31.01.2012
Top Ten Tuesday (Les BD que j'ai envie de lire)
Il a clappé la Door(s), mais il will be back, enfin, il a une idée, dit-il. Le libraire qui se cache pour mourir a invité ses lecteurs, dans l'intervalle, à (re)lire son blog depuis le début, et comme je suis très obéissante et surtout très fan de sa plume, je m'exécute, en notant au passage les recommandations ici et là semées au gré de ses humeurs malicieuses et néanmoins souvent nostalgiques. Ainsi, entre deux révélations ébouriffantes (il vit à 3 km de ses parents et se dégarnit (déjà) à l'arrière du crâne (non, ne visualisez pas, c'est un conseil), ai-je pu noter quelques BD que je brûle, que dis-je, je me meurs de lire. (A ce jour, je n'ai relu que jusque novembre 2008, ma liste d'envies risque de s'allonger encore quelque peu).
Top Ten par Ordre d'Apparition sur le Blog du Libraire Qui se Cache pour Mourir des BD Tentantes
(Ou TTOABLQCMBDT, ce qui est tout de suite plus chic)

(Sans lien avec le thème du jour chez The Brooke and The Bookish)
1. Un homme est mort & Coupures irlandaises de Kris & Vincent Bailly
2. Amours fragiles de Beuriot & Richelle
3. D.R.H. de Chauzy & Jonquet
4. Jérôme d'Alphagraph de Nylso
6. Minik de Hippolyte & Richard Marazano
7. Groenland Manhattan de Chloé Cruchaudet
8. Là où vont nos pères de Shaun Tan
9. L'autre fin du monde d'Ibn al Rabin
10. Guerres civiles de Jean-David Morvan & Christophe Gaultier
(Et aussi Twenty d'Erich von Götha, Ratafia de Nicholas Pothier, Bottomless Belly Button de Dah Shaw, Jimmy Corrigan de Chris Ware, bref, du pain sur la planche...)
05:21 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : j'over kiffe la bd, comme dirait une mienne potesse, de plus en plus, même. |
24.01.2012
Top Ten Tuesday (Les plaisirs coupables)
January 24: Freebie --- Make a top ten list about anything book related that you want. That super specific topic you thought would make a great top ten list or that past topic you wished you would have gotten a chance to participate it? This is the week to do it!
Lorsque The Broke and the Bookish autorisent le sujet libre, ça me donne envie de participer. Notre thème ayant été défini par The one and Only, c'est contrainte et contrite que je m'y plie, n'en doutez pas.

C'est parti pour le Top Ten de mes plaisirs coupables
1. Evacuons immédiatement la vague relation aux livres, je raffole par exemple de ça

2. Ou encore ceci

3. Voire même cela

(Et je les achète, oui, oui) (Pire, je les lis in-té-gra-le-ment.)
4. J'ai une telle légitimité bloguesque, que les attachées de presse qui ont eu la joie de me rencontrer m'appâtent en m'envoyant non pas des SP mais des photos des auteurs dont elles s'occupent. Et ça marche. (Coucou S. :))
5. Je lis des Harlequins en douce (à foison). Je prétends qu'il s'agit là d'une étude préliminaire qui débouchera un jour ou l'autre sur un billet exhaustif, toutes les collections dépiautées et mises en miroir, ce genre d'assertions. En réalité on n'est jamais à l'abri d'une excellente surprise et promis, juré, ça fait du bien les Harlequins. Ça lave le cerveau.
6. J'aime assez, à l'occasion, les années bissextiles impaires, déguster une bonne galette et découvrir le Pacherenc (qui convient à merveille à la meringue également) (je dis ça je ne dis rien) (la meringue, il faut impérativement qu'elle soit moelleuse et collante à l'intérieur) (et le Pacherenc, très frais) (évidemment, il faut qu'il soit genre 15 h) (pas avant, mais surtout pas après, après, c'est l'heure de l'apéro) (et avant, on termine le Champagne).
7. Je m'octroie ma dose de Ricky Gervais quotidiennement. En ce moment, The Office (uk), plus un petit tour sur son blog, et à partir de là, du surf sauvage sur la multitude de liens qu'il ne cesse de proposer. Cet homme est drôle. I mean, he really is.
8. J'ai racheté hier le jeu Game Boy Pokemon Rouge (1999) (première version), parce qu'on n'arrivait plus à mettre la main dessus dans nos tiroirs impeccablement rangés (tfou tcheu hum) et que nous (entendre mon fils (15 ans) et moi)), on est des dingues de Pokemon, on y joue encore et on avait très très envie de refaire le Rouge, là, maintenant, tout de suite, avec tous ses bugs et sa lenteur et son archaïsme total. *Nostalgie*.
9. Je jure chaque semaine que c'est f.i.n.i les restaurants, je vais cuisiner, bien sûr qu'il y a moyen de faire simple et bon et rapide, easy, d'ailleurs tiens ce soir je vais faire... heu... un SMS à mon mari : "Rejoins-nous directement au japonais on t'attend". (Les chirashis, ça dépote, quantité parfaite pour le soir, pas gras, pas cher) (un jour, je les ferai moi-même) (oui mais alors quid du cocktail maison avec le litchi, Mmm ?...).
10. Je suis dans une graaaaande période de compulsion et j'ai acheté un nombre hallucinant de livres ces trois dernières semaines, malgré un budget qui s'est équipé de klaxon, de porte-voix et de mots violemment réprobateurs. Je ne sais plus où donner de la tête et j'adoooooore ça.

