03.05.2011
Top Ten Tuesday (Les meilleures recommandations)
Je n'ai aucune méthode pour choisir un livre, ou plutôt j'en ai mille, qui oscillent au gré des ondes variées de mes humeurs et du moment. Parmi elles, la recommandation de quelqu'un dont l'avis compte pour moi.

(En phase avec The Brooke and The Bookish)
Top Ten des meilleurs romans lus sur prescription
1. Gabrielle Roy
Bonheur d'occasion, ou La petite poule d'eau, Ces enfants de ma vie, La route d'Altamont, La détresse et l'enchantement, La rivière sans repos, La montagne secrète,
Années 2003 à 2006, forum des rats de biblionet, toute une époque - Dieu merci révolue. Mousseline était la créatrice du truc, elle avait une forte personnalité, elle aurait fait aimer Gabrielle Roy à un phoque asthmatique. J'aime toujours, même si je tiens plus de la baleine gloutonne. Merci Mouss.
2. Harry Mulisch
2006, la première fois que je nouais une relation purement épistolaire avec quelqu'un qui depuis m'a reniée. C'est triste. Merci JL.
3. Myrielle Marc
Issue des rats, Flo/Barbarella a disparu du net, et je le regrette. La miss n'était pas banale. Merci Flo, reviens.
4. Michel Tremblay
C't'à ton tour Laura Cadieux, Les belles-soeurs, 44 mn 44 s,
Je dois ma découverte de Michel Tremblay à Frisette, ma Frisouille, que je croise encore de loin en loin avec beaucoup de plaisir. Merci Isa.
5. Lawrence Block
A cause de Cathe, j'ai harcelé sans répit la bibliothèque Carnégie de Reims qui avait égaré des volumes des aventures de Matt Scudder, j'ai couru sous la pluie chercher ma dose suivante, j'ai refusé un tournoi de tarots (dingue ! Je suis une bête aux tarots. J'étais, en fait.) j'ai vécu des semaines à rêver de réunions des AA et à me promener dans un New-York totalement idéalisé. Merci Cathe.
6. Donald Westlake
Faut-il avouer qu'avant 2008 je n'avais jamais lu Westlake ? Excellent souvenir d'un apéro très bulleux à Cabourg, avec celle qui parle de ce qu'elle est en train de lire avec des flammes dans les yeux et de la joie dans la voix. Avant les bulles, même. Merci Amanda.
7. François Rollin
Les belles lettres du professeur Rollin.
Cathulu dans ses oeuvres, ses billets tentateurs, ses envois constants et nourris. Merci Cath.
8. Charles Dickens
Tout.
C'est Stephen King qui m'a donné envie de lire Dickens, avec une référence à un personnage de Bleak House dans Duma Key. J'ai pu assouvir ma soif dickensienne grâce à Fashion en grande partie, et la partager grâce à vos commentaires précieux et indulgents. Merci la vie, qui permet des rencontres livresques de cette intensité.
9. Robert Merle
Le libraire qui se cache avec une loutre et des violettes a une plume dont je suis une grande, grande fan (billet du jour excellent, d'ailleurs). Il lit aussi, le bougre, voracement, même, et j'adore quand il nous glisse deux mots de ses lectures. Merci l'inconnu aux BD.
10. Joker !
Il y en a encore tellement dont je dois la lecture à quelqu'un en particulier, impossible de ne pas en oublier. Fashion et Barrons, Caro et Vikram Seth, Stephie et Zola, Tamara et Jo Nesbo, Hubert Nysssen et Wallace Stegner, Stéphane Laurent et Stewart O'Nan, Chimère et toute la SF, et d'autres encore, tant d'autres, la liste est sans fin, et ma mémoire trop parcellaire. Merci à tous ceux qui lisent, en fait, et qui communiquent autour de leurs lectures.
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22.03.2011
Top Ten Tuesday (Bookish Pet Peeves)
Tous ces petits trucs qui n'ont l'air de rien mais qui nous tapent sur le système dans un livre (traduction de Karine, Bookish Pet Peeves c'était peu clair pour moi).

