12.11.2009
6 heures plus tard - Donald Harstad
J'aime ce qu'écrit Donald Harstad (déjà évoqué ICI ou LA), et ce nouvel opus des aventures du Shérif Carl Houseman ne m'a aucunement déçue.
C'est à Londres que nous retrouvons notre ami de 56 ans, envoyé "politiquement" donner la main à la police anglaise dans la disparition d'une copine de sa fille. Elles sont trois colocataires momentanément en Angleterre dans le cadre de leurs études. Emma est la plus délurée des trois, dans sa trentaine d'années elle ne se refuse pas les petits plaisirs. Jusqu'au jour où elle s'offre au mauvais cheval, un prof crétin pétri de grandes idées au service de son égo qui se révèle être une parfaite couverture à des terroristes. Ce sont des amateurs extrêmement peu doués (et par là même, très dangereux), mais à leur tête il y a de vrais méchants ("Mieux vaudrait un échec sanglant qu'un renoncement de la dernière heure". Brrr.)
En alternance, ces mondes différents (USA vs England, MI-5 vs FBI, shérif pétri d'expérience vs organisation terroriste en apprentissage) font progresser l'intrigue en nous y intéressant de plus en plus...
Ce que j'aime chez Donald Harstad est en réalité également ce qui me terrifie le plus : il décrit des évènements et des processus qui me paraissent tellement vraisemblables, d'une façon tellement posée et dénuée de tout artifice, que je sursaute aux dénouements inattendus (enfin, moi, je ne m'attendais pas à ça) et que je me pique au jeu au fil des pages, regrettant fortement que cela se termine.
Vivement le prochain :)
Ed. du Cherche Midi, collection "Ailleurs", novembre 2009, 348 pages.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Gilles Morris-Dumoulin
Titre original : November Rain
Merci Solène !
Lu également par : Yspaddaden (un flic original par son côté attachant et débonnaire), Cathulu (Une réussite !), Amanda (on apprécie toujours autant le style direct)
05:43 Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : policier, terrorisme, angleterre vs etats-unis, pragmatique et effrayant |
17.11.2008
4 jours avant Noël - Donald Harstad
"Dépassés par l'ampleur potentielle de l'évènement"
Dans l'ambiance immédiatement : nous prenons en cours le shérif Carl Houseman alors qu'il est assiégé dans une grange. Avec Sally, la standardiste émérite, Hester, de la crim, et un certain Georges, qu'on ne connaît pas encore. Hester est blessée et on pourrait se croire en plein western : en face, ça canarde à tout va et la situation est critique-tendue-bouillante.
Retour en arrière au 18 décembre, lorsque tout a commencé, plutôt tranquillement. A la base, un appel pour une exécution devant la ferme de deux vieux frangins, à bout portant, la moitié de la tête a explosé. Très vite, ce meurtre en est relié à un autre, en apparence tout simple (maladie), mais les apparences...
A tel point que le 20 décembre, se tient une réunion avec, tenez-vous bien : FBI, DOJ, CDC, FDA, DEA, ATF, OSHA, NSA, DCI, DNE et EMD. Rien que ça. C'est vous dire que cela dépasse de loin le cadre du règlement de compte entre petits truands...
On pourrait croire qu'avec tout ce beau monde l'enquête se déroulerait sur du velours, mais si elle avance à la vitesse de l'éclair, c'est Houseman qui va se trouver au mauvais moment au mauvais endroit, et en subir de belles...
La construction qui se déplace entre passé (pour qu'on comprenne peu à peu de quoi il retourne) et présent (qui est d'un suspens haletant) est plus qu'habile. On a affaire à un truc énorme, qui nous glace, et comme à son habitude Donald Harstad décortique avec une précision méticuleuse les rouages de la police (et de la justice) américaine. On parle ici d'immigration, de menace terroriste. C'est passionnant, captivant, ça coule comme de l'eau pure, et on en veut encore !
Ed. Le Cherche Midi, Collection Ailleurs, Novembre 2008, 333 p., 19 €
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Gilles Morris-Dumoulin
Titre original : A Long December
06:00 Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : thriller, donald harstad, terrorisme, ça canarde de partout |