(ça aussi, j'adore. Ricky et du Moet. Retenez-moi.)
05:46 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : top ten tuesday, ça faisait longtemps, ne faisait-ce pas ?... |
25.07.2011
Top Ten Monday (Les personnages du Trône de Fer)
Telle que vous ne me voyez pas, bienheureux qui continuerez à dormir sans cauchemars, je suis en pause entre l'aspirateur et la serpillère. Car, oui, ma vie est à ce point passionnante que ces tâches m'absorbent toute, et occasionnent, puisque j'ai la chance de détenir ce qui est en train de se transformer en bronchite, une suée de bon aloi (je dirais 38,5°), or je porte mes lunettes; qui écrira un jour le drame dramatique des porteuses de lunettes vs la transpiration aura de quoi faire, tiens c'est une idée pour mardi prochain, le TTT des choses les plus glam. Ajoutons à ceci 11° dans l'air et un taux d'humidité avoisinant les 235 % (sans exagération aucune, cela va sans dire) et réjouissons-nous de ce mois de juillet en région parisienne, trop top, really, I mean.
Or donc, en ce temps-là (le "yonder" de ma chérie Siri) entre j'aspire et je vais laver un jour, si, si, je peux le faire (pour mon épitaphe j'ai songé à "Elle allait le faire"), il me fallait un dérivatif aux pensées tellement gaies qui se bousculaient pour passer en premier entre mes 39 neurones.
Le thème officiel chez The Broke and The Bookish m'inspirant somme toute pas du tout, mais désireuse de publier un billet tant Fashion nous fait honte à toutes avec son activité bloguesque frénétique, l'envie me vint de vous présenter les meilleurs personnages du Trône de fer, en me basant sur ce que j'ai vu (Game of Thrones, saison 1, 10 épisodes) et lu (Tomes 1 à 9 ancienne parution, Intégrales tome 1 & 2 nouvelle parution) (pas encore fini le 2 mais c'est un détaillounet).

(Ecoutez, on est bien mardi quelque part dans une dimension quelconque, ne me cherchez pas, ou je fais une lecture commune dans le cadre d'un challenge)
1. Le traducteur
Il parait qu'il se dit pis que pendre de la traduction de Jean Sola sur le net, que ce nom serait un pseudonyme, et que la VO est beaucoup moins médiévale que la VF. Je n'ai rien suivi de tout ça, je suis juste tombée complètement sous le charme de la langue en VF, quelqu'un qui emploie le verbe "bistrer", qui invente des néologismes de toute beauté et qui manie les différents niveaux de langage avec une telle dextérité ne peut que remporter mon adhésion pleine et entière.
2. Tyrion
Il est tellement brillant que j'ai dû relire plusieurs fois les passages où il manipule Littlefinger ou l'eunuque ou encore sa soeur, le suivre entre ce qu'il dit et ce que ça entraîne en stratégie n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Il est drôle, il est caustique, politiquement incorrect et totalement éclopé, à tous les niveaux.
3. Asha
Le chapitre où elle retrouve Theon est à se tordre de rire, du début à la fin. Quelle femme ! Malice, langue acérée, intrépidité, je prie pour que les méandres GeorgeRRMartinesques l'épargnent, celle-ci (je ne me souviens plus de rien en ce qui concerne l'intrigue, c'est effarant. En même temps ma première lecture date de plus de six ans, j'ai des excuses.).
4. Eddard Stark
Ned est un Seigneur, un vrai, de ceux sur lesquels on peut compter, qui son amitié une fois donnée ne la reprend jamais, quelqu'un pour qui le mot honneur veut dire quelque chose. Il m'a fait pleurer, au moment où.