(Nouveau logo chez The Broke and The Bookish)
1. Dégingandé/gangling. J'ai longtemps eu un problème avec ça, ne sachant jamais s'il fallait prononcer "guin" ou "jin" (alors qu'en fait c'est évident) et trouvant surtout que pas un seul roman n'y échappait, souvent par paquet de douze, tous les personnages un tant soit peu inquiétants sont dégingandés. Et puis en fait maintenant peu me chaut, cette obsession est derrière moi, circulez en paix les échalas.
2. Cette tournure de phrase dont j'ignore le nom et qui consiste à appuyer ce qu'on vient de dire en le faisant sonner comme une menace, en ouvrant l'inquiétude. "Elle prit une plaque de chocolat, sans savoir que ce serait la dernière qu'elle aurait jamais l'occasion de manger." "Il la maudit silencieusement, elle ne vit rien. Il leur restait 40 secondes à vivre." etc. Je trouve toujours ça facile (et souvent je le dis, à voix haute : "Facilitéééééé ! Houuuuuu !", sauf pour Stephen King, qui a INVENTé le truc, qui le maîtrise avec une précision à faire pleurer un horloger, qui stoppe nos respirations avec et qui, de toute façon, c'est simple, a tous les droits. Love you Stephen.
3. La surcharge. Qu'on puisse se faire une idée de tous les personnages ou lieux ou évènements qui entrent en compte dans un roman, c'est bien, mais que l'auteur éprouve le besoin de décortiquer chaque nouvel élément en détail à son apparition, ça devient vite insupportable.
4. Le lyrisme échevelé dans les descriptions. "Il examina le jeune troubadour aux cheveux de feu avec une incrédulité grandissante." "Elle aimait s'accrocher à lui tandis qu'ils fusaient à travers la campagne sur sa moto, par-delà les ruisseaux, les clairières, les vallons - L'Angleterre de ses rêves." J'ai déjà décroché, pour ma part.
5. La surcharge, encore. Quand dans un roman tout démarre très bien, intrigue intéressante, style adéquat, et soudain déboule un secret où l'on apprendra qu'en fait, l'héroïne est devenue folle parce qu'elle avait été agressée, alors qu'elle était enceinte, par quelqu'un en pleines convulsions dûes à une maladie génétique rare et non diagnostiquée (elle perd le bébé); des années après c'est la fille de cet agresseur qui, par une coïncidence tragique, tombe en amour avec le fils de l'héroïne, ce qui déclenche une reconnaissance au niveau inconscient et enclenche la folie. Je n'invente rien.
6. Le calme plat. Quand j'ai lu un livre, entièrement, facilement, et qu'une fois terminé je n'ai aucune idée de ce que j'en pense, rien à en dire, rien à en garder-conserver-ruminer-intégrer-digérer. Un peu comme si j'avais regardé la télé.
7. La couverture tueuse. Celle qui affiche en gros plan le truc qu'on n'apprendra qu'à la page 103, flinguant tout effet, annihilant toute surprise.
8. La révélation dans le dernier chapitre. Je déteste ça, j'ai besoin de comprendre un peu avant, et qu'on prenne la peine de prendre congé après cette révélation, civilement, pour indiquer qu'on n'est pas dans un jeu, que ce n'était pas le but ultime du roman, que ça continue et que même, ça reste intéressant.
9. La 4° de couv prétentieuse. Pour la comprendre faut avoir fait 17 ans de philo, et quand tu lis le roman tu l'adores, il n'a rien à voir avec ces phrases pompeuses et excluantes.
10. La 4° de couv qui te raconte tout, ou qui en raconte trop. Un peu comme les bandes annonce au ciné, qui concentrent souvent le meilleur. Amanda a une technique géniale quand elle prête un livre : si la 4° déconne, elle la couvre. J'adore !
Elles topténisent aussi : Karine, Fashion, Jamie a fait un vlog, j'adore ! (in english), Geishanellie, Shopgirl, Jainaxf, Vilvirt, ...
