15.12.2009
Mon QI est inférieur à ma pointure...
... Et pourtant, je persiste.
A lire pour pouffer, l'avis de quelques auteurs anglais sur les livres de 2009 à éviter, avec cette perle signée Tony Parsons :
"I have read and loved a lot of Stephen King books, but Duma Key stunk to high Heaven. It reads like a very rough first draft and is an insult to the intelligence of anyone who has an IQ higher than their shoe size."
(Mon avis taille 39)
15:51 Publié dans Autour du livre | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : c'est possible de chausser du 250 ? ;o))
11.12.2009
Mes 6 meilleurs livres de 2009
Le 12 décembre 2008, j'établissais la (courte) liste des livres qui m'avaient le plus marquée dans l'année. Indépendamment de ce que j'en ai pensé au moment de leur lecture, je ne sélectionne ici que ceux qui m'ont laissé une vraie marque, pour des raisons diverses que j'évoque également. Cela ne porte aucun ombrage au reste des livres que j'ai aimés dans l'année, sans tenir compte de leur date de parution. Voici ceux de 2009 :
1. La maison d'âpre-vent de Charles Dickens à égalité avec David Copperfield ou la bio de Peter Ackroyd (parce que j'aime d'amour Charles Dickens, qu'il est le plus grand écrivain du monde de l'univers pour toujours et à jamais)
2. Au bon roman de Laurence Cossé (pour la sublime lettre de Francesca, et tout l'amour des livres qui transpire à chaque page)
3. Le dernier samouraï d'Helen Dewitt (pour sa fantaisie intelligente)
4. Les belles lettres du professeur Rollin (parce que cet homme a embelli ma vie)
5. Le vrai cul du diable de Percy Kemp (pour son originalité et sa belle langue)
6. Duma Key de Stephen King (pour l'extrême plaisir que j'ai eu à découvrir un nouveau roman de cet auteur alors que je croyais réellement qu'il n'écrivait plus. Pas son meilleur, mais bon quand même. Surtout après Lisey.)
C'est terrible de laisser de côté Véronique Ovaldé, Richard Lange, Robert Merle, Jack O'Connell ou Hannah Tinti, entre autres, mais choisir est horrible, de toute façon.
Je conseille également toujours Le prince des marées et La découverte du ciel ;o)
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30.08.2009
La librairie du Lubéron
Plutôt déçue par ma visite de la librairie Actes Sud au Méjan, à Arles (en Arles ?) (je n'ai pas senti d'âme particulière), je suis par contre tombée par le plus grand des hasards sur une très pittoresque petite librairie en plein coeur du Lubéron, dans le charmant petit village de Roussillon (dont les ocres sont de toute beauté). Un petit peu de son histoire sur ce site, mais le mieux, c'est d'y aller !:)



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12.12.2008
Les 6 meilleurs livres de 2008
Qu'est ce qui surnage de tout ce que j'ai lu en 2008 ?
1/ Richard Powers - La chambre aux échos (parce que c'est le meilleur écrivain vivant, tout simplement)
2/ Richard Russo - Le pont des soupirs (parce que son humour tendre me touche infiniment)
3/ Nuala O'Faolain : Best love Rosie (parce que la prose de cette auteure est la plus chaleureuse qui soit)
4/ Dan Simmons - Terreur (parce que c'est de la brique qu'on ne lâche pas, qu'on a froid et peur !!)
5/ R.J. Ellory - Seul le silence (pour son oppression douce, sa douloureuse beauté)
6 / Christine Jeanney - Charlémoi (parce que j'ai rarement lu un premier roman aussi chatoyant)
Ce sont vraiment les six romans qui m'ont marquée cette année, que je n'hésite pas à recommander au même titre que Le prince des marées ou La découverte du ciel, grands romans s'il en est. (Il faut absolument lire Harry Mulisch !! Il n'est pas assez connu !!)