5. L'adaptation TV
A ce stade, et parce que Sean Bean, je m'ajoute aux concerts de louange qu'on trouve absolument partout concernant la série TV, que je trouve moi aussi meilleure que le roman, dont chaque épisode m'a transportée, vivement la suite, je n'ai pas plus à dire.
6. Arya
Petite maigrichonne au caractère bien trempé, arya est attachante en diable et bouleversante quand elle énonce simplement ce qui est pour elle l'évidence : se marier, perpétuer une lignée et s'occuper de ses éventuels enfants, ce n'est pas elle. Déjà pas évident à imposer à notre époque, alors à la sienne, la pauvrette...
7. Jon Snow
Peut-être le personnage le plus intéressant, en y réfléchissant, car il est traversé par un peu tous les autres, selon les moments. Avec lui on touche du doigt le poids d'un serment, la cohésion avec des frères que l'on s'est choisis, le déchirement entre ce que nous dicte notre coeur et la raison, la peur, la vraie et ce sentiment si partagé au monde, l'imposture, la non appartenance (sa bâtardise, s'il faut préciser, son manque de racines).
8. Bran
C'est de lui dont je me souvenais le mieux, tant ma première lecture était impregnée de Fitz et ses rêves en tant que loup m'emplissaient de réminiscences. Cette fois je suis plus en empathie avec des tourments plus immédiats, et j'admire son côté Stark, no matter what.
9. Jaime Lannister
Il est pourri jusqu'à l'os mais il a du panache, un certain courage et quelques répliques pas dégueu. (Et puis bon, Nikolaj Coster-Waldau n'est pas exactement repoussant non plus, tout blond qu'il soit.)

10.
C'est tout, en fait, tous les autres sont plus ou moins sur le même plan pour moi, tour à tour intéressants puis moins, dans la mesure où ils interfèrent avec mes chouchoux ou pas. Le gros dixième serait l'ensemble des romans, où je continue à me perdre avec délices.
13:11 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : ttm, "le monde ne suffit pas aux poètes, aux philosophes, et à tous les amateurs de livres", joseph joubert, cité par siri hustvedt, dans "yonder" |
21.06.2011
Top Ten Tuesday (Pourquoi j'aime tenir un blog sur les livres)
Ce thème, choisi par The Broke and The Bookish à l'occasion de leur premier anniversaire (happy blogbirthday !) est trop tentant pour que je le laisse passer, juillet n'est pas encore là mais chut, en toute discrétion.

Top Ten Reasons Why I Love Blog Booking
1. Pour tout comme il a dit lui : "Pourquoi j'écris"
2. Pour tout comme elle a dit elle : "Why que je blogue, donc ?"
3. Parce que c'est une activité immarcescible.
4. Et un petit peu propitiatoire
5. En tout cas pas aboulique
6. Même si pas exempte de procrastination
7. A laquelle on peut s'adonner même valétudinaire !
8. Et qui permet de placer ses mots préférés
9. Parce que j'ai les meilleurs lecteurs du monde de l'univers
10. Surtout toi. (Si, toi, vous, là, qui lisez ça.)
07:39 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : que dire en tag, je petit-déjeune avec des tranches de brioche, légèrement toastées, (puissance 1, faut surtout pas les griller), avec de la margarine(beurk), et de la confiture de cerises, il est 7h38, ce premier jour de l'été, et je vous embrasse |
03.05.2011
Top Ten Tuesday (Les meilleures recommandations)
Je n'ai aucune méthode pour choisir un livre, ou plutôt j'en ai mille, qui oscillent au gré des ondes variées de mes humeurs et du moment. Parmi elles, la recommandation de quelqu'un dont l'avis compte pour moi.