Anna (US) détonne, attention, image horrible pour beaucoup de monde (moi j'adhère à 200 %) :)
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15.02.2011
Top Ten Tuesday (Histoires d'amour préférées)
Thème officiel, dis-donc, how disciplinée I am. Voici, en accord avec The Broke and The Bookish, mes dix histoires d'amour préférées dans les livres (qui ne sont ni les plus célèbres, ni les plus belles, juste mes préférées) :

1. Anne Elliot et le capitaine Wentworth. Parce que leur amour est contrarié, parce qu'ils patientent de longues années, et que la scène de la lettre me fait toujours autant battre le coeur, délicieuse torture.
(Persuasion, Jane Austen)
2. L'amour unilatéral de John Chivery pour Aimée. Parce qu'il l'aime tellement qu'il s'inclinera, voulant son bonheur avant le sien, et parce que personne n'a jamais dressé d'épitaphes imaginaires aussi drôles.
Little Dorrit, Charles Dickens)
3. L'histoire épistolaire entre Leo Leike et Emmi Rothner. Parce que rien n'est plus troublant que ces mails d'une intimité totale entre deux inconnus. Vous ai-je dit que la suite paraît en mars ou avril ? Hiiiiiiii.
Quand souffle le vent du Nord, Daniel Glattauer
4. Elaine et Matt Scudder. Parce que leur relation se construit lentement, est solide, belle et pourtant fragile, comme pour tous les êtres que la vie a profondément malmenés.
Série des Matt Scudder, Lawrence Block
5. Marthe et Félix. Parce qu'on peut aussi tomber très amoureux quand on a plusieurs fois 20 ans.
La femme coquelicot, Noëlle Chatelet
6. Marianne Engel et le narrateur. Parce que c'est une histoire démente pleine de mystères, de passion et over prenante.
The Gargoyle - Andrew Davidson
7. Andrew et Melissa. Parce que leurs lettres contiennent le monde entier, qu'on ne peut pas se lasser d'un texte pareil.
Love Letters, A.R. Gurney
8. Bennie et Désirée. Parce que tout les oppose, parce qu'ils sont ancrés dans le contemporain, parce qu'on voudrait tellement que ça marche...
Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti
9. Nora et Max. Parce qu'ils se battent avant tout contre eux-mêmes, et que l'amour peut prendre bien des formes avant d'être reconnu.
White Palace, Glenn Savan
10. Françoise et Iani. Parce que c'est vraiment beau un amour de toute une vie, et qu'on prend une grande claque quand l'un disparaît.
Regarde, nos chemins se sont fermés, Françoise Xenakis
Elles ont toptenisé aussi : Irrégulière, Thé lecture et macarons, Cécile,
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04.01.2011
Top Ten Tuesday (Les livres lus et relus)
Le thème officiel cette semaine sur The Broke and The Bookish étant les résolutions livresques pour 2011, Stéphanie a proposé que nous nous penchions sur nos livres lus et relus à la place et Fashion , Yue Yin & Karine ont approuvé. Caro se penche elle sur le thème officiel.
Top Ten de mes livres lus et relus

1. Le prince des marées de Pat Conroy. Lu pour la première fois alors que j'étais encore jeune et fraîche, dans la bibliothèque de Beaubourg qui plus est, je me sentais parisienne et initiée. Je l'ai relu avec constance chaque été pendant une dizaine d'années, mais toujours en traduction, silly me. A chaque fois, il m'a saisie dans son intrigue. Ma prochaine relecture sera en VO et ça va être TROP bon.
2. L'élégance du hérisson de Muriel Barbery. Sans doute le roman que j'ai le plus prêté, et à chaque fois qu'on me le rend, je le relis. Il me faut dire que j'avais beaucoup aimé le roman à la base, mais qu'avoir été invitée à déjeuner par Muriel Barbery m'a flattée et enchantée au-delà des mots, et qu'en plus c'est elle qui m'a fait manger les premiers sushis de ma vie. Inoubliable.
3. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer. Quand j'ai dit que j'étais tombée amoureuse de Léo, ce n'était pas une figure de style, lire et relire ses mails me met dans tous mes états, il y a de la magie dans ce roman épistolaire.
4. Au bon roman de Laurence Cossé. Il y a quelque chose qui me questionne dans ce roman-là, un des rares qui me permet de me placer dans différents points de vue, d'ouvrir ma réflexion à chaque fois. Et Francesca me touche toujours avec son cri du coeur.
5. Charles Dickens de Peter Ackroyd. C'est mon compagnon d'insomnie et de réveils trop matinaux, je picore des passages par-ci par-là et il m'aide toujours à atteindre l'heure raisonnable. J'ai écrit 5 billets dessus, puis j'ai perdu le goût, mais je l'ai lu du premier au dernier mot et plus encore, à force.
6. La maladie de Sachs de Martin Winckler. Je l'ai relu encore l'année dernière après le fort joli billet d'Erzebeth, même si j'avoue que l'attitude de l'auteur vis-à-vis d'un de mes billets (supprimé depuis) à propos d'un autre de ses livres m'a tellement hallucinée que je doute le relire un jour.
7. Once more with feelings de Josh Whedon. Ok, il s'agit d'un épisode de série tv, mais un épisode musical, dont la BO hante mon MacBook chéri et le lecteur CD de ma voiture (souvent bloqué sur "I died, so many years agoooooo..." et j'ai commandé le DVD pour me gaver toute seule tranquillement de ces images dont je ne parviens absolument pas à me lasser.
Je n'atteindrai pas 10, il y a beaucoup d'autres livres que j'ai relus mais pour des raisons autres que le plaisir et l'envie de le faire, lecture scolaire pour accompagner mon fils, besoin de me rafraîchir la mémoire pour pouvoir en parler, ou - et ça m'arrive encore malgré le blog - aucun souvenir de l'avoir déjà lu - (et là en général c'est une situation précise - souvent en plein milieu du roman - qui me fait dire "Mais ?!... Je connais ça....") : vieillir, c'est moche.
Karine nous tient au courant des prochains thèmes, les officiels... et les autres !
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28.12.2010
Top Ten Tuesday (Mes 10 meilleurs romans de 2010)
J’ai moins lu en 2010 (la faute aux séries tv !), mais je peux malgré tout établir mon Top Ten Books I've Read in 2010--a look back into your favorite reads of 2010!
(Toujours dans le cadre du Top Ten Tuesday organisé par The Broke and the Bookish)
1. La couleur des sentiments (The Help) de Kathryn Stockett (Parce que les liens entre ces formidables nanas sont riches et magnifiquement racontés)
2. Nage libre (Swimming) de Nicola Keegan (Parce que Philoména est géniale, tout simplement)
3. Le chagrin et la grâce (The hour I first believed) de Wally Lamb (Parce que rien de tel qu’un bon mélo américain)
4. Juliet, naked de Nick Hornby (Pour le plaisir fou qu’on a à tourner les pages)
5. Les sortilèges du Cap Cod (The old Cape magic) de Richard Russo (Pour la plume douce-amère)
6. Sanctuaires ardents (Private Altars) de Katherine Mosby (Pour son charme incroyable)
7. Quand souffle le vent du Nord (Gut gegen Norwind) de Daniel Glattauer (pour Leo, Leo, Leo !)
8. L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet (The selected Works of TS Spivet) de Reif Larsen (pour sa fantaisie joyeuse)
9. La bonne grosse montagne en sucre (The Big Rock Candy Mountain) de Wallace Stegner (pour la chouette ballade à travers le XX° siècle)
10. Le cycle des Rougon-Macquart d’Emile Zola, que je me réjouis de poursuivre en 2011 !
Elle toptenisent : Fashion, Stéphanie, Karine, Yue Yin.
La semaine prochaine, je ne joue pas, pour celles qui le désirent, le thème est :
Top Ten Books I Resolve To Read in 2011
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14.12.2010
Top Ten Tuesday (Les livres qui font pleurer)
Sur The Broke and the Bookish, c’était le 2 novembre dernier. Fashion, Karine et moi avons décidé de repêcher le thème pour cette semaine, voici le :
Top Ten Books that made you cry !
