27.07.2009

Petites faiblesses inavouables - Véronique Fiszman

Recueil de dix-neuf nouvelles, de longueur variable, et comme souvent, de qualité variable également. Mais elles ont toutes en commun d'exiger d'être lues jusqu'au bout, nouvelles à chutes, donc.fiszman.jpg

L'écriture est limpide et prenante, même quand parfois on a eventé le truc, on reste avec plaisir en compagnie des protagonistes. Peut-être parce qu'ils représentent tous quelque sale petite faiblesse à laquelle nous avons nous-mêmes un jour cédé : et comment vont-ils s'en sortir ? Y a-t-il une justice immanente ? Tu penses.

J'ai beaucoup aimé les quatre volets de "Bords de Seine", où une écrivaine journaliste ne cesse de céder aux poncifs les plus éculés et aux à priori les plus stupides : elle juge sur la mine, ou aux premières paroles. Elle a donc, fort logiquement, des surprises ! Apprécié également le très court "Mon frère" qui claque bien comme il faut : milieu psychiatrique.

Mais assez souvent ça fait flop quand même, comme dans "Le train", où une jeune femme se fait un film pas possible avec le regard d'un homme, quelques rangées plus loin. Et son groupe d'amis a l'air bien elevé, et vas-y que je t'élabore des stratégies pour qu'il ait l'occasion de lui adresser la parole : quand il le fait, c'est pour lui dire... Bof, oui, on le voit trop venir.

"Panique" est sympathique, cette nouvelle pointe du doigt notre étrange capacité à promettre tout ce qu'on veut en situation de crise, en le pensant avec toute la sincérité du monde, pour négligemment oublier immédiatement revenus dans un contexte normal...

A tenter, plume intéressante.

 

Ed. Léo Scheer, 2009, 146 p.

 

Laure a un peu vite oublié ces textes, même si elle a eu plaisir à les lire. Du Soleil sur la page s'est régalée.