(En phase avec The Brooke and The Bookish)
Top Ten des meilleurs romans lus sur prescription
1. Gabrielle Roy
Bonheur d'occasion, ou La petite poule d'eau, Ces enfants de ma vie, La route d'Altamont, La détresse et l'enchantement, La rivière sans repos, La montagne secrète,
Années 2003 à 2006, forum des rats de biblionet, toute une époque - Dieu merci révolue. Mousseline était la créatrice du truc, elle avait une forte personnalité, elle aurait fait aimer Gabrielle Roy à un phoque asthmatique. J'aime toujours, même si je tiens plus de la baleine gloutonne. Merci Mouss.
2. Harry Mulisch
2006, la première fois que je nouais une relation purement épistolaire avec quelqu'un qui depuis m'a reniée. C'est triste. Merci JL.
3. Myrielle Marc
Issue des rats, Flo/Barbarella a disparu du net, et je le regrette. La miss n'était pas banale. Merci Flo, reviens.
4. Michel Tremblay
C't'à ton tour Laura Cadieux, Les belles-soeurs, 44 mn 44 s,
Je dois ma découverte de Michel Tremblay à Frisette, ma Frisouille, que je croise encore de loin en loin avec beaucoup de plaisir. Merci Isa.
5. Lawrence Block
A cause de Cathe, j'ai harcelé sans répit la bibliothèque Carnégie de Reims qui avait égaré des volumes des aventures de Matt Scudder, j'ai couru sous la pluie chercher ma dose suivante, j'ai refusé un tournoi de tarots (dingue ! Je suis une bête aux tarots. J'étais, en fait.) j'ai vécu des semaines à rêver de réunions des AA et à me promener dans un New-York totalement idéalisé. Merci Cathe.
6. Donald Westlake
Faut-il avouer qu'avant 2008 je n'avais jamais lu Westlake ? Excellent souvenir d'un apéro très bulleux à Cabourg, avec celle qui parle de ce qu'elle est en train de lire avec des flammes dans les yeux et de la joie dans la voix. Avant les bulles, même. Merci Amanda.
7. François Rollin
Les belles lettres du professeur Rollin.
Cathulu dans ses oeuvres, ses billets tentateurs, ses envois constants et nourris. Merci Cath.
8. Charles Dickens
Tout.
C'est Stephen King qui m'a donné envie de lire Dickens, avec une référence à un personnage de Bleak House dans Duma Key. J'ai pu assouvir ma soif dickensienne grâce à Fashion en grande partie, et la partager grâce à vos commentaires précieux et indulgents. Merci la vie, qui permet des rencontres livresques de cette intensité.
9. Robert Merle
Le libraire qui se cache avec une loutre et des violettes a une plume dont je suis une grande, grande fan (billet du jour excellent, d'ailleurs). Il lit aussi, le bougre, voracement, même, et j'adore quand il nous glisse deux mots de ses lectures. Merci l'inconnu aux BD.
10. Joker !
Il y en a encore tellement dont je dois la lecture à quelqu'un en particulier, impossible de ne pas en oublier. Fashion et Barrons, Caro et Vikram Seth, Stephie et Zola, Tamara et Jo Nesbo, Hubert Nysssen et Wallace Stegner, Stéphane Laurent et Stewart O'Nan, Chimère et toute la SF, et d'autres encore, tant d'autres, la liste est sans fin, et ma mémoire trop parcellaire. Merci à tous ceux qui lisent, en fait, et qui communiquent autour de leurs lectures.
04:10 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : top ten tuesday, j'aime beaucoup les recommandations, vous savez, beaucoup |
13.04.2011
Top Ten Tuesday du Jeudi Citation (Leo, Leo, Leo)
Un mercredi, deux logos, dix citations, un seul Leo.