1. Hunger Games de Suzanne Collins. Le moment du pain noir lié à la petite Rue, au milieu de toute la tension, je n’ai pas résisté.
2. La couleur des sentiments de Kathryn Stockett. Quantité de larmes, émotions multiples, rendues très fortes par la grande pudeur constante. Grand souvenir du moment précis où Skeeter reçoit le petit cadeau organisé par le prêtre...
3. Le Prince des marées de Pat Conroy. J’ai pleuré à chaque fois que je l’ai lu, dans de tous petits moments presque annexes, la discussion informelle en tant que coach, la tendresse d’un moment mère-enfant...
4. Au bon roman de Laurence Cossé. J’ai voulu lire la lettre de Francesca à haute voix, j’ai craqué.
5. Bleak House de Charles Dickens. La mort du petit Joe a fonctionné du feu de dieu pour moi, impossible de résister.
6. Le petit bâtard de William Kowalski. Si mes souvenirs sont bons, ce roman m’avait été offert par Chimère et je l’ai lu lors d’un loooong voyage en voiture : on a osé se moquer des larmes qui coulaient sur mes joues.
7. La malédiction Henderson de David Adam Richards. L’acharnement d’un village contre une famille, ma lecture date (et je n’en ai pas trace) mais je me souviens d’une oppression presque physique pendant ma lecture, qui s’est calmée par quelques pleurs.
8. L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Une histoire de camélia...
9. L’attente du soir de Tatiana Arfel. Un roman magique qui distille une émotion très fine.
10. La voix des morts de Orson Scott Card. Parce que les Pixies, quoi ! On ne parlera jamais assez des problèmes de communication avec les peuples extra-terrestres. *soupir*
C’est un fait, je suis très bon public, je pleure, je crie, je ris, je bave, je vitupère, je salive... quand je lis, je vis.
La semaine prochaine, je ne joue pas, le thème ne m’intéresse pas (Top Ten Books I Hope Santa brings) et dans les anciens rien ne me motive plus. Rendez-vous le mardi 28 pour : Top Ten Books I've Read in 2010.
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07.12.2010
Top Ten Tuesday (Fictional Crushes)
Sur The Broke and the Bookish, c’était le 19 octobre dernier, mais pour certaines, c’est aujourd’hui : bovarysons sans complexes (Stéphanie joue aussi, et Caro prend le thème officiel). Personne ne m’en voudra de m’attacher en ce glorieux mardi aux personnages de séries télés, celles-ci faisant partie intégrante de ma vie fictionnelle. Les preux gentlemen que je m’apprête à citer ne sont pas les plus beaux ni les plus forts, parfois pas même des figures importantes de l’oeuvre dans laquelle ils apparaissent. Pourtant tous, à différents degrés, ont été des vrais béguins !
Top Ten Fictional Crushes

1. Cal Lightman (Lie to me)
Il déboule en chaloupant, se vautre dans un fauteuil, tout de guingois, transperce son interlocuteur de ses yeux égarés, puis se met à débiter trois mille questions en violant tout espace vital et en ne lâchant rien : cet homme est totalement inadapté et suprêmement inquiétant. Le plus grand spécialiste du mensonge au monde m’hypnotise à chaque épisode et aucune importance si les intrigues ont été conçues par des scénaristes en CM2. On est dans un univers de grand prédateur, les plus dangereux, ceux qui ne payent pas de mine; plaise au ciel qu’il ne s’assagisse jamais.
2. Gene Hunt (Ashes to Ashes)
Il appelle la nouvelle parachutée d’un nom de Champagne (Bols ou Bolly pour Bollinger), il croit en ce qu’il fait et ses méthodes peu conventionnelles ont un sens et un but : non, Gene n’est pas un gros lourd misogyne et bas du front, ooooh non. Sous ses airs bourrus se cache un chevalier, qui n’a pas peur de s’offrir sans minauder le moment venu (haine sur tous les scénaristes pour l’avant-dernier épisode de la saison 3, frustration is leur middle-name).