Ce qui ne veut absolument pas dire, bien entendu, que le reste de mes lectures n'est pas à recommander ;o)
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03.12.2008
Parlons magazines...
... Littéraires, bien sûr. Ou du moins qui parlent de livres. Même un tout petit peu.
On commence à avoir un petit choix, et je confesse les acheter pratiquement tous et à chaque parution, tout en jurant qu'on ne m'y reprendra plus (mais je me soigne). Celui que je rêverais de lire, mais il est réservé à un usage professionnel et de toute façon hors de ma bourse, c'est
Livres Hebdo. Laure m'en avait prêté un petit frère auquel sa bibliothèque est abonnée (me souviens plus du titre !) et c'est un pur bonheur d'avoir la liste avec un petit résumé neutre de chaque livre à paraître. Alors imaginez avec des articles de fond et toute l'actualité éditoriale... Crrrr, j'en grince de frustration.
N'hésitez pas à compléter si j'en oublie (et je sais que j'en oublie, mais je ne peux matériellement pas tout lire non plus) !
Lire : Je ne le lis que depuis que Busnel en est le directeur de rédaction, je le trouve super accessible, pour autant, je ne me rue pas chez le libraire après sa lecture.
Le Magazine des livres : Je n'aime pas grand-chose dans celui-là, ni le papier, ni la parution tous les 2 mois qui me donne l'impression qu'il est toujours à la traîne par rapport à l'actualité, mais j'apprécie d'y lire les chroniques d'Anne-Sophie et depuis peu d'Emmanuelle Allibert.
Décapage : Cette revue est belle, tout simplement. Que dis-je, élégante, classe. Il y règne un bel esprit potache qui me plaît, et moult textes et nouvelles sont réellement dignes d'intérêt.
Le matricule des anges : Beaux articles, copieux, bel objet, mais très loin de mes goûts personnels.
Chronic'art : Ils sont vilains chez Chronic'art, mais j'adore leur dent dure et l'étendue des sujets qu'ils traitent (jeux vidéos, DVD, etc.)
Nonfiction : Un petit nouveau en cet hiver 2008-2009, même s'il est simplement la publication papier du site Internet. Personnellement, j'ai survolé très vite mais mon homme le trouve génial. Annoncé comme : "Le magazine des livres et des idées", il penche sérieusement vers les idées.
Books : Deuxième petit nouveau de ce mois de décembre, ce magazine se veut traiter de l'actualité par les livres du monde. Je n'en aime pas le format ni le papier, et pas tellement non plus le contenu. Chez Jules j'ai employé le terme "trop intellectuel pour moi", terme contesté par Le Bookomaton qui elle, l'a beaucoup apprécié. Disons alors qu'il ne suscite aucune envie de livres chez moi, et que c'est ce que j'attends d'un magazine littéraire :-D
Muze : Celui-ci s'adresse à bien plus jeune que moi, mais j'ai plaisir à le feuilleter de temps à autre, lorsque le sommaire m'intéresse.
Elle : Les pages Livres de Elle sont copieuses, sans doute les plus fournies de tous les magazines girly (très déçue de la part réduite que leur accordent désormais Marie-Claire, par exemple), et j'aime aussi suivre leur Grand Prix des lectrices. Je lis pratiquement tout dans Elle (sauf la mode, ça, vraiment, pas pour moi !) (et il y en a beaucoup, hélas...), ce qui m'arrive rarement avec les magazines. Par exemple, j'y ai appris récemment à bien me démaquiller, ce dont ma peau les remercie vraiment !
Et puis l'humour d'Alix Girod de l'Ain, je suis fan !










08.07.2008
A l'intérieur du musée Guimet...

