaman, d’abord brimé et tenu au secret, prend peu à peu sa place, et sous le discours officiel, les traditions perdurent, comme elles peuvent.
Traduit de l’Allemand (Mongolie) par Dominique Petit
234 p.
Dojnaa
L’esprit des péninsules, 2003
Un magnifique portrait de femme, une force de la nature, orpheline de mère, dont le père surnommé l’Eléphant lui a appris les secrets de la chasse.
Dojnaa accepte une union avec Doormak avec passivité. Pourquoi pas celui-là, se dit-elle. Et elle se soumet avec beaucoup d’abnégation à la tutelle d’un homme faible, complexé et alcoolique. Quelle issue pour ce couple désuni ?...
Plus que dans Ciel bleu, ou Le Monde gris, l’oralité se mêle ici à une sorte de réflexion poétique qui fait merveille. La traduction est aussi beaucoup plus allégée par un glossaire en fin d’ouvrage, au lieu des incessantes notes de bas de pages, ce qui permet de s’immerger profondément dans le récit.
C’est un univers vraiment particulier, que j’apprivoise avec appétit.
Traduit de l’Allemand (Mongolie) par Dominique Petit
et Françoise Toraille
142 p.
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