06.11.2011
Dans le plein jour de la nuit
Soudain, la nuit a disparu. Dans le ciel s'affiche en permanence une insolente lumière jaune, beaucoup trop vive, trop éblouissante. D'un coup, comme ça, personne ne sait pourquoi ni comment ni pour combien de temps. Ce n'est rien, ou en tout cas pas grand chose, pourrait-on penser. On aurait tort. Super vite, tout s'est déréglé, avec ce ciel. Ça n'a pas été insidieux, les gens n'ont pas commencé à moins - ou plus - dormir, à devenir irritables. Non. Tout de suite, tout a déconné. Grave...
Mon petit péché mignon à moi, le roman apocalyptique. Avec en prime, un ton très particulier, une construction déstabilisante, une écriture sèche, une ambiance qui oscille entre le tout est foutu et le on peut toujours rigoler, quand même. Des morts, du désespoir, de la solitude pesante, du on veut y croire et du découragement. Du je fais semblant de bricoler un peu apparent mon texte, et au final tu verras, lecteur, comme ça va te coller dans la tête, tout ça. Premier roman, en plus, dis-donc.
Miam.
Enfin la nuit - Camille Leboulanger
L'atalante, 2011, 187 p.
C'est Fantasy au petit-déjeuner qui m'a donné envie. Excellent billet chez Le Traqueur Stellaire.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : sur la table de nuit, une bouteille d'eau vide et abandonnée., son propriétaire n'avait sûrement pas le courage, de descendre à la cuisine, pour se servir, un verre d'eau en pleine nuit., il se privait ainsi, se dit thomas, de grands moments d'introspection., cela devait être quelqu'un, qui n'aimait pas, l'introspection.