15:00 Publié dans Autour du livre | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques
21.04.2008
Quelques extraits
Les premiers mots :
J’ai été dès le plus jeune âge pris en main, du point de vue de l’éducation, par des grands-parents tout à fait extraordinaires que je définirais volontiers comme de grands humanistes mais ça veut tout dire et ça veut rien dire… et… j’essaierais d’être plus concret en disant que ces gens-là m’ont éduqué dans l’idée qu’il faut à tout prix éviter les injonctions, qu’il faut remplacer les injonctions par les interrogations ; toujours se demander le pourquoi des choses et admettre le niveau d’incertitude dans la réponse que l’on reçoit ou dans les réponses qu’on se forge. De telle sorte que, alors que je suis né dans une famille qui était pour moitié catholique et pour moitié agnostique, j’ai versé du côté des agnostiques tout de suite, parce que je n’ai – par éducation, j’ai été ainsi formé – je n’ai jamais pu accepter les injonctions et quand il m’est arrivé d’en accepter parce qu’il m’est arrivé, il m’est arrivé dans ma jeunesse de pousser des cris, de protester, de m’agréger à des mouvements de ci ou de ça, mais après coup j’ai toujours eu l’occasion de mesurer les erreurs qui s’y trouvaient, les pertes que ça entraînait et les manques… heu… les manques, surtout les manques. Et alors à partir de ce moment-là, on est tout naturellement invité à n’entrer dans aucune direction religieuse, dogmatique, trop conservatrice ou même comme aujourd’hui ça se développe tellement, de nature sectaire.
A 10 mn 47 :
S’il faut parler du rapport lecture-écriture, je vais faire une référence qui va peut-être faire sourire, mais ça m’est complètement égal, je ne sais plus où exactement, André Malraux a dit que toute création était le résultat d’une friction entre une forme imitée et une forme inventée. Et la lecture, c’est ça, c’est se frotter ; à des manières qu’on eut des gens avant nous, ou qu’ils ont autour de nous, d’écrire, de s’exprimer, afin de pouvoir soi-même trouver sa propre manière de le faire.
La dernière phrase :
J’ai su ce qu’était le plaisir, je le sais toujours d’ailleurs, au sens large du terme.
15:00 Publié dans Autour du livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : hubert nyssen
11.02.2008
De la bergère à la bergère !
Comment vas-tu ?
Très bien merci et toi ? Heu, en fait j’ai mal à la tête, mais je crois que c’est dû au champagne d’hier….
Et le sommeil, ça va ?
J’en manque terriblement, mais quand il arrive, il est de plomb.
Que penses-tu du temps pour la saison ?
J’adore quand il fait froid, j’ai une excuse supplémentaire pour lire devant un bon feu…
Bien, marquons une pause, si vous le voulez-bien, le temps de constater la difficulté de l’exercice....
Amanda, imaginons que je ne sache rien de toi. Pourrais-tu te présenter brillamment et avec un humour torride en quelques mots ?
Brune (après avoir été blonde, puis rousse, puis auburn, puis ocre, puis paille jaunie, puis orange (d’après ma fille)).
Pas très grande, tout le monde le sait.
Pas trop mince, un peu ronde.
Yeux verts ou noisette.
Hmmm. Ouais ?
Sinon j’ai passé l’âge de lire « Jeune et jolie » et je ne lis pas encore « Notre temps ».
J’ai une petite fille absolument fabuleuse, incroyablement belle, intelligente. D’après mes amies, elle ressemble à son père.
A l’école j’étais absolument et résolument nulle en maths, matière que je haïssais viscéralement. Plutôt bonne en français et langues étrangères. Excellente en amitié.
Ah oui ?
Ah, j’oubliais ! Il y a une chose que me disait mon papa (et ma maman aussi d’ailleurs, et, finalement, mon mari aussi), je crois que c’est la phrase que j’ai le plus entendue dans ma vie : « Pose ton livre et viens manger /sortir / t’occuper de ta famille… »
La toute première note de ton actuel blog, le 1er Septembre 2007, citait d’entrée une marque. MAIS, tu écoutais Mika dans ta voiture. Ceci rachetant cela, pourquoi avoir choisi de commencer par cette petite tranche de vie ?
En fait c’est assez simple.
