29.12.2010

A Jaine Austen Mystery /2 : Last Writes - Laura Levine

levine 2.jpgDeuxième volet des aventures de Jaine Austen, Last Writes nous plonge dans l'univers des auteurs de sitcoms hollywoodiennes. Jaine est embauchée grâce à sa copine Kandi dans l'équipe de scénaristes de la toute nouvelle série "Muffy'n Me", qui passe le samedi matin à la télé et qui raconte les aventures d'une ado plantureuse qui a développé des pouvoirs magiques après avoir reçu un ballon de volley sur la tête (It's Bewitched with tits...).

Nos deux copines s'emballent comme tout, découvrent ce milieu de requins, et constatent que le beau gosse de la série couche avec tout ce qui bouge, sauf Jaine, par manque de temps, il se fait trucider par empoisonnement en plein enregistrement avant d'avoir pu s'y mettre sérieusement.

C'est Kandi qui lui a apporté les beignets à la mort-aux-rats, elle est donc suspectée, à tort, bien évidemment. Jaine mène l'enquête pour disculper sa copine... 

On découvre aussi les parents Austen à travers de savoureux échanges de mails, qui sont à mon sens ce qu'il y a de plus réussi dans cette aventure, le reste étant dans le grand classique du genre. Aucun ricanement à proprement parler, mais on suit notre copine avec plaisir le temps d'un après-midi de détente, en constatant qu'elle utilise plein de mots français, et que pour l'instant les hommes ne sont vraiment pas sa priorité. Madame Austen mère, non contente d'être a terrible bad-speller, a carrément un problème pour retenir quelque nom que ce soit et ça donne des mails surréalistes !

Le tome 3 est commandé.

Kensington Publishing Corp. 2003, 234 p. (livre en anglais)

 

05.05.2010

One for the Money - Janet Evanovich

"Honey, you couldn't find your ass with both hands."

J'ai enfin fait la connaissance de Stéphanie Plum ! Et je suis ravie de l'avoir fait en anglais, tout en me demandant sérieusement comment on evanovich.jpgpouvait rendre le niveau très familier mais sympathique du langage employé. Je lirai le tome suivant en français, histoire d'assouvir ma curiosité.

Dans ce tome où tout commence, Stéphanie a perdu son boulot. Elle n'a plus aucune ressource et est contrainte de vendre un par un ses meubles pour pallier aux urgences (manger, mettre de l'huile dans sa voiture qui déconne à plein tubes...). Sa mère lui indique que son cousin cherche quelqu'un pour un petit travail administratif (ou qu'ils cherchent une shampouineuse au salon de coiffure du coin), mais finalement c'est un job de chasseuse de prime qu'elle accepte : mettre la main sur des récalcitrants qui ne se sont pas présentés à une convocation judiciaire.

Elle n'a aucune expérience, est la reine des gaffeuses (limite bien concon parfois) mais n'a peur de rien. Pas même de rechercher Morelli, le tombeur du coin. Elle le connaît depuis toujours, a eu deux grandes expériences avec lui, l'une dans son garage quand ils avaient six ans, l'autre à l'adolescence sur le sol de la boulangerie où elle travaillait. Qu'elle ait essayé de l'écraser suite à ça est un détail. Le sieur a une confiance en lui du tonnerre, et il n'est pas le dernier pour mettre ses neurones en action.

Epaulée par Ranger, la star des Bounty Hunters, la miss se lance bille en tête dans cette mission, qui va la confronter à un champion de boxe complètement cintré et dangereux, pour commencer...

"I'm telling you, it's fucking hard to be classy" nous dit Connie à un moment (j'adore Connie) et effectivement, classy, Miss Plum ne l'est pas. Mais marrante, oui, spontanée, fonceuse, très chanceuse, elle nous fait vivre ses aventures à un rythme effréné qui est très agréable. Je n'avais pas misé un kopek sur le vrai bad guy, bonne surprise pour moi. Par contre, côté sexytude j'ai trouvé ça extrêmement léger, vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. Dites-moi que ça se corse dans les tomes suivants ou je vais être déçue !...

 

Penguin Books, 1994, 290 p.

 

Croqué également par : Karine, Pimpi, Nataka, Papillon, Yue Yin, Tamara, Chimère, Stéphanie, Caro, ... Et pour mal d'entre elles, grâce au lobbying intensif de Fashion, que je remercie pour le cadeau.

 

 

14.04.2010

Une fois ne compte pas - Marie Charrel

"Tomas se répète le proverbe allemand : einmal ist keinmal, une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre charrel.jpgqu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout." Milan Kundera, L'Insoutenable Légèreté de l'être.

Partant de cette citation qu'elle place en exergue, Marie Charrel nous entraîne à la suite de quatre personnages qui, chacun, vont avoir l'occasion de momentanément recommencer un passage de leur vie.

L'une se croit maudite, élevée par un oncle nocif; l'autre voudrait être calife à la place de sa boss, le seul élément masculin avait coupé les ponts avec sa famille, petit merdeux submergé par une honte sociale idiote mais fort répandue, et la dernière, enfin, réalise que la phrase de Camus qui lui a détruit la vie ("Le monde n'est ni rationnel, ni irrationnel, il est déraisonnable") peut s'interpréter.

Soudain, les voici chacun les mêmes, mais différents. Soit revenus quelques années en arrière, soit dans une réalité parallèle... J'ai particulièrement apprécié Lorine, dont on nous dit : "Lorine a l'empathie mal placée des filles qui ne s'aiment pas assez."... A méditer.

Joli coup pour un premier roman, c'est très enlevé, agréablement divertissant, et surtout nous sont épargnés les écueils harlequinesques : nos personnages foncent droit devant, ne passent pas leur temps à élaborer des hypothèses tordues pour expliquer l'inexplicable, ne sombrent pas dans la mièvrerie et offrent chacun une aventure différente. Pas mal du tout.

 

Ed. Plon, 2010, 245 p.