(The Broke and The Bookish featuring Chiffonnette)
Mes dix phrases préférées de Leo Leike
1. Je pense beaucoup à vous, le matin, le midi, le soir, la nuit, entre-temps, à chaque fois un peu avant et un peu après - et aussi pendant.
2. Je ris de bonheur. Est-ce adultère, Emmi ?
3. J'embrasse comme j'écris.
4. Emmi, j'ai en moi d'énormes coffres et armoires remplis de sentiments pour toi. Mais j'ai aussi la clef qui convient.
5. Chère Emmi, je trouve que tu esquives de façon très élégante, presque coquette. Mais ne crois-tu pas que j'ai le droit de savoir pourquoi tu es fâchée ? Cela m'aiderait quelque peu cette nuit, pour le sommeil, si tu vois ce que je veux dire.
6. Bonjour Emmi, serais-tu par hasard passée hier en avion à hélice à côté de l'appartement 15 pour prendre des photos ? Ou était-ce un orage ?
7. Je pense à cette Emmi qui, du bout de doigts si délicats qu'ils semblent lui échapper, enlève toutes les trente secondes de ses yeux des mèches imaginaires pour les remettre derrière son oreille, comme si elle cherchait à délivrer son regard d'un voile, pour pouvoir enfin observer les choses avec autant d'acuité qu'elle sait les décrire depuis longtemps.
8. Emmi, tu es la seule. Tu es la seule, la seule, la seule qui... C'est difficile à formuler.
9. D'accord Emmi, j'ai compris, je ne t'écrirai plus. Au cas où (...) vent du nord (...) tu sais que (...) toujours. Toujours, toujours, toujours, toujours, toujours !
10. Chère Emmi, je veux prendre un café avec toi. Le veux-tu aussi ? Si tu ne veux pas, je ne veux pas non plus, car je ne veux pas, avec toi, contre ta volonté (aller prendre un café).
Daniel Glattauer
Quand souffle le vent du nord & La septième vague
Traduction (Autriche) d'Anne-Sophie Anglaret
05:17 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : emmi, vous ne parlez que de sexe, c'est pathologique! |
22.03.2011
Top Ten Tuesday (Bookish Pet Peeves)
Tous ces petits trucs qui n'ont l'air de rien mais qui nous tapent sur le système dans un livre (traduction de Karine, Bookish Pet Peeves c'était peu clair pour moi).