J’avais ouvert un blog en mars ou avril 2007 sous le pseudo de Wamanda. Blog dans lequel je me cherchais un peu. Quand j’ai recommencé à travailler en juin, j’ai arrêté le blog car je ne trouvais plus le temps de tout gérer. Cette histoire de Perette et le biiiiiiip m’est arrivée en juillet. J’ai eu envie de partager cette anecdote avec quelques amis et de leur raconter mes mésaventures. J’ai écrit cette note, façon Perette, et l’ai envoyé par mail à deux ou trois personnes dont je suis proche. Mon ami Spencer m’a répondu que c’était du « pur blog » et m’a répété que j’avais été stupide de supprimer mon blog. Du coup, en septembre, j’y ai repensé et j’ai ouvert mon blog avec cette histoire. Perette était née. Mais elle ne s’exprime que quand il lui arrive des aventures extraordinaires…
Tu dis du roman de Muriel Barbery « Ce fut un bonheur. Un régal. Presque une révélation. » alors moi je dis juste « Je t’aime, Amanda. » Mais quand même, pourrais-tu nous donner un auteur ou un titre n’étant pas encore sur ton blog, qui a été un de tes grands chocs de lecture de toute ta vie ?
Ne me dis pas que je pose des questions aussi difficiles que ça ?!
Je crois qu’il y en a plusieurs en fait.
De but en blanc je dirais « Lignes de faille » de Nancy Huston, parce que l’histoire est terriblement sombre et touchante, et le style de Nancy Huston me touche toujours beaucoup.
Il y a aussi « Le quinconce » de Charles Spencer, une fresque impitoyable et magnifique.
Il y a aussi « Comme un roman » de Daniel Pennac, parce qu’il transcrit exactement ce que je pense de la lecture.
Il y a aussi « La rose pourpre et le lys » de Michel Faber, que j’ai mis presque deux mois à lire, car je lisais et relisais les passages que j’aimais…
Il y a aussi «Le candide » de Voltaire (je me rappelle notamment l’histoire de cette vieille dame qui avait tant souffert qu’elle avait voulu mourir plusieurs fois, et chaque fois, quelque chose l’avait rattachée à l’envie de vivre).
La petite maison dans la prairie, ça compte ?
Il y a aussi un livre dont je me souviens. Je l’ai lu quatre ou cinq fois je crois et toujours avec la même avidité, quand j’étais adolescente. Il s’agissait de « La dame de Kief » de Sylvie Dervin. L’histoire très très romanesque d’une princesse russe qui quittait son pays suite à la révolution, arrivait en France, suivait son éternel amour, perdait tout, partait aux Etats-Unis, devenait star de cinéma…. Du pur Harlequin version Danièle Steele ! Je crois qu’aujourd’hui je le verrai d’une façon toute différente, certainement, mais je me rappelle encore d’une phrase qui disait plus ou moins « jamais elle (la princesse, je ne me rappelle plus de son nom !) ne laissait rien paraître. Ses souffrances étaient enfuies en elle, elle restait belle et altière et personne ne pouvait deviner à quel point elle souffrait». Cette phrase est devenue mon modus vivendi… (ah l’ado romanesque que j’étais !!!)
A quel moment de prédilection surfes-tu sur les blogs ?
Essentiellement le matin, après avoir emmené ma fille à l’école. De 9h à 10 en général Parfois plus, parfois moins. Très rarement le soir (je laisse l’ordinateur à mon mari), et de toute façon le soir je ne suis pas chez moi ou bien je lis. Un peu dans la journée, parfois…
Pour écrire tes billets, tu souffres, tu sues, tu peines, ou la facilité est ton amie ?
Tout dépend des livres dont je parle. Certains sont pour moi évidents, limpides, et mon billet vient tout seul (Nicolas Cauchy ou Christine Spadaccini par exemple) . D’autres sont plus délicats, notamment quand je n’ai pas tellement aimé. J’essaye de partager ce que j’ai éprouvé, en restant sincère mais toujours en respectant l’auteur et son travail. Ou parfois j’ai adoré le roman mais je sèche totalement car je ne trouve pas les mots (ce fut le cas pour mon billet sur « La route »).