3. Eli Gold (The Good Wife)
Chargé de redorer l’image politique de l’ex-procureur-à-qui-on-fait-des-misères, Mister Gold est supposé être un méchant plein de magouilles, mais dans les faits il subit plutôt avec toujours un temps de retard. Pourtant, on sent une certaine stature qui ne demande qu’à s’épanouir, du sang et des coups fourrés, bon sang, faites-le exister un peu, ce bad guy en costume impeccable !
4. Jess Mariano (Gilmore Girls)
Jess est un bad guy, mais version flûte-et-zut-oh-mince-alors. Rebelle et paumé, c’est dans la lecture qu’il va trouver le salut (et un petit peu dans l’estime de Rory, c’est bien connu, les vilains s’exaltent dans la perdition des jeunes filles de bonne tenue mais c’est comme un sport, pour eux, voyez ? Du genre hobby et ça ne veut rien dire. Bon, il s’avère que Jess a vraiment des sentiments pour Rory, ce qui au final l’honore. Mais ne lui portera pas chance. Car à Stars Hollow, tout le monde est bien propre et gentil et on n’aime pas trop trop ceux qui dépassent...)
5. Spike ou William the Bloody (Buffy & Angel)
Il fut un temps où Spike était chartbé. Féroce, cruel, fort drôle aussi. Une petite blondinette apparut, et tout changea. Ce vampire a gagné son âme, Messieurs-Dames, au prix d’invraisemblables souffrances. Il a sauvé le monde et l’autre elle l’aime même pas ! She’s got stupid hair, anyway. Tsss.
6. Castiel (Supernatural)
Castiel est un ange d’un genre plutôt renfrogné et décalé, mais j’ai lâché en cours de 4° ou 5° saison la série où il se débattait dans un conflit énorme avec les forces du mal, filant un coup de main aux frères Winchester. Son inexpressivité était pourtant intéressante, couplée à l’intelligence musculaire de Sam.

7. Jack Harckness (Torchwood)
Ce qui est bien, avec le capitaine Jack, c’est qu’il ne fait aucune discrimination. De la plante verte à l’allien le plus repoussant, hommes, femmes, meubles, tout est à séduire et il répand ses charmes avec une générosité qui l’honore. Encourageons la gentillesse, cette valeur se perd.
8. Ripley Holden (Blackpool)
Ripley joue les fanfarons avec un art inégalé. Ce chef de famille n’a de pourri que les apparences (par ailleurs extrêmement séduisantes), et il vole la vedette à la pourtant mégastar écossaise tueuse de Daleks par la superbe humanité dont il est nimbé. Je te l’offrirais bien, moi, ton casino de luxe, Mister Holden.
9. Sherlock Holmes (Sherlock)
Un homme qui pense plus vite que la lumière ne peut que figurer dans mon Top Ten. Ses inquiétants yeux de chat enregistrent le moindre détail en un éclair, le relient à des données que le commun du mortel n’a même jamais envisagé de considérer, et il énonce en un débit précipité mais néanmoins parfait l’âge du disque dur, son classement wikio et le nom du futur roi d’Angleterre. Bénis soient Steven Moffat et Mark Gattis pour cette version contemporaine qui gère, ouèch, savaouB1, TKT.
10. Gregory House (Dr House)
C’est difficile de ne pas le citer, pourtant il faut bien le dire, Greg m’a déçue. Ce génial diagnosticien s’est perdu dans des intrigues répétitives à souhait, des hallucinations et des histoires de drogue, tout en malmenant son seul pote Wilson et en couchant avec sa patronne. Je ne le suis plus que d’un oeil occasionnel et je crois que le crush a vécu : so long, Doctor.
La semaine prochaine, nous ne suivrons pas non plus le thème imposé (Top Ten Books I'm Anticipating For 2011.), mais repêcherons celui du 2 novembre dernier : Books That Made You Cry.
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