(Nouveau logo chez The Broke and The Bookish)
1. Dégingandé/gangling. J'ai longtemps eu un problème avec ça, ne sachant jamais s'il fallait prononcer "guin" ou "jin" (alors qu'en fait c'est évident) et trouvant surtout que pas un seul roman n'y échappait, souvent par paquet de douze, tous les personnages un tant soit peu inquiétants sont dégingandés. Et puis en fait maintenant peu me chaut, cette obsession est derrière moi, circulez en paix les échalas.
2. Cette tournure de phrase dont j'ignore le nom et qui consiste à appuyer ce qu'on vient de dire en le faisant sonner comme une menace, en ouvrant l'inquiétude. "Elle prit une plaque de chocolat, sans savoir que ce serait la dernière qu'elle aurait jamais l'occasion de manger." "Il la maudit silencieusement, elle ne vit rien. Il leur restait 40 secondes à vivre." etc. Je trouve toujours ça facile (et souvent je le dis, à voix haute : "Facilitéééééé ! Houuuuuu !", sauf pour Stephen King, qui a INVENTé le truc, qui le maîtrise avec une précision à faire pleurer un horloger, qui stoppe nos respirations avec et qui, de toute façon, c'est simple, a tous les droits. Love you Stephen.
3. La surcharge. Qu'on puisse se faire une idée de tous les personnages ou lieux ou évènements qui entrent en compte dans un roman, c'est bien, mais que l'auteur éprouve le besoin de décortiquer chaque nouvel élément en détail à son apparition, ça devient vite insupportable.
4. Le lyrisme échevelé dans les descriptions. "Il examina le jeune troubadour aux cheveux de feu avec une incrédulité grandissante." "Elle aimait s'accrocher à lui tandis qu'ils fusaient à travers la campagne sur sa moto, par-delà les ruisseaux, les clairières, les vallons - L'Angleterre de ses rêves." J'ai déjà décroché, pour ma part.
5. La surcharge, encore. Quand dans un roman tout démarre très bien, intrigue intéressante, style adéquat, et soudain déboule un secret où l'on apprendra qu'en fait, l'héroïne est devenue folle parce qu'elle avait été agressée, alors qu'elle était enceinte, par quelqu'un en pleines convulsions dûes à une maladie génétique rare et non diagnostiquée (elle perd le bébé); des années après c'est la fille de cet agresseur qui, par une coïncidence tragique, tombe en amour avec le fils de l'héroïne, ce qui déclenche une reconnaissance au niveau inconscient et enclenche la folie. Je n'invente rien.
6. Le calme plat. Quand j'ai lu un livre, entièrement, facilement, et qu'une fois terminé je n'ai aucune idée de ce que j'en pense, rien à en dire, rien à en garder-conserver-ruminer-intégrer-digérer. Un peu comme si j'avais regardé la télé.
7. La couverture tueuse. Celle qui affiche en gros plan le truc qu'on n'apprendra qu'à la page 103, flinguant tout effet, annihilant toute surprise.
8. La révélation dans le dernier chapitre. Je déteste ça, j'ai besoin de comprendre un peu avant, et qu'on prenne la peine de prendre congé après cette révélation, civilement, pour indiquer qu'on n'est pas dans un jeu, que ce n'était pas le but ultime du roman, que ça continue et que même, ça reste intéressant.
9. La 4° de couv prétentieuse. Pour la comprendre faut avoir fait 17 ans de philo, et quand tu lis le roman tu l'adores, il n'a rien à voir avec ces phrases pompeuses et excluantes.
10. La 4° de couv qui te raconte tout, ou qui en raconte trop. Un peu comme les bandes annonce au ciné, qui concentrent souvent le meilleur. Amanda a une technique géniale quand elle prête un livre : si la 4° déconne, elle la couvre. J'adore !
Elles topténisent aussi : Karine, Fashion, Jamie a fait un vlog, j'adore ! (in english), Geishanellie, Shopgirl, Jainaxf, Vilvirt, ...
Anna (US) détonne, attention, image horrible pour beaucoup de monde (moi j'adhère à 200 %) :)
05:13 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : top ten tuesday, le retour, ce thème est très inspirant, me suis pas du tout énervée avec, non |
15.02.2011
Top Ten Tuesday (Histoires d'amour préférées)
Thème officiel, dis-donc, how disciplinée I am. Voici, en accord avec The Broke and The Bookish, mes dix histoires d'amour préférées dans les livres (qui ne sont ni les plus célèbres, ni les plus belles, juste mes préférées) :

1. Anne Elliot et le capitaine Wentworth. Parce que leur amour est contrarié, parce qu'ils patientent de longues années, et que la scène de la lettre me fait toujours autant battre le coeur, délicieuse torture.
(Persuasion, Jane Austen)
2. L'amour unilatéral de John Chivery pour Aimée. Parce qu'il l'aime tellement qu'il s'inclinera, voulant son bonheur avant le sien, et parce que personne n'a jamais dressé d'épitaphes imaginaires aussi drôles.
Little Dorrit, Charles Dickens)
3. L'histoire épistolaire entre Leo Leike et Emmi Rothner. Parce que rien n'est plus troublant que ces mails d'une intimité totale entre deux inconnus. Vous ai-je dit que la suite paraît en mars ou avril ? Hiiiiiiii.
Quand souffle le vent du Nord, Daniel Glattauer
4. Elaine et Matt Scudder. Parce que leur relation se construit lentement, est solide, belle et pourtant fragile, comme pour tous les êtres que la vie a profondément malmenés.
Série des Matt Scudder, Lawrence Block
5. Marthe et Félix. Parce qu'on peut aussi tomber très amoureux quand on a plusieurs fois 20 ans.
La femme coquelicot, Noëlle Chatelet
6. Marianne Engel et le narrateur. Parce que c'est une histoire démente pleine de mystères, de passion et over prenante.
The Gargoyle - Andrew Davidson
7. Andrew et Melissa. Parce que leurs lettres contiennent le monde entier, qu'on ne peut pas se lasser d'un texte pareil.
Love Letters, A.R. Gurney
8. Bennie et Désirée. Parce que tout les oppose, parce qu'ils sont ancrés dans le contemporain, parce qu'on voudrait tellement que ça marche...
Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti
9. Nora et Max. Parce qu'ils se battent avant tout contre eux-mêmes, et que l'amour peut prendre bien des formes avant d'être reconnu.
White Palace, Glenn Savan
10. Françoise et Iani. Parce que c'est vraiment beau un amour de toute une vie, et qu'on prend une grande claque quand l'un disparaît.
Regarde, nos chemins se sont fermés, Françoise Xenakis
Elles ont toptenisé aussi : Irrégulière, Thé lecture et macarons, Cécile,
06:00 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : top ten tuesday |
25.01.2011
Top Ten Tuesday (Les meilleurs lundis matins)
There's no such thing, mais s'ils existaient...
Top Ten de mes meilleurs lundis matins