Cite-moi, comme ça, au pied levé (oh le joli pied !), 2 plaisirs et 2 agacements dus au blog ?
Les plaisirs : celui d’avoir rencontré, virtuellement ou physiquement, des personnes qui partagent ma passion, celui de découvrir d’autres auteurs, d’autres sources d’inspiration pour mes lectures.
Les agacements ? M’apercevoir que parfois, sur les blogs (je ne parle pas forcément des blogs littéraires), les égos des bloggueurs sont plus étoffés que leurs billets. Constater que peu d’auteurs réagissent aux critiques des bloggueurs, même quand elles sont bonnes. Certains le font et je trouve ça bien. Un petit mot, un petit merci, un petit mail, font plaisir (je garde précieusement un mail d’une certaine auteure que toi et moi aimons…)
Parle-nous du théâtre. Comme ça, qu’est-ce que tu as envie de nous en dire ?
Ah le théâtre. Combien de pages puis-je utiliser ?!
J’ai découvert le théâtre amateur il y a six ans, alors que je cherchais un cours de chant. Total hasard donc. Un peu comme une option que l’on prend parce que la première n’est plus disponible. Après un premier cours d’essai, je suis ressortie « Amoureuse du théâtre » pour toujours. J’aime avant tout cet esprit de groupe, d’équipe qui anime une troupe. Au début c’était pour moi l’occasion de n’être plus, le temps d’une soirée, la femme, l’assistante, la mère, la sœur, la copine de personne. Pendant trois heures je devenais plein d’autres personnages et j’oubliais tout le reste. J’ai intégré une vraie troupe amateur il y a trois ans, je les aime tous, ils sont mes amis, mes frères mes sœurs. C’est une troupe d’excellente qualité, qui existe depuis 39 ans (Les comédiens de la tour) !!! Tout le monde peut l’intégrer, les portes sont ouvertes à tous, n’importe qui peut assister aux répétitions, nous pouvons également écrire (un de mes sketches a été joué cette année), mettre en scène, assurer la régie, accueillir les spectateurs, tenir le bar, …. C’est une chance inouïe d’être parmi eux, même si je me sens encore toute petite par rapport à certains.
Quel est ton avis sur le théâtre lu ? Je veux dire, est-ce intéressant selon toi de lire une pièce de théâtre ou la voir jouer est-elle incomparable ?
J’aime beaucoup le théâtre lu parce qu’il laisse la porte ouverte à l’imagination. Ce n’est pas toujours facile d’appréhender le fonds d’une pièce uniquement avec les dialogues entre les différents personnages, mais, quand un pièce est bien écrite, elle peut être très très forte (je pense notamment à Incendies de Wajdi Mouawad, lecture que je recommande à tous et toutes, c’est une pièce sublime et incroyablement douloureuse que j’ai découverte grâce à notre atelier lecture au sein de la troupe. J’ai dû plusieurs fois interrompre ma lecture pour souffler un peu et digérer les mots, les phrases, les images et la souffrance qu’ils provoquaient, mais il m’était impossible de ne pas y retourner).
Ensuite, la voir jouer est aussi un vrai plaisir. Mais la mise en scène et le jeu des acteurs peuvent changer totalement la perception de la pièce. Une pièce peut être magnifiée comme anéantie par une mise en scène trop pauvre, ou bâclée. J’ai hâte d’ailleurs d’aller voir « Le dieu du carnage », de Yasmina Reza, qui est joué en ce moment à Paris avec Isabelle Huppert.
D’une façon générale, j’essaye d’acheter les textes des pièces que j’ai aimé voir. Et parfois, le texte lu ne restitue pas grand-chose (je pense notamment à la pièce «Moi aussi, je suis Catherine Deneuve », que j’ai adoré au théâtre, mais qui, à la lecture, reste difficile et obscure).
Pour Molière, je préfère le voir jouer, même si j’ai l’intégrale à la maison. Il reste moderne, bluffant. Et il aimerait savoir qu’il est détourné, parfois, parce ce que c’était un grand provocateur et un grand novateur !
Si je ne devais acheter qu’une seule pièce de garde-robe indispensable de nos jours, ce serait quoi, selon toi ? (Et où et à quel prix ;o))
Ca s’appelle passer du coq à l’âne !(Tss, quelle médisante alors !!)
Alors si je réponds au premier degré, ce serait forcément un jean. Bien coupé. Pour mes jeans je n’hésite pas à mettre le prix.
Sinon, au second degré, eh bien, lis « Incendies » !
Quel est ton genre de prédilection, en lecture ?
J’aime les livres qui me secouent.
Que ce soit par l’écriture, l’atmosphère ou tout simplement une histoire forte.
J’ai eu une époque littérature anglo-saxonne (Jay Mc Innerney, Douglas Kennedy…) à présent je lis de plus en plus de romans français.
Je ne suis pas très polar, sauf s’ils sont bien ficelés et bien écrits, ils me permettent en général de « souffler » entre deux lectures plus fortes.
Je crois que je suis assez éclectique en la matière, en fait.
Fréquentes-tu les bibliothèques ?
Non, malheureusement. Mais je me dis depuis plusieurs semaines que je devrais m’inscrire dans celle de ma commune. D’autant que Cathe m’a dit qu’elle était bien. En plus, cela ferait du bien à mes économies.
Quel est le blog que tu ne peux pas supporter ? (Non, je déconne) Quel est le blog qui n’a rien à voir avec les livres que tu consultes régulièrement ou du moins de temps à autre et que tu n’as pas listé sur le tien ?
Difficile question. En fait je ne vais quasiment que sur les blogs listés dans le mien, même si il faudrait que je mette ma liste à jour.
Ah, si, parfois je vais chez Deedee que je trouve assez rafraîchissante. Mais les blogs de filles et leurs histoires… en fait ce n’est pas trop mon truc.
Bon, Amanda, force m’est de constater que tes conversations sont vachement bien, mais uniquement quand c’est toi qui les mènes ;o)) Sans rancune, et à très bientôt, chez toi !!
(Je rassure tout le monde : c'était un one-shot, especially for Miss Amanda Meyre !!)
15:00 Publié dans Autour du livre | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : conversation, amanda meyre
02.02.2008
Tout se recycle, rien ne se perd
| Typologie du lecteur |
| Il n’y aurait que très peu de lecteurs en France. Nous, les français, on serait les champions de l’écriture, tout le monde écrirait ou voudrait écrire, mais lire, non, pas tellement. Si on achète quand même pas mal de livres, parait que c’est pour décorer nos tables basses. C’est dire comme on est. |
| Mais lecteur, c’est vague aussi. L’espèce est large. |
| Un grand lecteur, ce serait quelqu’un qui lirait plus de tant de livres par an. Je dis « tant », parce que je suis fâchée avec les chiffres, mais placez donc ici un truc ridicule, de toute façon. Rien que l’idée me déplait. Disons trente, pour rire (et je ris, là). Alors à vingt-neuf, tu rates la marche, et à trente et un, tu sors de la norme. On est un paquet d’anormaux sur la toile, les amis. |
| Un petit lecteur, soit lit le même livre sur trois mois à raison de quelques pages avant le dodo, soit investit dans les petits nombres de pages. Dans les deux cas, il se souvient de ses lectures. Parce que souvent, il lit lentement. |
| Du lecteur moyen je n’ai rien à dire, sa tête ne dépasse pas du troupeau, son écume ne mousse pas. Il est bien gentil. |
| On a aussi le gros lecteur, avec l’idée immédiate du goulu, celui qui n’en a jamais assez, son porte-monnaie crie grâce mais il emprunte, des fois qu’il vienne à manquer. |