(Honteusement détourné de la belle idée du blog The Broke and the Bookish)
1. Je me lève à une heure tout à fait raisonnable, parfaitement reposée et pétante de dynamisme.
2. J'ai maigri. - 12 kg pendant la nuit.
3. Je n'ai pas faim, une bouchée de pain frais et croustillant apparu tout seul dans ma cuisine me contente et me ravit, et l'eau fraîche a le goût du Roederer.
4. Mon fils me dit bonjour.
5. En souriant.
6. Et en me regardant.
7. Il ajoute "ah ouais, heu, qu'est-ce que je veux dire, déjà", je ne suis pas instantanément en train de dégainer mes colts le porte-voix saisi et les cheveux déjà dressés, au contraire, je souris, délicieusement en attente de la merveilleuse nouvelle qu'une annonce ainsi impeccablement vocalisée ne manque jamais de faire apparaître : "C'pas la peine que tu viennes me chercher ce midi, je vais au club lecture".
8. J'ai 98 mails dont 97 sont des compliments sur mon extrême chatoiement et un est une demande en mariage. Signée Colin F. Qui me demande le silence absolu vis-à-vis de Tim R.
9. Mon voisin est souriant, et me propose de conduire fiston au collège, c'est sur son chemin, non, non, ça ne le dérange pas du tout, c'est un tel amour ce garçon, qu'est-ce-qu'il aime l'entendre jouer à CSS l'après-midi pendant qu'il fait la sieste; s'il ne travaillait pas de nuit, il demanderait à le faire, tiens, rien que pour le plaisir d'être réveillé par le petit voisin.
10. Je me réveille.
05:30 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : vous remarquerez, que je n'ai rien dit, sur mes cheveux, même l'utopie a ses limites |
18.01.2011
Top Ten Tuesday (Les pires lundis matins)
Je suis infiniment désolée, The Broke and The Bookish, encore un Top Ten qui n'a rien à voir avec rien, Mmm, cela deviendrait-il une habitude ? Karine nous parle de ses lubies livresques, et en blog-it des prochains thèmes officiels, Caroline nous parle de Michel Sardou et Mademoiselle Pointillés des scènes les plus !!!!!.
Top Ten de mes pires lundis matins

1. Je me réveille way avant la sonnerie du réveil (mais genre way, hein. On parle en heures, là).
2. Je ne me rendors pas. Comme d'habituuuuuu-deu.
3. J'ai déjà maudit 875 galaxies avant de poser un pied par terre, je songe à vérifier que la rage n'a pas été signalée dans les environs.
4. J'ai oublié de baisser/couper le chauffage en me couchant, je transpire devant mon café au lait en me réjouissant d'avance de ma prochaine facture de gaz.
5. Je n'ai aucun mail.
6. J'ai perdu un(e) "ami" Facebook.
7. Il pleut. Mais à verse, et en continu, et depuis un bout apparemment, les chaussées ont déjà baissé les bras, on roule dans 20 cm d'eau.
8. Je ne vois pas une passante qui traverse, à ça, A CA j'étais une meutrière.
9. Je mets 15 mn à pouvoir redémarrer, plus de jambes, coeur à 320. Je ne veux plus jamais conduire.
10. Nikos est enrhumé et s'interroge sur le genre du mot "orque", Guy Carlier n'est - au mieux - pas inspiré en voulant expliquer le sens du mot "pragmatisme", c'est lundi et il en reste encore cinq avant les prochaines vacances.
05:00 Publié dans Tops divers | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : j'ai horreur des gens qui se plaignent, quelle plaie, vous êtes d'accord, osf, mais graaaave |