| Ou le lecteur anonyme. Sa vie est toute chamboulée depuis qu’il a terminé ce roman, mais il ne sait pas à qui ou comment le dire, alors ça reste juste au chaud dans sa tête. Il capitalise son émotion. Penser à lui est doux, aussi. |
| A l’inverse de son pendant le lecteur indélicat, qui écrit à l’auteur que vraiment, avoir payé ce prix-là pour un truc pareil on ne l’y reprendra plus. Ah mais je suis bête, l’indélicat est aussi souvent anonyme, c’est sur le net qu’il étale sa vulgarité. |
| Heureusement qu’existe aussi le lecteur enthousiaste. Il aime, il adore, il le crie, il achète et il offre. Je crois bien que c’est mon préféré, tiens. |
| Je plains un peu le lecteur pro, tout en l’enviant beaucoup. Mais quand même, lire au kilomètre, ça doit user les cornées. |
| Et puis il y a le bon lecteur. |
| Est un « bon » lecteur, celui qui peut aisément reconnaître ce qu’il lit comme appartenant à tel ou tel genre, et l’estimer à l’aune de ses connaissances ou de sa sensibilité en rapport avec le genre auquel il appartient. |
| Par exemple, et triple hélas c’est assez récent (j’avais douze ans, quoi, haem !!) je me suis révélée une exécrable lectrice de Richard Brautigan, en prenant pour un roman (« mais c’est complètement décousu, son truc !! ») ce qui était, bien évidemment, un recueil de nouvelles. Longues. Chut. |
| Ainsi peut-on apprécier avec le même plaisir un manga ou un classique, si on n’en attend pas la même chose. |
| Mais enfin, le « vrai » « bon » lecteur, c’est surtout celui qui vous dit, à vous, que ce que vous écrivez est vraiment, vraiment bien. L’excellent peut même le dire très brillamment, parfois. Conférer le billet du 29 Août… |
15:00 Publié dans Autour du livre | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : typologie du lecteur
16.11.2007
Oh Katarinetta bella, chi chi !
En vrac, ce que j'en ai retenu :
- Elle est aussi marrante à l'oral qu'à l'écrit
- Le mec de la tombe d'à côté n'est pas autobiographique, mais elle a vécu vingt ans avec un agriculteur, alors qu'elle s'occupait de culture à la radio : autant dire qu'elle avait toute la documentation "à la maison".
- Il y a quand même, bien sûr, des passages autobiographiques. Par exemple, elle a réellement acheté un jour un livre dans une librairie, puis est entrée dans une autre, où on a cru qu'elle l'avait volé, alors elle l'a repayé une seconde fois, en en achetant trois autres exemplaires dans la foulée et en tonitruant que c'était un roman vachement super bien et qu'elle allait en offrir plein, pour oublier les quatre livres sur le trottoir dehors...
- Elle a quatre enfants
- Elle pense que l'humour est plus fort que le drame "Derrière mon masque joyeux, se cache un sourire".
- Un suédois sur 17 a acheté Le mec de la tombe d'à côté
- Du coup la critique suédoise a fait un super accueil au second tome (pas encore traduit en français) : La tombe familiale.
- Un film a été adapté et vu par un million de Suédois (sur neuf millions d'habitants...)
- A la question "comment expliquez-vous ce succès ?" elle répond "C'est mon roman ! Il est bon !" :) (et en français, s'il vous plait !)
Quand le public a commencé à se diviser au sujet du bien fondé des pages roses chez Gaïa, elle a demandé à ce qu'on lui permette de conclure, et c'était déjà fini, trop court (presque deux heures, en réalité) !!...
* et petit truc très rigolo : l'animateur a lu, pour commencer, la critique amazon de Clarabel !! (C'est la gloire, madame, citée en soirée littéraire, ouah ;))
15:00 Publié dans Autour du livre | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : katarina mazetti

